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De l'argent, il y en a... Le magazine Challenges vient de publier le classement 2006 des 500 premières fortunes professionnelles de France ( issues de la possession d'actions d'entreprises ). Le résultat est édifiant. ( Un article de " Lutte Ouvrière " - n° 1981 - 21 juillet 2006 - par Julie LEMÉE )
Photo tirée de Lutte Ouvrière " du 21 juillet 2006
L'homme le plus riche de France reste Bernard Arnault, PDG et principal actionnaire du groupe de luxe LVMH. En un an, la fortune d'Arnault est passée de 14,3 à 17,2 milliards d'euros. Elle a donc augmenté de 20,2 %. Combien de salariés pourraient en dire autant de leur salaire ? L'augmentation du smic de 3 % au 1° juillet semble d'autant plus dérisoire.
Arnault n'est pas le seul à afficher une progression insolente de sa fortune professionnelle. Celle de Gérard Mulliez, principal actionnaire d'Auchan, augmente de 40 %, passant de 10 à 14 milliards d'euros. Celle du marchand d'armes Dassault augmente de 15 %. Celle de la famille Bouygues, de 54 %.
Ces fortunes indécentes, les grands actionnaires les doivent à la spéculation boursière et à l'augmentation des profits dégagés par le travail de leurs salariés et par la politique de licenciements, de blocage des salaires, et de dégradation des conditions de travail qu'ils imposent depuis des années à toute la société. Parmi les noms les plus connus, on retrouve la famille Peugeot ( 3,4 milliards d'euros ), la famille Michelin ( 1,1 milliard d'euros ), ou la famille Durand ( 600 millions d'euros ), principale actionnaire de la cristallerie d'Arques. Quant à Laurence Parisot, la dirigeante actuelle du Medef, qui en janvier dernier chantait les vertus de la précarité de l'emploi, elle figure en 276° position dans la liste de ceux pour qui il ne semble pas prévu que la fortune puisse devenir, un jour précaire.
Au total, en un an, les 500 plus grands actionnaires français ont accru leur fortune de 30 milliards d'euros. C'est près de trois fois le montant du déficit de la Sécurité sociale ( 10,3 milliards d'euros ), et l'équivalent de... 2,3 millions de smic mensuels à 1 254 euros.
Et ce serait encore aux salariés de payer les frais de la crise ?
Lorsque j'ai fait, le 15 mai 2006, un billet ou " post " sur " l'affaire Yann Piat ", intitulé : " La mafia est-elle au coeur du Pouvoir politique, en France..?! Le " crime " d'assassinat de la députée Yann Piat le démontre-t-il ? Mafia ou " barbouzes "..! " ( Pour voir ce post, cliquez, ici : ), j'ai été stupéfait de recevoir sur le web, de la part d'un " site de juristes ", avec des menaces à peine voilées, l'injonction d'effacer ce que j'avais écrit sur cette affaire..!
Tellement surpris par cette " attaque ", j'ai réagi, sur ce post, en ajoutant quelques paragraphes, avec comme titre : " L'assassinat de Yann Piat. " Secret d'Etat..! ", " couvert " par l'Etat..???? ", tirés du livre, plus qu'intéressant, de Sophie Coignard et Alexandre Wickham, " L'Omerta Française ", edit. Albin Michel, où, précisément, concernant cette affaire, il est fait mention d'un jeune fonctionnaire de la Cour des Comptes, Christophe Lannelongue, dont la Cour, " fautivement ", ne divulguera pas son rapport qui lui avait été demandé. Christophe Lannelongue se " taira ", ne voulant pas, ou ne " pouvant pas " ( au choix ! ), mettre en cause le ministère de la défense ( qui avait vendu ces terrains ) dirigé entre 1991 et 1995 par Pierre Joxe, puis, par François Léotard, Pierre Joxe étant redevenu, à la Cour des Comptes, le supérieur hiérarchique de Christophe Lannelongue, faisant ainsi " échec " à l'instruction du dossier judiciaire pénal, qui avait pour but de déterminer les " mobiles " et de rapporter les preuves nécessaires pour appréhender les véritables " commanditaires " de l'assassinat de la députée Yann Piat.
En effet, Sophie Coignard, nous le " révèle ", ce fait " volontairement " passé sous silence " et " soustrait " de l'instruction du dossier judiciaire ( voir ci-après, le texte de l'article de presse confirmant cette preuve déterminante ), que le ministère avait " vendu certains de ces terrains. A qui ? A quel prix ? Pourquoi ? " Bonnes questions qui permettaient de résoudre l'affaire du crime d'assassinat d'un représentant du peuple où, en pur droit, il est impossible, un seul instant, de ne pas imaginer que les " collègues-députés " de yann Piat de l'Assemblée nationale, auraient dû immédiatement réagir, après l'attentat et crime odieux de la députée, en exigeant, pour le moins, la constitution d'une commission d'enquête parlementaire..! Or, de fait, de la part des députés de droite, comme de gauche, ne pas avoir réclamé de commission d'enquête parlementaire, implique, irréfragablement, la responsabilité politique, judiciaire et pénale de tout le Pouvoir politique de l'époque.
Pour éclairer le débat ( " l'affaire " pour moi, en tant que citoyen, respectueux de la Constitution, n'est pas close, loin s'en faut, ainsi que plusieurs autres, intéressant le droit et la Justice auxquels peut prétendre et revendiquer " légitimement " le Peuple Français ), je reproduis ci-dessous et ci-après, un article de presse de " France Soir " du mardi 28 février 2006 - P. 8, relatant l'affaire et ayant comme titre et sous-titres :
La députée du Var a été assassinée il y a douze ans
La mort de Yann Piat reste mystérieuse
Bien que jugée, cette affaire laisse de nombreuses questions sans réponses
Ce 25 février 1994 au soir, Yann Piat, députée PR ( Parti républicain ) d'Hyères ( Var ), ancienne cadre du Front national, rentre chez elle en voiture. Sur la route du Mont-des-Oiseaux, à 20 heures, elle est assassinée par deux motards. C'est le début d'un imbroglio politico-médiatico mafieux sur lequel la lumière n'a toujours pas été faite.
Le plus difficile, dans cette histoire, est de démêler le vrai du faux, les faits de l'intox. Mais une élue de la République s'est bel et bien retrouvée avec un " contrat " sur la tête et a été " descendue ". Les tueurs ont été assez vite appréhendés. Marco Di Caro et Lucien Ferri auraient agi sur ordre d'un patron de bistrot opposé à l'élection à la mairie de Hyères de Yann Piat, qui projetait de faire fermer les bars plus tôt. Le motif est pour le moins léger au vu de la punition. Néanmoins, ce sera la version officielle, celle de la justice.
Mais bien des incohérences subsistent dans le dossier de l'instruction. Alertée par d'anciens militaires proches du FN, Yann Piat apprend que des terrains de bord de mer appartenant à la Défense vont être cédés et faire l'objet d'une transaction immobilière suspecte ( à La Londe-les-Maures ) et de marchés publics litigieux ( sur la presqu'île d'Hyères ). Le 13 février, la députée monte à Paris et a une rencontre orageuse avec Bernard Tomasini, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua. Il lui aurait vivement conseillé de " ne pas agir contre ses propres amis politiques ". Le lendemain, outrée, l'élue, de retour à Hyères, tape à la machine une lettre pour Pasqua, véritable déclaration de guerre qu'elle montre à ses proches.
Cette lettre disparaîtra du dossier. Le 23 février, en lisant le journal, Yann Piat découvre, stupéfaite, l'accord de principe signé entre le conseil régional, le conseil général et les militaires pour l'agrandissement et la modernisation de l'aérogare Toulon-Hyères. Elle a été écartée du comité, où se trouvent nombre d'élus varois de l'UDF. Le 24 février, Yann Piat annonce à son cabinet qu'elle va " dénoncer les magouilles de l'aéroport ". Sa déclaration de guerre au " système varois " est irrévocable. Le 25 février, la députée est abattue.
Le dossier de l'instruction judiciaire est plein de trous. Il manque, en plus de la lettre sus-mentionnée, les carnets et agendas de rendez-vous de Yann Piat ainsi que l'inventaire du contenu des 500 kilos de documents récupérés dans sa permanence. Aucune enquête sérieuse n'a été menée sur José Murtas, l'homme qui a mentionné l'assassinat de la députée dans le bar du commanditaire présumé, une heure avant que l'attentat ne soit annoncé par les médias. Ni sur la présence sur les lieux du crime d'une, voire de deux motos, en plus de celle de Di Caro et Ferri.
Douze ans après ce drame, personne n'est satisfait des réponses apportées. Alors ? Complot de diverses officines de droite pour discréditer l'UDF du Sud-Est ? Manipulation des journalistes par un réseau d'anciens militaires d'extrême-droite ? Quand le secret-défense sera-t-il levé sur cette affaire ? La transparence et la vérité sur un crime politique sont-elles impossibles dans notre démocratie ? L'affaire Piat est toujours à suivre.
un article du mensuel " Le Cri du contribuable " ( Contribuables Associés ) d'octobre 2005 - N° 5, par Olivier Jean-PIERRE - Pour savoir ce que font vos élus et politiques de votre argent : lisez le mensuel " Le Cri du contribuable " et allez sur le site de " Contribuables Associés , c'est passionnant, à l'adresse web, en cliquant sur celle-ci : http://www.contribuables.org/
L'année prochaine si tout va bien, surtout pour lui, Jacques Chirac procédera à l'inauguration du Musée du quai Branly, qui, selon la volonté présidentielle, sera dédié aux Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Notre enquête.
le dessin à gauche et la photo ci-dessous sont extraits du journal " Le Cri du contribuable " d'octobre 2005
Le 29 juillet 1998, en conseil des ministres, Jacques Chirac annonce à un Lionel Jospin défrisé qu'il souhaite " donner aux arts d'Afrique, des Amériques, d'Océanie et d'Asie leur juste place dans les institutions muséologiques de la France ", et qu'en conséquence il a décidé d'édifier un musée qui leur sera consacré. A dire vrai, cette idée n'est pas née dans l'esprit du président, mais elle lui a été soufflée à l'oreille par un riche collectionneur et marchand d'art, Jacques Kerchache, aujourd'hui décédé. Infatigable défenseur des arts primitifs, Kerchache avait déjà soumis ce même projet à Pompidou, à Giscard, à Mitterrand... sans succès. Mais avec Chirac, il a frappé à la bonne porte.
Désireux de ne pas contrarier le président, et malgré les cris d'orfraie que poussent, à l'instar d'Arnaud Montebourg, certains députés socialistes, le gouvernement Jospin donne son feu vert par décret, le 23 décembre 1998. Le devis est alors chiffré à 170 millions d'euros. Aujourd'hui, la facture s'élève déjà à 233 millions. Auxquels il faut ajouter les 26 millions annuels destinés à faire tourner la boutique. Ça fait cher du kilo pour un caprice présidentiel. Car construire un tel musée était loin d'être une nécessité.
Razzia au musée de l'Homme
Avant que Chirac n'impose son dessein, il existait déjà à Paris deux musées qui proposaient au public friand d'exotisme de riches collections ethnologiques : le musée de l'Homme, place du Trocadéro, et le musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, au palais de la Porte Dorée. Le musée du quai Branly risquait donc de faire... triple emploi !
Qu'à cela ne tienne, le problème est résolu en deux coups de cuillère à pot. Déshabillant Pierre pour habiller Paul, Chirac décide de réquisitionner les collections des deux prestigieux musées au profit de son projet personnel. Le cinéaste et ethnologue, Jean Rouch crie au scandale, le personnel des musées se met en grève, rien n'y fait.
Témoin du pillage, André Langaney, alors directeur du laboratoire d'Anthropologie du musée de l'Homme, aujourd'hui en poste au Muséum national d'histoire naturelle, nous décrit la scène : " Ils sont venus début 2003 et, tenant les responsables du musée à l'écart, ils ont tout raflé, sans procéder au moindre inventaire. Les collections ont été chargées dans des camions privés à destination d'entrepôts privés, situés à l'hôtel industriel Berlier. Après leur passage, 80 % des surfaces du musée étaient vides. Avec ce qu'ils ont pris, ils ont de quoi remplir dix fois le musée du quai Branly ! C'est d'autant plus aberrant que l'essentiel de nos collections n'était pas constitué par des objets d'art mais par des objets de la vie quotidienne, des pots, des plats, des outils... dont la place était assurément au musée de l'Homme. Ces pièces sont aujourd'hui parties on ne sait où pour en faire on ne sait quoi. "
Des acquisitions coûteuses et frauduleuses
Même razzia au musée de la Porte Dorée. Se voulant rassurant, le ministre de la Culture a cependant promis qu'il ne fermerait pas ses portes. Au musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, le public peut donc toujours admirer l'aquarium, qui présente une des plus belles collections de poissons d'eau douce tropicale. Pourvu que Chirac ne se mette pas à l'aquariophilie...
Avec les 300 000 pièces raflées au musée de l'Homme et à celui de la Porte Dorée, on pourrait penser que le musée du quai Branly a de quoi épater la galerie. Pourtant, les collections ont été jugées insuffisantes et une enveloppe de près de 23 millions d'euros a été dégagée pour acheter de nouvelles oeuvres.
C'est le Louvre qui a essuyé les plâtres de cette politique d'acquisition. Il faut en effet préciser que, non content de faire construire un établissement pour abriter les Arts premiers, Chirac a, de plus, imposé à la direction du Louvre de leur dédier une salle d'exposition permanente, le pavillon des Sessions...
Le 13 avril 2000, jour de l'inauguration de cette salle, le président était aux anges :
" Aujourd'hui, plus de cent chefs-d'oeuvre venus d'Afrique, d'Insulinde, d'Océanie, des Amériques et d'Arctique font leur entrée au Louvre. A l'issue de près d'un siècle de controverses et de débats passionnés, un art aux multiples facettes, aux multiples créations, aux multiples histoires, un art qualifié tour à tour de " primitif ", de " premier ", de " primordial " selon les époques ou les exégètes, sans qu'aucun de ces termes approchent de sa vérité, rejoint enfin et pour toujours les cimaises de notre plus prestigieux musée. "
Parmi les cent chefs-d'oeuvre évoqués, figurent alors trois statuettes Nok, provenant du Nigeria, achetées 450 000 euros. Or, à l'occasion d'un congrès du Conseil international des musées organisé à Paris quelques jours plus tard, l'archéologue britannique Sir Colin Renfrew, invité à ouvrir les débats, jette un froid dans l'assistance. Il révèle que les trois statuettes Nok exposées au Louvre figurent sur les listes rouges de l'Unesco, ce qui veut dire qu'elles proviennent du pillage d'un site archéologique nigérian et qu'elles ont été exportées illégalement ! Il faudra alors à Chirac des trésors de diplomatie pour que le Nigeria accepte de passer l'éponge.
Une inflation qui fait des heureux
Si le futur musée des Arts premiers fait beaucoup de mécontents, il fait aussi des heureux...
En particulier parmi les trafiquants d'art et les marchands peu scrupuleux, qui trouvent là une occasion unique d'exercer leurs talents ( voir encadré ). Force est en effet de constater que la création du musée du quai Branly a fait grimper en flèche le prix des antiquités exotiques et provoqué une belle spéculation qui profite aux initiés.
Une anecdote en atteste. Sur les conseils avisés d'un ami collectionneur, Chirac a fait acheter par le Louvre une sculpture océanienne Uli, pour le prix de 2,7 millions d'euros ! Or, les experts assurent qu'elle vaut dix fois moins... Il n'empêche, les collectionneurs qui possèdent une sculpture de ce style peuvent se frotter les mains : la cote de leur oeuvre d'art océanienne a décuplé...
Et parmi les heureux élus se trouve l'ami qui a convaincu Chirac d'acquérir la sculpture Uli conservée au Louvre...
Olivier Jean-PIERRE
Le président ne manque pas d'assurance
Le 15 octobre 2004, visitant le chantier de " son " futur musée, Jacques Chirac a tenu à remercier les entreprises mécènes, en particulier Axa, Saint-Gobain, Pernod-Ricard et Sony, " qui se sont engagés généreusement aux côtés du musée ". Pour encourager cette générosité, il semble que Chirac ait décidé d'accorder certaines facilités. Exemple : en 1990, à la demande des Musées de France, le groupe d'assurances Axa achète pour 9,76 millions d'euros une toile du Titien, le grand maître vénitien, chef-d'oeuvre qui est ensuite prêté au Louvre jusqu'en novembre 2003. A cette date, Axa l'a effectivement revendu au Getty Museum de Los Angeles, pour une somme que la presse anglo-saxonne estime à 56 millions d'euros !
Or, curieusement, l'État, qui pour protéger le patrimoine national devrait s'opposer à l'exportation des oeuvres d'art, et qui de plus pouvait racheter la toile à un tarif préférentiel, a fermé les yeux sur cette opération à l'exorbitante plus-value. Pour comprendre, il faut souligner que la compagnie d'assurances s'est engagée à ne pas regarder à la dépense pour enrichir les collections du musée du quai Branly. Ainsi, en novembre 2004, Axa a fait l'acquisition, pour 4 millions d'euros, d'une statue malienne Dogon, haute de 2 mètres et datée du moyen-âge, dont le groupe a immédiatement fait cadeau au futur musée des Arts premiers.
" Violence et barbarie dans les campus africains "
article paru dans l'hebdomadaire " RIVAROL " du 14/07/2006
dessin du journal hebdomadaire " RIVAROL "
En AFRIQUE subsaharienne, dans les universités qui formeraient les " cerveaux " pillés sans vergogne par les Européens, les vaines contestations estudiantines d'antan ont fait place à un monde de violence, voire de barbarie.
L'Afrique n'avait pas échappé à la fièvre de 1968 et les étudiants étaient descendus dans la rue : au Sénégal, indépendant depuis 1960, Léopold Sédar Senghor, alors président, les avait du reste exhortés à regagner leur fac, plutôt que de " singer les étudiants français " ! Ils revendiquaient de meilleures conditions de travail et de vie, l'attribution ou le versement de bourses. Revendications corporatistes limitées à des marches ou meetings mais qui, très vite, s'accompagnèrent de violences de toutes sortes allant crescendo, surtout avec l'avènement de la démocratie et du multipartisme au début des années 1990. On en est aujourd'hui à l'organisation de bandes mafieuses estudiantines se rendant même coupables de tortures et de meurtres.
Pourquoi, d'un bout à l'autre du continent noir, tant de violence dans les campus ? Pour beaucoup, la crise économique qui frappe les Etats, amenuisant les ressources allouées à l'Education alors que le nombre des étudiants ne cesse de croître, expliquerait la multiplication des violences. Ainsi, premier établissement d'enseignement supérieur de la République démocratique du Congo, l'université de Kinshasa connaît un délabrement très avancé et des conditions de travail de plus en plus difficiles suscitant la colère des étudiants qui, faute de moyens de transport pour s'y rendre, se livrent chaque jour à des réquisitions forcées de véhicules sur la voie publique, ce qui donne lieu à des accidents, causant souvent des morts, et à des conflits avec les forces de l'ordre.
De même au Sénégal, où l'année 2006 a été marquée par des affrontements d'une rare violence : 55 jours de manifestations - guérilla avec voitures brûlées, jets de pierre, etc. : les étudiants reprochent au gouvernement le manque de matériel, la vétusté des locaux et la capacité d'accueil insuffisante.
Mais à la crise économique est venue s'ajouter au début des années 1990 l'irruption de la politique en milieu universitaire avec l'instauration du pluralisme démocratique. Presque toutes les organisations estudiantines sont instrumentalisées par ( et inféodées à ) des partis politiques pour lesquels elles représentent ainsi un véritable bras armé. Reflet de l'actualité politique, les étudiants manipulés par les politiciens sont divisés sur des considérations politiques et ethniques, ce qui donne lieu à des affrontements sanglants, surtout si, comme au Niger, ils sont armés en permanence, même la nuit, de couteaux et de gourdins. Les revendications corporatistes soudant les étudiants ont vécu.
En Côte d'Ivoire, qu'elle contribua à plonger dans le chaos, une organisation étudiante tient une place prépondérante dans la vie politique. Le premier mouvement, fondé au début des années 1990 par Laurent Gbagbo et ses amis socialistes, la Fesci, ( Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire ) et dont les dirigeants animent aujourd'hui la scène politique, que ce soit dans le camp présidentiel, avec notamment Blé Goudé, leader des " Jeunes patriotes ", ou dans la rébellion avec Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles, est aujourd'hui un mouvement totalitaire éliminant sauvagement ( par torture et par pendaison ) les membres des autres organisations étudiantes. La Fesci a mis l'Ecole ivoirienne en coupe réglée et elle est devenue une véritable organisation mafieuse, rançonnant les commerçants et les opérateurs économiques et mettant ses " gros bras " à la disposition des barons du régime. Extorsion de fonds, séquestration, torture, meurtre sont couramment pratiqués pour financer la Fesci ainsi que le pouvoir en place.
Dans la République Démocratique du Congo, à l'intérieur des syndicats d'étudiants, des gangs mafieux se sont aussi créés qui s'affrontent entre eux, mènent des actions de représailles au sein de la population et perpètrent meurtres, braquages, racket, etc. au profit des politiciens.
Au Nigeria, les organisations étudiantes sont inféodées à des sectes et confréries religieuses opérant sur les campus. Des rivalités sanglantes les opposent pour la suprématie, mais les autorités laissent faire, puisque des politiciens les utilisent pour régler des comptes, parfois mortellement, à leurs adversaires pendant les élections. Pire, certains recteurs se servent de membres de telle ou telle confrérie comme gardes du corps ! Les étudiants, dont le nombre ne cesse de croître, forment une formidable masse de manoeuvre, surtout au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique.
Ainsi, dans toute l'Afrique noire, les campus sont de véritables poudrières où les clivages politiques et la dérive criminelle créent une situation explosive. Mais lorsque l'on a vu la violence et la barbarie à l'oeuvre dans nos facs, lors des " grèves " et des manifestations-émeutes anti-CPE, ne pourrait-on en déduire qu'aujourd'hui, à leur tour, instrumentalisés et manipulés par les politiciens de gauche et surtout d'extrême-gauche, ce sont les étudiants français... qui " singent les étudiants africains " ?
Un article du " Canard Enchaîné " percutant du 12/07/06, résume bien la " politique " française particulière, personnelle et conceptuelle ", préconisée par M. Jacques Chirac, sur la " moralité publique " et moeurs professées et " exercées " par nos " politiques français ". Quant à la " fracture sociale ", s'agit-il de " leurre " ou " d'attrape-nigauds " ? A votre choix...
A gauche, dessin extrait du " Canard Enchaîné " du 12/07/06
La condamnation est sévère et même exemplaire. " Dispositif de corruption (...), système de fraude de grande envergure (...), vaste trafic d'influence (...), filières de fausses factures " : Les termes employés par les magistrats qui ont jugé l'affaire des HLM de Paris tombent comme des couperets dans les attendus rendus le 5 juillet.
D'une instruction de dix ans, ils tirent une conclusion outrée :
les marchés de la Ville de Paris ont été le centre d'un gigantesque " pacte de corruption " qui a permis des détournements par dizaines de millions.
A attendus exemplaires, il fallait des sentences exemplaires. Elles le sont. Les magistrats ont, en effet, distribué des peines de voleurs de pommes : 2 ans avec sursis pour George Pérol, directeur de l'Office des HLM de Paris, 18 mois pour Francis Poullain, l'homme qui avait transformé son entreprise en arroseuse de pots-de-vin. Quant aux 41 seconds couteaux qui se sont fait bêtement pincer, seulement 6 d'entre eux totalisent 8 ans, avec sursis.
Mais à qui ont profité ce gigantesque réseau et ces " caisses noires " ? Olivier Leurent, l'intraitable président de la 11° chambre correctionnelle, a eu beau chercher dans ses méninges, il n'a réussi qu'à accabler un autre second rôle : le financier Jean-Claude Méry, qui a eu le mauvais goût de mourir pendant l'instruction.
Quant à l'homme politique pour lequel tout ce système fut organisé afin de financer sa marche sur l'Elysée, c'est tout juste si son nom a été cité au cours du procès marathon. Il ne l'avait pas été plus lors des deux précédents procès. Celui qui visait les emplois fictifs de la Mairie de Paris, qui valut à Juppé 1 an avec sursis. Et celui des marchés truqués d'Ile-de-France, avec 4 ans infligés, toujours avec sursis, à un autre lieutenant Michel Roussin.
Grâce à ses sous-fifres qui se sont fait condamner pour lui, Chirac sait désormais qu'il vaut 13 ans avec sursis. Et ce n'est pas un compliment.
Alain Guédé
Quelques Remarques :
On peut alors légitimement se poser cette question : " Mais qu'est-ce qui fait donc que la " gauche ", toujours prête à donner des " leçons de morale politique ", à tout le monde, ait " appelé les électeurs ", le 21 avril 2002, à voter M. Jacques Chirac..?
La raison et motif ne seraient-ils pas que, la " gauche " ait " commis " autant de " crimes de détournements de deniers publics " que la droite, et que, par conséquent, elle a bénéficié de la " même " et " extrême mansuétude et compréhension ", de la part de juges, aussi " similaires ", que ceux qui ont jugé avec une particulière " délicatesse ", les " affaires de la droite ", au nom du fameux : " je te tiens, tu me tiens par la barbichette ", toujours en vigueur, depuis la III° République, et encore plus sous la V° " gaulliste "..!
La preuve " parfaite ", s'il en est, chers lecteurs et lectrices, vous pouvez la constater, par " vous-même ", sur ce blog, en lisant le post intitulé : " La corruption est-elle au coeur du Pouvoir politique et des institutions Françaises ? La " MNEF ", une démonstration flagrante..? ", et en cliquant, ici, pour le voir. Merci d'y jeter un regard, peut-être ne serez-vous pas déçus du détour, et merci encore pour vos commentaires, auxquels je ne manquerai pas d'y répondre. Votre serviteur, à votre écoute attentive et respectueuse, A bientôt...
Il n'est qu'à voir ci-dessous et ci-après, un article signé Eric EMERY, du mensuel " Le Cri du contribuable " ( Contribuables Associés ), d'Avril 2006, intitulé " Combien coûtent nos élus ", pour nous faire frémir et donner froid dans le dos. Il nous fait connaître le " train de vie " luxueux, de nos " très chers " parlementaires et politiques, payés par nous, ceux-ci étant " uniquement " et fortement " préoccupés ", semble-t-il, de " légaliser " les mariages homosexuels ( où se trouvent donc, ici, le " Bien public " et " l'intérêt général " ? ), de " régulariser " tous les " sans-papiers " et immigrés " clandestins ", 600 000 immigrés " clandestins " pénètrent sur le territoire Français, tous les ans ! Ceci, d'après le rapport " très officiel " du Sénateur guyanais que l'on verrait " difficilement " accusé d'un quelconque " racisme " ou " xénophobie ". Ces " clandestins ", qui, en dépit des dénégations " médiatiques " de M. Nicolas Sarkozy, qui fait de la surenchère " électoraliste " et " propagandiste ", pour " contrer " la " Star à la Rose ", Mme Ségolène Royal (!) , et bien qu'il s'en défende, " inutilement ", prenant les Français pour des " dupes ", ou des " faibles d'esprit ", veut " régulariser ", coûte que coûte, les " sans-papiers ", pour " récupérer " des bulletins de vote de la gauche, trahissant et la gauche et la droite ! ( donc, même question et interrogation que ci-dessus ! ).
D'accorder des avantages sociaux et fiscaux à ces derniers, alors que les Sdf, petits retraités, et les " minima sociaux " ne peuvent et n'ont pas même les ressources " nécessaires " pour se loger, se nourrir, se soigner ( quand l'on pense qu'un dictateur sanguinaire et " boucher de l'Histoire ", tel que Bouteflika, a l'audace et l'impudence abjecte de vomir ses insultes et injures, sur les Français, et alors, qu'il ose, lui, " l'infâme ", le scandaleux, " s'offrir des séjours hospitaliers ", à coups de centaines de milliers d'euros, sur le dos des assurés sociaux Français, auxquels la SS " ose " reprocher et les fustiger, pour " dépenser trop d'argent ", " notre propre argent " (!), qui est détourné et volé, à ne pas prendre et vouloir remplacer tous nos médicaments et prescriptions médicales par des " génériques ", de qui se moque-t-on ??! ), vivre avec le même minimum de dignité, que l'on accorde, cependant, aux " immigrés clandestins " et refuse à nos concitoyens, la gauche n'a pas de quoi se vanter, d'utiliser de tels procédés " politiciens " démagogiques et indignes d'être " rémunérés " par les contribuables Français, trahis, " trompés par leur soi-disant " représentants " qui détournent ainsi " l'argent public ", que pour leur profit et intérêts personnels et de leurs " lobbies ", qui prennent en otages les Français, ce qui les déshonorent, encore plus, de faire " actes de repentance et d'allégeance " à toutes nos ex-colonies et territoires d'outre-mer et aux dictateurs de ces pays, " d'oublier " les soldats " appelés " d'Algérie, qui se sont fait tuer pour " rien ", sous les directives des politiques, gouvernants et chefs d'Etat Français, salissant, injuriant ou laissant injurier par des Etats étrangers, la mémoire de ces combattants et morts, nonobstant une cause que ces mêmes politiciens savaient d'avance vouloir perdre !
De dérembourser, de plus en plus, les soins médicaux, d'augmenter sans vergogne les tarifs d' Edf et du Gaz, qui, à l'origine, sont des entreprises " nationalisées ", c'est-à-dire, ayant été déjà " grassement payées par les contribuables français ", et ensuite " privatisées " ou " dénationalisées " pour enrichir, " personnellement ", les dirigeants de ces entreprises, dirigeants " mis en place " et choisis, cependant, par les gouvernants, non pas dans le souci de l'intérêt général et public, mais pour offrir ces sinécures à de très hauts fonctionnaires, hommes publics, et autres amis politiques, gérant, curieusement, les plus gros intérêts financiers des capitaux " privés " avec des fonds publics et mélangeant les " genres ".
Pour traduire plus simplement les faits, sous couvert de l'étiquette " publique ", les plus importantes sociétés et groupe français " d'ordre soi-disant public " ou " mixte ", mais, paradoxe (?) de " capitaux privés " ( Banques. institutions financières, G.I.E, Sociétés d'économie mixte, la Presse, les medias, Havas, la TV, aviation, armement, ou industries dites " sensibles ", etc. ), avec leurs cortèges de corruption, turpitudes, ainsi qu'en témoignent les " affaires ", s'enrichissent et " spéculent ", avec de " l'argent public ". Les milliards de francs et d'euros engloutis dans le gaspillage de constructions, réalisations, et autres édifices de " prestige purement personnel ", stigmatisent parfaitement, le mépris et la désinvolture des politiques, en regard du niveau de vie économique et social et du point de vue " moralité publique ", des ressortissants nationaux.
Des dysfonctionnements très graves tel que " l'affaire d'Outreau " et ses victimes, victimes de " crimes ", et non pas " d'erreurs judiciaires ", que l'on voudrait nous faire croire, les amnisties " iniques " de convenance, les peines très douces pour les politiques corrompus, le plus souvent bénéficiant de " sursis " ou d'amnisties effaçant leurs forfaits et détournements des deniers publics, qualifiés, normalement, de " crimes " contre la Société, les émeutes urbaines et leurs victimes passées par " pertes et profits " par nos politiciens " dévoyés ", pas un mot de réconfort ou de compassion pour elles, une tentative d'assassinat par un élève de Karen Montet-Toutain, etc., etc., tout cela est passé sous silence, ignoré, étouffé, et, n'oublions pas, le " crime " et " forfaiture " de tous ceux qui ont concouru à " l'abrogation des articles 114 - 115 - 116 du code pénal qui permettaient, à tout citoyen, de faire condamner, et quel que soit son niveau hiérarchique, jusqu'au " sommet de l'Etat ", ceux qui attentaient et violaient la Constitution dans ses dispositions les plus sacrées et fondamentales, garantissant la sécurité et la sûreté des personnes, en matière de libertés publiques ( Voir, pour exemple d'infractions " criminelles " à la Constitution, le post traitant de " l'affaire Roger Delpey - Prisonnier de Giscard ", en cliquant, ici : ).
Maintenant, les " candidats " à la présidentielle de 2007 et aux législatives demandent aux Français de " remettre " cela, et qu'ils votent, de surcroît, pour des " élus ", en vue de légiférer " contre " leurs propres intérêts " moraux ", " économiques et sociaux ", de " justice " ( quelle justice peuvent-ils espérer ? Celle qui protège les " forts " et leurs turpitudes, ou les " faibles " ? ). Les Français sont " outrés ", comme à " Outreau ", où ces abus de pouvoir sont un outrage à la démocratie, et trop, c'est trop. Nous verrons bien, en 2007, puis en 2008, si les Français ont retenu la leçon, ou si les politiques, les plus corrompus ou mêlés dans les " affaires ", ont toujours leurs faveurs..!
"Combien coûtent nos élus "
" Le Cri du contribuable " - n° 11, Avril 2006 - par Eric EMERY
La France compte 577 députés, 331 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 4054 conseillers généraux, 36 785 maires, plus d'un demi-million de conseillers municipaux... Une étude publiée récemment par Contribuables Associés lève un coin du voile sur les coûts que génèrent l'entretien et les activités de cette pléthore d'élus.
" A tout seigneur, tout honneur : le budget du Parlement s'élève à 819,8 millions d'euros ( 513,2 millions pour l'Assemblée nationale et 306,6 millions pour le Sénat ). Les parlementaires ont augmenté leurs moyens de 9,3 % depuis le début de la législature, soit plus de 76 millions d'euros sur cinq ans. A elle seule, la chaîne télévisée parlementaire ( Assemblée et Sénat ), dont l'audience est négligeable, a bénéficié en trois ans d'une augmentation de ses crédits de 48,5 % : elle dispose en 2006 d'une dotation de 21,7 millions d'euros, contre 14,6 en 2003. En novembre 2001, le député Michel Bouvard avait pourtant déposé un amendement demandant la suppression de ce gadget ruineux...
Pour son entretien, chaque député perçoit mensuellement, entre son indemnité de base, ses indemnités de frais de mandat et les crédits qui lui permettent de rémunérer ses collaborateurs, 21 833,66 euros; et chaque sénateur, 20 376,45 euros, plus une subvention de 1 330,02 euros que la chambre haute alloue au groupe politique de l'élu. A ces sommes s'ajoutent des " facilités " diverses : les parlementaires sont dispensés de payer une bonne partie de leurs appels téléphoniques et de leurs frais de courrier, voyagent gratuitement et bénéficient de prêts immobiliers à des taux qui défient toute concurrence. Ils ne sont en outre imposés que sur le quart de leurs indemnités de base et jouissent d'un système de retraite très avantageux, en particulier pour les élus issus de la fonction publique.
Cumuls : un plafond de 7 989,51 euros
Nos parlementaires peuvent aussi améliorer leurs revenus grâce à un mandat local, dans la limite d'un plafond aujourd'hui fixé à 7 989,51 euros. Si l'édile d'une commune de moins de 500 habitants ne perçoit que 623,94 euros mensuels bruts pour une mission qui relève de l'apostolat, le maire d'une ville de plus de 100 000 habitants reçoit en revanche une indemnité de fonction de 5 321,86 euros bruts. A ces sommes s'ajoutent des remboursements de frais divers qui, votés par le conseil municipal, correspondent davantage à une allocation qu'à une véritable indemnité.
Une autre astuce consiste à cumuler un mandat local avec la présidence ou la vice-présidence d'un syndicat intercommunal. Le président d'une communauté d'agglomération ou d'une communauté urbaine de plus de 200 000 habitants percevra par exemple chaque mois 5 321,86 euros bruts... Egalement intéressants, les mandats de conseillers généraux ou régionaux donnent lieu à une indemnité mensuelle comprise entre 1 468,10 et 2 569,18 euros bruts selon l'importance de la région, pour une tâche qui ne les épuise pas. Si cela reste insuffisant, une place au sein d'une commission permanente augmente les indemnités de 10 % et un fauteuil de vice-président avec délégation, de 40 %. Quant au président du conseil général ou régional, il perçoit 5 321,86 euros bruts, avec la jouissance d'un appartement de fonction et d'une voiture avec chauffeur.
Faut-il s'étonner après cela de croiser dans les couloirs du Sénat deux présidents de conseil régional, 33 de conseil général, 20 conseillers régionaux et 76 conseillers généraux ?
ERIC EMERY
Un supplément d'information : une " rallonge " au Budget national de 200 millions d'euros par an, en faveur de nos " très chers " députés européens !
D'après " Le Cri du contribuable " ( Contribuables Associés ) de juin 2006 - n° 13
STRASBOURG : VOYAGES MENSUELS
Du rififi au Parlement européen : le montant du loyer qu'il paie à la ville de Strasbourg depuis 1979 serait surévalué. Du coup, il menace de ne plus payer. Étrange ! 27 ans pour s'apercevoir que son loyer est trop cher, cela fait beaucoup... Cette polémique cache le problème de fond : celui du déménagement mensuel des députés européens à Strasbourg. Chaque mois c'est le même ballet : députés, assistants, secrétaires, huissiers, hôtesses, interprètes... des milliers de personnes rejoignent la capitale alsacienne à grands frais. Alors que l'essentiel du travail se fait à Bruxelles ! Un gaspillage de temps et d'argent pour tout le monde.
L'addition : 200 millions d'euros par an
Est-ce du vol ou du racket, pour... les contribuables Français !
Un post susceptible de vous intéresser aussi : " L'Union européenne est-elle dirigée par la mafia..? ", un post inspiré par le livre excellent de M. François d'Aubert : " Main basse sur l'Europe - Enquête sur les dérives de Bruxelles ". Pour voir ce post, cliquez, ici :
Pour compléter vos informations, rendez-vous sur l'excellent site : " Le Cri du contribuable " - Contribuables Associés, en cliquant, ici :
Voici un texte d'Alain, écrivain et philosophe, étonnant d'actualité et de la réalité de la constatation des moeurs dissolues de nos politiques d'aujourd'hui :
Les non-compétents peuvent contrôler les compétents
" Il y a un argument contre la Démocratie égalitaire, que je trouve dans Auguste Comte, et qui a été souvent repris, c'est que, par le suffrage populaire, on aura toujours des députés incompétents. C'est pourquoi notre philosophie ne veut considérer le système de la libre critique et de l'égalité radicale que comme un passage à un état meilleur, où le pouvoir sera toujours aux mains du savant dans chaque spécialité, et d'un conseil d'éminents sociologues pour la coordination et l'ensemble.
Il est très vrai qu'un député, le plus souvent, ne sait rien à fond en dehors du métier qu'il exerçait; mais remarquez que, s'il est avocat, il connaît tout de même assez bien les lois, la procédure, et les vices du système judiciaire; que, s'il est commerçant, il s'entend aux comptes et à l'économie; que, s'il est entrepreneur, il dira utilement son mot au sujet des travaux publics, et ainsi pour le reste. Aussi, quand on parle de l'ignorance et de l'incompétence des députés, je ne puis voir là qu'un développement facile et sans portée.
Mais je ne regarderais pas tant à la science; plutôt à la probité, et à la simplicité des moeurs privées. Car si l'on prend pour député un grand armateur, ou un grand industriel, ou un grand banquier, ou un grand avocat, afin d'user de leur savoir-faire, ce sera un calcul de dupe assez souvent. On connaît des hommes fort habiles et intelligents, mais qui, peut-être, par l'habitude des affaires, penseront un peu trop à leur fortune, ou bien exerceront volontiers un pouvoir tyrannique, comme ils font naturellement chez eux et dans leur métier. Ainsi leur science pourra bien nous coûter cher. J'aimerais souvent mieux un honnête homme qui n'aurait pas trop réussi. Bref, je ne désire pas avant tout des Compétences.
Et pourquoi ? Parce que nous en avons autant qu'il nous en faut dans les services publics. La Cour de Cassation et le Conseil d'Etat connaissent profondément les lois. La Cour des Comptes a la science des Finances publiques. Tous les ministères ont des directeurs fort instruits. La guerre et la marine dépendent d'hommes qui connaissent leur métier. En fait les Compétences sont aux affaires. Il reste à les surveiller, et ce n'est pas si difficile.
On prend à tort les ministres pour des hommes qui devraient être plus savants que leurs subordonnés. Le ministre n'est autre chose qu'un délégué du peuple pour la surveillance d'un travail déterminé, et nous avons, pour surveiller le surveillant, un autre député, rapporteur du budget; les autres députés sont arbitres. Par exemple on peut bien juger de la fabrication des poudres sans être chimiste, car les spécialistes seront bien forcés de parler clair, si on l'exige, et c'est ce qui est arrivé. De la même manière, un juré peut apprécier la responsabilité d'après les rapports des médecins. Si le civet est brûlé, d'abord je le sentirai très bien, sans être cuisinier, et ensuite j'arriverai à me protéger contre ce petit malheur, même sans entrer dans la cuisine, car je suis celui qui paie. Le peuple est celui qui paie, et ses représentants ont mille moyens de vous faire que le peuple soit bien servi, si seulement ils le veulent.
On peut même désirer ici une division du travail plus parfaite, les députés jugeant avant tout d'après les effets sans chercher les causes. Comme cet homme très riche et très occupé qui a plusieurs autos et ne connaît pas la panne. Sa méthode est de bien payer, et de renvoyer le chauffeur sans commentaires, à la première panne; cela le dispense d'apprendre la mécanique. 27 octobre 1912 "
Il y a des politiques, et même des chefs d'Etat, qui devraient, raisonnablement, se taire ou avoir un minimum de pudeur, pour parler ou juger de l'Histoire. En effet, la V° République est devenue une des plus corrompues de l'Histoire de France. Des politiques, aidés, parfois, de très hauts fonctionnaires, ont détourné des centaines de millions, voire des milliards de francs et d'euros, de l'argent public, des deniers publics, appartenant aux citoyens et au Peuple Français. Bien peu d'entre-eux ont été punis " légalement " et " pénalement ", alors qu'ils représentaient, véritablement, le " déshonneur " de la France. Les plus importants de ces " voleurs " de la République, ont bénéficié ou bien d'amnisties " ad hoc ", ou bien de " peines " si dérisoires, que celles-ci constituent, en réalité, un véritable permis, sans risques, de détourner l'argent public, les deniers publics, pourvu que les " titulaires " de ces détournements de fonds publics, soient nantis d'un quelconque " mandat d'élu "... !
C'est pour cette raison et motif, que je vais publier, contrairement aux mensonges " historiques ", et falsifications, de ceux qui n'ont pas même " fait une guerre ', pour en dénaturer, cependant, les faits, et alors que leur moralité " douteuse " devrait les inciter, au contraire, à avoir honte de leurs actes, de leur conduite, et de leurs propos, et alors qu'ils applaudissent à tous ces " politiques " et " détourneurs " des deniers publics, pour " leur train de vie et intérêts personnels ", un post comprenant, d'une part, un aperçu de la personnalité de Philippe Pétain, d'autre part, une description des rapports " Pétain - de Gaulle ". L'intérêt " historique " et moral, des courts extraits que vous trouverez ci-après, est qu'ils sont l'oeuvre de M. Pétrus Faure, qui n'est pas le premier venu, comme nous allons le voir, et dont l'objectivité, l'honneur et l'autorité morale, ne sauraient être mis en question. Le titre du livre de Pétrus Faure, est " Un procès inique " - edit. Flammarion
Présentation du livre par l'éditeur. " Dans une préface combative écrite pour le livre de Pétrus Faure, Jacques Isorni remarque : " Ce livre est un acte historique exceptionnel, pour ne pas dire unique ".
En effet, un des juges du plus grand procès de l'Histoire de France proclama que les juges se sont trompés en condamnant à mort Philippe Pétain du chef de trahison, et il demande que, pour l'honneur de la France l'arrêt de condamnation soit révisé par la Justice.
Au moment ou le ministre de la Justice a décidé, contrairement à la loi, qu'un arrêt de Haute Cour ne saurait être révisé que par l'Histoire, la prise de position de Pétrus Faure est appelée à un grand retentissement.
Le problème soulevé est capital, car outre la question de justice, il met en cause la légitimité du général de Gaulle par rapport à celle du maréchal Pétain et amène l'opinion publique à réfléchir sur cette question qui rappelle l'autre soulevée par Robespierre à propos de Louis XVI : " Fallait-il que Pétain fût un traître pour que de Gaulle soit légitime ? ".
Né en 1891 dans la Loire, Pétrus Faure commença par être berger avant d'être mineur. Syndicaliste ardent, il fut envoyé en prison. Il devint maire du Chambon-Feugerolles et fut élu en 1932 député de la Loire. Il siégeait à l'extrême-gauche. A la Libération, il fut désigné comme juge à la Haute Cour en tant que parlementaire et au titre de la Résistance. "
- EXTRAITS -
" LE MARÉCHAL PÉTAIN "
" Peu de personnes en France ont eu une vie aussi mouvementée que la sienne. La victoire de Verdun l'avait élevé au sommet de la gloire. Aimé par les quatre millions de poilus, estimé par toute la population française, respecté à l'étranger, il fut vers la fin de sa vie, haï par un grand nombre de partisans et condamné à mort pour trahison envers son pays dans sa quatre-vingt-dixième année.
Né en 1856 à Cauchy-à-la-Tour, dans le Pas-de-Calais, d'une famille paysanne, il se dirigea, après de bonnes études secondaires, vers la carrière militaire et entra en 1878 à l'école de Saint-Cyr où il fut classé sujet d'élite. Il passa ensuite, comme tous les jeunes officiers, par plusieurs régiments avant de professer à l'Ecole de tir de Chalons et à l'Ecole de guerre. Promu colonel, il fut, pendant les années qui précédèrent la guerre, affecté au commandement du 33° régiment d'infanterie à Arras, et se préparait à prendre sa retraite quand les hostilités éclatèrent.
C'est alors que, en moins d'un an, il gravit les échelons de la hiérarchie et devint général d'armée. Commandant du 33° corps, il réussit le 9 mai 1915 à Carency une percée que le Haut Commandement ne sut pas exploiter. En 1916, il fut appelé par Joffre à la défense de Verdun et, par sa science militaire, remporta la victoire, après avoir lancé le mot d'ordre fameux : " Courage ! On les aura ! " En 1917, à la suite de l'attaque manquée du Chemin des Dames, de graves mutineries secouèrent l'armée française. Les soldats qui venaient en permission constataient que l'arrière s'était très bien adapté. Les ouvriers gagnaient de bons salaires, les industriels et commerçants réalisaient d'importants bénéfices et les paysans vendaient leurs marchandises à des prix élevés. Eux, les soldats, vivaient dans la hantise de la mort. Une de leurs chansons la traduisait : " C'est bien fini, c'est à Craonne sur le plateau qu'on va laisser sa peau, car nous sommes tous condamnés, nous sommes des sacrifiés. "
Les combattants étaient las de la tactique militaire " de grignotage " pratiquée depuis le début de la guerre. Fréquemment, le commandement organisait de petites attaques pour alimenter les communiqués. Ces petites attaques, pas ou mal préparées, causaient d'importantes pertes humaines. On estime que six cent mille soldats au moins furent ainsi inutilement sacrifiés.
Le général Pétain, nommé généralissime par Painlevé, ramena l'ordre dans les régiments mutinés. Si plusieurs meneurs furent fusillés, tous les autres furent graciés. Pour encourager les soldats, Pétain fit améliorer le ravitaillement, organiser d'une façon plus judicieuse les départs en permission et promit aux combattants qu'à l'avenir on exposerait leur vie le moins possible. " Pas de bataille à coups d'hommes ! " disait-il. Ainsi, tout rentra dans l'ordre.
Pétain, soucieux de préserver, dans la mesure du possible, la vie de ses soldats, préférait, avant de lancer des offensives définitives, attendre l'arrivée massive des Américains et de leur matériel. Au contraire, Foch était partisan de l'offensive immédiate. Il fut nommé général en chef des armées alliées, le général Pétain restant général en chef des armées françaises. Plus tard, en 1918, ce dernier fut fait maréchal de France.
Quel était cet homme ? Ses principaux collaborateurs et tous ceux qui l'ont connu sont d'accord pour reconnaître son esprit libéral, ouvert à toute discussion. Il possédait une profonde culture. Calme et simple, il savait écouter. Son caractère était fait d'abnégation, de sensibilité contenue, de générosité n'excluant pas la fermeté. Il était loyal, indépendant, désintéressé. De Gaulle écrivait de lui en 1937 dans son livre La France et son armée : " Pétain dédaignait la fortune des serviteurs. " Son indépendance s'exprimait par le fait qu'il ne fit jamais la cour aux hommes politiques et refusa les différents postes qui lui furent proposés par les partis ou groupements, sauf ceux qui devaient servir l'intérêt de la France. C'est ainsi qu'il acceptera l'ambassade d'Espagne et entrera dans le cabinet Paul Reynaud en mai 1940, au moment de la débâcle.
A la suite des émeutes du 6 février 1934, on fit appel, pour remplacer Daladier démissionnaire, à l'ancien président de la République Gaston Doumergue. Celui-ci confia le ministère de la Guerre à Pétain qui accepta. En revanche, il refusa en 1939 le même ministère dans le cabinet de guerre de Daladier. Au début de 1939, de nombreux parlementaires dirigés par le colonel Fabry lui avaient demandé d'être candidat à la présidence de la République, pour remplacer Albert Lebrun. Le maréchal Pétain, alors ambassadeur de France en Espagne, refusa cette proposition, prétendant servir davantage la France en essayant de rétablir de bonnes relations entre son pays et l'Espagne.
Bien qu'il en coûtat au vainqueur de Verdun, il demanda l'armistice en 1940, croyant une fois de plus servir son pays. C'est encore par devoir qu'il accepta de diriger la France après la défaite militaire, assumant ainsi la plus lourde responsabilité, et qu'il préféra rester en France en 1942 afin de continuer à protéger les Français lorsque les troupes allemandes eurent envahi tout le pays. [...] "
" PÉTAIN - DE GAULLE "
" Le procès du maréchal Pétain fut en partie la conséquence de l'opposition puis de l'hostilité qui séparèrent ces deux hommes.
Aussi ne peut-on parler du maréchal Pétain sans parler du général de Gaulle ni des relations de ces deux hommes au cours de leur vie. Leur caractère était nettement différent. Le général de Gaulle, orgueilleux, autoritaire, avait de grandes ambitions politiques. Le maréchal Pétain le savait, mais le considérait comme un homme d'une intelligence supérieure, d'une vaste culture, à qui un brillant avenir était promis. Ils se connurent avant la guerre de 1914. Le sous-lieutenant Charles de Gaulle fut affecté, à Arras, au 33° régiment d'infanterie que commandait le colonel Pétain. La carrière militaire de l'un et de l'autre évolua différemment. Prisonnier au cours de la guerre, le capitaine de Gaulle fut interné dans divers camps, en Allemagne, en Autriche, et revint en 1919 en France où il retrouva au grand état-major son ancien colonel devenu maréchal.
Leurs relations furent très intimes. De Gaulle manifestait au maréchal Pétain respect et grande considération. Il lui dut toute sa carrière. Surtout après les graves ennuis qu'il eut en Rhénanie. Il appela son fils Philippe en hommage au Maréchal. Mais leurs rapports devinrent mauvais quand le maréchal Pétain ayant chargé de Gaulle en service commandé de préparer un livre sur le soldat français, et lui en ayant donné tous les éléments, le commandant de Gaulle émit la prétention de signer lui-même ce livre, ce qui indisposa le Maréchal, qui finit par céder, tout en établissant lui-même la préface qu'il adressa à l'éditeur.
Or le livre parut, mais sous une préface rédigée par de Gaulle, ce qui amena une vive protestation du Maréchal. De Gaulle, devenu colonel, commandait le 33° R.C.C. à Metz. Il vint alors à Paris pour s'expliquer et eut des mots peu aimables envers son ancien chef. Il aurait même déclaré " que le Maréchal était trop vieux et perdait les pédales ". Mme Pétain a raconté à l'écrivain Aron qu'elle supposait que l'agressivité du général de Gaulle contre son mari datait du moment où, sous-lieutenant, il avait été affecté au 33° régiment d'Arras. Le jeune de Gaulle qui sortait de l'école était turbulent et bagarreur. Son colonel décida alors de le " dresser " et à la suite d'une faute du sous-lieutenant, n'hésita pas à le mettre aux arrêts de rigueur. Mme Pétain disait également qu'en 1933, lorsque le commandant de Gaulle était reçu à sa table, le Maréchal ne manquait pas, par taquinerie, une occasion de le lui rappeler. Elle supposait que l'hostilité qu'il éprouvait contre son mari était motivée par cette blessure d'amour-propre...
La vérité ne serait-elle pas tout autre ? De Gaulle, qui avait longuement réféchi, avait exposé dans un livre un système d'organisation militaire de la France, différent de celui du maréchal Pétain. Pour de Gaulle, l'armée nouvelle devait être une armée de métier entièrement motorisée, tanks et mitrailleuses, se déplaçant facilement et lui permettant d'avoir un caractère offensif. L'infanterie suivait à l'arrière et les avions la protégeaient. Cette opinion fut combattue à la Chambre des députés, en particulier par Léon Blum qui la trouvait dangereuse; en donnant à l'armée française un caractère napoléonien, Pétain restait dans sa tradition. L'offensive ne devait intervenir que lorsque la défensive aurait épuisé l'adversaire. Le pays était protégé par la ligne Maginot : l'armée française restait l'armée de tous les Français. Il ne fallait pas l'engager dans une aventure.
Les faits ont prouvé que l'un et l'autre avaient tort et que c'est le maréchal allemand Goering qui avait eu raison en donnant la suprématie des armes à l'aviation, en particulier celle de bombardement. C'est en effet l'aviation qui a permis les victoires allemandes en 1940 et le débarquement du 6 juin. Si le maréchal Pétain reconnaissait volontiers les qualités supérieures du colonel de Gaulle, il n'aimait ni son ambition ni ses fréquentations politiques. Il lui reprochait d'insister auprès de certaines personnalités dirigeantes pour défendre et faire accepter ses idées.
L'hostilité entre les deux hommes s'accentua au moment de l'offensive allemande en mai 1940. Paul Reynaud, chef du gouvernement, convaincu par les conceptions militaires du colonel de Gaulle au point de les avoir préconisées un jour à la Chambre des députés, le désigna comme sous-secrétaire d'Etat, quinze jours après qu'il eût nommé le maréchal Pétain vice-président du gouvernement. Le fossé se creusa de plus en plus entre les deux hommes. De Gaulle, partisan de la continuation de la guerre, fut envoyé par Paul Reynaud en Angleterre pour obtenir de l'aide. Rappelé à Bordeaux et apprenant que l'armistice était demandé, il retourna le lendemain à Londres où il lança son appel historique du 18 juin. C'est sans doute dès ce moment que les ambitions politiques du général de Gaulle se précisèrent et qu'il envisagea le rôle qu'il aurait à jouer après la défaite allemande.
Quelle pouvait être l'opinion personnelle du général de Gaulle sur la condamnation à mort du maréchal Pétain ? On peut supposer que pour des raisons d'Etat, il a souhaité et approuvé cette condamnation. D'ailleurs un de ses principaux collaborateurs, M. Palewski, serait intervenu en ce sens auprès de certains jurés. Il est certain aussi qu'il ne voulait pas appliquer cette sentence puisque, quatre heures après le jugement, le maréchal Pétain gracié était conduit par avion au fort du Portalet. Jamais de Gaulle n'a pu considérer le maréchal Pétain comme traître à son pays; il le connaissait trop pour cela. C'est tellement vrai que, lorsqu'il présida en 1966 le cinquantième anniversaire de la bataille de Verdun, il rendit hommage au maréchal Pétain en déclarant qu'il avait toujours fait son devoir, mais qu'il avait eu, à la fin de sa vie, quelques défaillances regrettables. D'ailleurs n'a-t-il pas fait porter, à l'île d'Yeu, des fleurs sur sa tombe à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'armistice du 11 Novembre ?
Mais s'il était hostile à l'exécution de la peine de mort, il était partisan convaincu de la condamnation pour plusieurs raisons : le maréchal Pétain, investi à Vichy par l'Assemblée nationale, possédait seul la légitimité du pouvoir. Pour justifier son remplacement, il fallait le déclarer indigne en le condamnant à mort. De plus, il aurait été difficile de condamner à mort ses collaborateurs si lui-même ne l'avait été. Enfin, le général de Gaulle devait compter pour gouverner avec les partis communiste, socialiste, M.R.P., partisans de cette condamnation. Il l'approuva donc par raison politique comme il décida que serait amnistié Maurice Thorez, chef du parti communiste, condamné en 1939 à six ans d'emprisonnement par le tribunal militaire d'Amiens pour désertion devant l'ennemi en temps de guerre. Il le nomma même ministre d'Etat pour que le parti communiste ne s'oppose pas à la suppression des milices patriotiques et des comités départementaux de libération et pour que ce parti continue à lui assurer sa collaboration.
Avant la libération de la France, le Maréchal fit demander à de Gaulle s'il acceptait une réconciliation pour préparer l'union des Français. Il demandait seulement la reconnaissance de la légitimité de son pouvoir. Le général de Gaulle refusa. Si cet accord s'était produit, n'aurait-il pas empêché ou atténué la terrible répression de 1944 ? " [...]
Le Collectif JAMAC Bien que ce site soit non-classé " politique ", il l'est cependant par destination et le but qu'il poursuit : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Ce site est capital de par son positionnement pour lutter contre " l'inertie " des pouvoirs publics, en la matière et l'espèce..!
Homo-numericus.net La stupéfiante affaire " Les conséquences politiques de l'affaire yahoo ". Mon commentaire personnel : Où des associations font " imposer ", par la justice française, en violation du droit des Etats-Unis, des " filtres " d'accès, d'interdiction et de dénonciation, de fichage et d'enregistrements informatisés, sur Yahoo France et Yahoo inc. (USA).
BigBang Blog blog qui avait pour devise : " Les medias changent le monde. Internet change les medias, tout ce qui craque et résiste ". N'est plus du tout à ce niveau ni optique..!
Groupe Information Asiles Groupe Information Asiles : association de lutte contre l'internement psychiatrique abusif et arbitraire, conséquences, recours et contentieux
ALGÉRIE-FRANÇAISE La recherche de la vérité sur l'Algérie Française et sur la politique politicienne d'abandon du régime gaulliste, les massacres, et " crimes ", commis sur des Français civils et musulmans, pendant la période de guerre en Algérie, jusquà l'indépendance, et des conséquences qui s'en suivirent.
Collectif JAMAC Bien que non-classé " politique ", ce site l'est forcément par destination et le but qu'il s'est assigné, à savoir : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Dans la vie actuelle politique, ce site a une importance primordiale, puisque les syndicats sont étrangement " absents " pour des affaires qui devraient cependant " relever de leur compétence ". Remarque. C'est le signe manifeste que le but de ces syndicats est d'un tout autre domaine que d'assurer la sécurité et la liberté d'enseigner de leurs collègues, visant à privilégier leur idéologie corporatiste de politique politicienne. Point final.
Homo-numericus.net Excellent site de Pierre Mounier. De haute volée. Traite des " conséquences politiques de l'affaire yahoo " ou la défense des libertés sur le web contre la censure politique exercée au moyen des technologies de l'informatique. Réseaux de savoirs et pyramide du pouvoir..
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POLITIQUE point de vue original, fracassant, décapant et " féroce ", sur la Politique et les " politiques "... Site malheureusement en sommeil.