L'Avons-nous échappé
belle en
votant : " NON " à la
Constitution "Giscard" ?!
Dans la présentation du livre de François d'Aubert, " Main basse sur l'Europe ", le tableau dressé concernant les turpitudes, voire plus, des politiques, laisse entendre que certains de ces derniers, et des mieux placés, encore, seraient sous la coupe et l'influence d'une mafia européenne extrêmement puissante, détournant des centaines de millions d'euros, donc l'argent des contribuables Français et Européens. Le constat et l'analyse de ces faits sont " sans appel " et stigmatisent de façon implacable les moeurs de nos actuels politiques..! :
La Machine bruxelloise est-elle accaparée par des initiés, des cyniques et des escrocs ? Compromissions, dérapages, fraudes, gaspillages sont-ils en train de saper la construction européenne ? Les mafias logent-elles au coeur du dispositif européen ?
L'enquête a duré deux ans, la réponse de François d'Aubert est oui.
10 à 15 % des 500 milliards de francs du budget européen sont détournés chaque année ; l'Europe-passoire perd des centaines de milliers d'emplois.
Importations sauvages, " restitutions " abusives sur des exportations agricoles, subventions indues au blé dur, au tabac ou à l'huile d'olive, magouilles sur la viande, manipulations de multinationales au-dessus de tout soupçon, gloutonneries financières des pays d'Europe du Sud, délinquance en col blanc des pays d'Europe du Nord : les profiteurs de l'Europe ne manquent ni d'imagination ni de soutiens politiques pour racketter le contribuable.
Lobbies, corporatismes, chasseurs de primes, affairistes, corrupteurs, flibustiersd de la finance, émissaires mafieux assiègent Bruxelles en permanence. Faire main basse sur l'Europe est facile tant les institutions européennes manquent de transparence.
Rompre la loi du silence, établir dysfonctionnements et responsabilités - à commencer par " Jacques Delors " *, l'intouchable *, et les gouvernements des Douze - proposer une déontologie européenne : proeuropéen sans complaisance, François d'Aubert, dans ce livre courageux, fait oeuvre de salubrité publique au service d'une Europe digne de ses citoyens.
François d'Aubert, 50 ans, député de la Mayenne, rapporteur du budget européen à l'Assemblée nationale, président de la Commission sur les activités de la Mafia en France, puis rapporteur de la Commission sur le Crédit Lyonnais, est l'auteur de L'Argent sale.
* C'est moi qui souligne les remarques faites sur Jacques Delors par l'auteur, ce qui en dit " long " sur le sujet..!
Des précisions " utiles " apportées dans " L'Omerta Française " de Sophie Coignard et A. Wickham
En effet, dans " L'Omerta Française " de Sophie Coignard et Alexandre Wickham, il se trouve que les auteurs " décrivent ", de façon passionnante et instructive, comment la Mafia italienne jouit d'une certaine " considération ", ou du moins d'une profonde admiration, dans notre pays. Ceci concerne, particulièrement, M. François d'Aubert :
" François d'Aubert, rapporteur en 1993 d'une commission d'enquête sur l'infiltration de la mafia dans le sud de la France ( voir à ce sujet aussi, sur le présent blog, " l'affaire d'Etat du crime d'assassinat de la députée Yann Piat " ), avait démasqué, à Grenoble, M. Pagano, un de ces nouveaux parrains venus d'Italie et tranquillement installés sur le territoire français. Que s'est-il passé ? Alain Carignon a porté plainte contre X. Contre l'intéressé et les milieux mafieux ? Non, le maire de Grenoble a mentionné dans sa plainte la volonté de " dénigrement et l'atteinte à l'image de sa ville "...
Espérons que sa condamnation à quatre ans de prison pour corruption ne lui aura pas enlevé ce culot qui est le privilège des étouffeurs honoris causa. Quant au procureur de Grenoble, Michel Albarède, il s'est indigné de " l'atteinte directe à la présomption d'innocence " des personnes citées dans le rapport parlementaire. Sa réaction ? Il a ordonné de suspendre toutes les investigations policières sur le sujet. Précisons que M. Pagano a depuis été extradé vers Agrigente pour y être jugé. Agrigente est une jolie ville de Sicile.
Lors de cette enquête sur les implantations de la mafia en France, François d'Aubert a tout de même eu une bonne surprise ( il y en a quelquefois ) : Philippe Marchand, alors ministre de l'Intérieur, se propose de lui ouvrir les portes et les tiroirs des archives ministérielles. Le député se rend donc place Beauvau pour consulter une série de documents. Sur une note provenant des RG, il trouve inscrit, en marge, ce commentaire désabusé qui vise les membres de sa commission : " Est-ce qu'il faut même leur donner cela ? "
Quelques années plus tard, le même François d'Aubert fait partie de la commission formée sur le Crédit Lyonnais. Le nouveau P-DG, Jean Peyrelevade, refuse de lui communiquer un rapport interne rédigé par l'inspection générale de la banque. Connaissant bien ses droits, le député se rend au siège, pour enquêter " sur pièces et sur place ". Il désire consulter ce document. Là, le secrétaire général du Crédit Lyonnais, Jean-François Verny, refuse tout bonnement de le lui communiquer. " Que vouliez-vous que je fasse ? interroge le député. Le coup de poing avec lui ? Impossible. J'ai donc prévenu que je ne quitterais pas les lieux sans en avoir pris connaissance. De guerre lasse, mon interlocuteur a fini par me lire le rapport à haute voix. Mais sans jamais me le montrer. "
M. Jean-François Verny est membre du Conseil d'État. "