Avis aux lecteurs :
Chers amis lecteurs,
Je tiens à préciser que je ne suis pas anti-francs-maçons, pour la simple et évidente raison que d'excellents amis m'ont très certainement sauvé la vie en diverses occasions.Ceci dit, la corruption, voire la grande " criminalité " en col blanc, qui sévissent dans le monde de la politique et des affaires, ne servent pas, hélas, la cause des frères honnêtes et intègres qui cherchent à s'élever et à s'enrichir spirituellement, moralement et philosophiquement, à titre personnel, d'abord, ensuite, au service de son prochain.
Or, malheureusement, parfois, les dérives mafieuses et " criminelles ", qui ont submergé nombre d'obédiences et loges maçonniques, n' ont réussi qu' à donner une image détestable et néfaste à la franc-maçonnerie, et à un point tel, que beaucoup de profanes croient, à tort, sans doute, que la franc-maçonnerie pourrait être assimilée à une " pieuvre ", pour le dire clairement, à la " mafia ", en somme, qui aurait gangrené toute la société. L'actualité politique, économique et sociale, ne semble pas " remettre en cause " cette vision pessimiste de notre société. Le seul remède et simple remède, qui pourrait changer les " choses ", serait, évidemment, que les honnêtes frères prennent en main leur destin, en faisant le ménage dans leurs propres rangs, mais, la véritable question demeure, celle d'avoir ce courage de vouloir combattre cette corruption et criminalité et de traduire cette volonté en actes...
Bien à vous. Bonne lecture et Merci pour vos réflexions et suggestions qui sont les bienvenues.
" Les Frères invisibles "
A la question toute bête : la mafia existe-t-elle en France ? La plupart d'entre-nous répondront, très certainement, elle existe..! Maintenant, il s'avère beaucoup plus " délicat " de poser celle-ci : " La mafia dirige-t-elle ou exerce-t-elle son influence, jusqu'à quel point, sur le Pouvoir politique, en France..?! " Pour vous faire une opinion, par vous-même, peut-être pourriez-vous jeter un regard sur deux posts du présent blog : " La mafia est-elle au coeur du Pouvoir politique, en France..?! Le " crime " d'assassinat de la députée Yann Piat nous le démontre-t-il ? Mafia ou " barbouzes "..! " ( Pour voir ce post, cliquez,ici : ), et cet autre post : " Le dossier du " crime " de l'assassinat de Yann Piat, députée du Var, n'est pas clos..! " clamartcityweblog " réouvre l'enquête ! Cette " affaire " est du ressort de tout citoyen ! " ( pour voir le post, recherchez-le parmi ceux du mois de juillet 2006 - pour le moment, le lien ne se fait pas..! )
Si vous posez les mêmes questions sur la Franc-maçonnerie " française ", l'excellent et courageux livre : " Les Frères invisibles ", de Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre - edit. Pocket, vous y répondra avec une précision aussi bien remarquable qu'étonnante..! Voici donc, ci-après, la présentation de ce livre par l'éditeur, suivie de quelques extraits, donnant un aperçu de la qualité avec laquelle l'information et l'enquête, sur un sujet aussi " sensible " et " délicat " et même " tabou ", ont pu être réalisées, bonne lecture, et merci pour vos commentaires et avis...
" Depuis plus de quinze ans, les scandales se succèdent. Avec le temps, au fil des dossiers, un point commun revient avec insistance : l'implication de francs-maçons. Comme si les réseaux maçonniques et leur culte du secret offraient aux amateurs de trafics discrets une coquille idéale pour abriter leurs intrigues.
Bien sûr, beaucoup d'initiés sont sincères. Ils sont d'ailleurs les premiers à s'inquiéter des dérives les plus sérieuses.
Au terme de deux années d'enquête et grâce aux révélations de hauts responsables révoltés par ce qu'ils ont vu, Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre décortiquent les codes et les coutumes de cette société " philosophique " et lèvent un coin de voile sur l'un des secrets les mieux gardés de la société française : l'existence de pouvoirs invisibles, souvent au-dessus des lois.
" Ce livre (...) fait événement parce qu'il soulève, à travers l'accumulation des révélations, une question fondamentale : l'empire occulte de la franc-maçonnerie ne devient-il pas une menace pour la démocratie ? "
D.J.- " L'Express "
- " (...) un livre au vitriol. "
Caroline Brun - " Le Figaro "
- EXTRAITS -
Confrérie ou Mafia du Pouvoir politique ? Chirac peut-il être " Président
" sans les Francs-maçons ?
[...] Dans l'ombre de l'État
" Que voulez-vous que je vous dise sur la maçonnerie, je n'y connais pas grand-chose. J'en ai côtoyé quelques-uns, forcément, mais je ne pense pas que cela joue un rôle... " Avec sa bonhomie habituelle, Maurice Ulrich, l'un des plus proches conseillers de Jacques Chirac à l'Élysée, élude la question avec un incroyable aplomb. Pourtant, ce conseiller d'État, qui fut président d'Antenne 2 de 1978 à 1981 où on le surnommait " Ulpauvre ", fait bien partie de la famille.
Il connaît tous ses secrets. Il a été successivement directeur de l'Information à la mairie de Paris ( 1985-1986 ), directeur de cabinet de Jacques Chirac à Matignon ( 1986-1988 ), conseiller du maire de Paris ( 1988-1995 ), sénateur de la capitale ( depuis 1993 ), conseiller auprès du président de la République ( depuis 1995 ). A l'Hôtel de Ville, comme au RPR ou à l'Élysée, la maçonnerie tient une place importante. Quasi historique.
" En 1977, sur 29 adjoints à la mairie de Paris, une bonne vingtaine étaient maçons ", affirme un ancien conseiller de la capitale, citant entre autres Manuel Diaz, Yves Galland, Lucien Finel, Paul Violet, Jean de Préaumont, Jacqueline Nebout. Même Jean Tiberi aurait été initié sans toutefois persister dans sa quête philosophique... D'autres viendront renforcer leurs rangs au fil des élection s, de Didier Bariani à Alain Devaquet ( conseiller à l'Élysée ), en passant par Jean-Pierre Pierre-Bloch.
Dès cette époque, la fraternelle de l'Hôtel de Ville regroupait 500 employés* ! * ( L'Express du 4 juillet 1986. ) Rien que de très normal, soulignent les initiés : depuis le XIX° siècle, la ville de Paris est administrée directement par un préfet - les préfectures sont des bastions maçonniques - de peur que le bon peuple ne se rebelle contre le pouvoir en place. Au lendemain de l'élection de Jacques Chirac, premier maire de Paris de l'ère moderne, le frère Maurice Doublet, ancien préfet de Paris puis de la région parisienne, devient tout naturellement son directeur de cabinet. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Chirac n'a pas pratiqué l'ostracisme à leur égard. De ses anciens directeurs de cabinet, Rémy Chardon ou Robert Pandraud, à Jean-Eudes Rabut, chef de cabinet de 1986 à 1995, il était cerné de frères trois points.
De la mairie de Paris à l'Élysée, pour Jacques Chirac, toujours plus de
francs-maçons.. !
Si les liens entre François Mitterrand et ses frères ont été largement racontés, en revanche, les liens entre compagnons du RPR et le Grand Architecte de l'Univers sont beaucoup plus discrets. A droite, on n'aime pas afficher cet engagement trop connoté, mal vu des catholiques et fleurant trop la IV° République. Il semble pourtant que leur influence n'est pas négligeable, comme en témoigne un cadre du mouvement gaulliste : " Vous souvenez-vous des assises du RPR en juillet 1997 à Vincennes ? Nicolas Sarkozy avait été copieusement sifflé par les militants. Par contre, en janvier 1998, à la Porte de Versailles, il a été ovationné. Nous avions fait passer le message. La franc-maçonnerie est quelque chose de très important au niveau de l'encadrement dans les fédérations RPR. "
Un autre frère, très introduit dans les hautes sphères politiques, raconte : " Chirac ? C'est un pur produit de Dassault [ maçon ]. Cet homme génial a tissé des relais un peu partout dans l'État. " Ils ont toujours une façon à eux de voir le monde, dont ils se plaisent à croire qu'ils tirent les ficelles.
Le CA 25, Cercle des Amis du 25 mars, par référence à l'élection de Chirac à la mairie de Paris en 1977, a été créé en 1982, en réaction aux prises de position du Grand Maître du GO d'alors, Paul Gourdot, contre l'école privée. L'instigateur de cette riposte organisée ? Un membre du GO, Michel Sy, chercheur au CNRS, ancien député UNR, ancien responsable de la fraternelle des hauts fonctionnaires. Au départ, ce cercle ne comptait qu'une trentaine d'adhérents; en 1988, ils étaient plus de mille. Michel Sy l'a raconté sans pudeur dans Le Nouvel Observateur : " Le CA 25 sert à préparer la présidentielle pour Chirac *. " * ( Le Nouvel Observateur du 30 janvier 1987. ). Ce lobby travaille en association avec l'Amicale du 18 juin, composée de maçons à la fois UDF et RPR, et le Cercle de Paris, longtemps présidé par l'ex-maire RPR du 13° arrondissement, Claude Avisse, qui a laissé sa place à Jacques Toubon.
Et à l'Élysée...
A l'Élysée, Chirac a conservé de nombreuses connexions. Outre Maurice Ulrich, Alain Devaquet ( qui assume son appartenance mais refuse d'en parler ) et Bertrand Landrieu, son directeur de cabinet, font également partie de la famille. Bernard Pons, président du club des Amis de Jacques Chirac, s'il n'a pas passé le " tablier de cochon ", est à tout le moins un " maçon sans tablier ". Au RPR même, les relais ne manquent pas. Le père de Michèle Alliot-Marie, Bernard Marie, était initié. Son compagnon Patrick Ollier le serait également. Il dément. Toujours est-il qu'Ollier, député des Hautes-Alpes et maire de La Salle-les-Alpes, a été choisi par Jacques Baumel, frère trois points, pour lui succéder à la mairie de Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, au grand dam du conseiller en communication Thierry Saussez, maire-adjoint de cette ville depuis 1983, qui espérait pouvoir hériter de ce fief. Saussez, lui, n'en fait pas partie. " A qualité égale ", on choisit un frère, non ? Serait-ce l'explication ?
Durant sa campagne pour la présidence du RPR, la députée des Pyrénées-Atlantiques s'était d'ailleurs appuyée sur deux hommes : Jean-François Probst ( sans en être, il fait parfois croire qu'il l'est, preuve que ce n'est pas sans importance...) et François Blanchard ( il ne cache pas son appartenance à la GLNF ). Un temps, le RPR, parti populaire, a tenté de s'appuyer sur le Grand Orient ( sous Michel Baroin ). Mais peu à peu, les chiraquiens ont délaissé cette obédience très majoritairement à gauche. En 1995, l'éphémère Grand Maître du GO, Patrick Kessel, avait été suspecté d'être une nouvelle taupe oeuvrant au sein de l'obédience en faveur de l'élection de Chirac - cela lui avait valu d'être traité de " chiraco-trotskiste ". Il a échoué. Michel Sy est donc passé à la GLNF et M° Francis Szpiner, l'un des avocats du RPR et du président de la République, à la GLF.
De Mitterrand à Jacques Chirac, en passant par le PR et le CDS, les
maçons sont au coeur des " Affaires " du Pouvoir politique
De nombreux initiés font remonter les dérives politiques aux années Mitterrand. Certes, il y a eu le Carrefour du Développement, Urba, Sagès, Pechiney. Certes, en se servant des frères, mais sans servir leur idéal, il a contribué plus qu'aucun autre à leur perversion. A la vérité, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, la droite va se comporter exactement de la même manière dans les années 80 et 90. La GLNF et la GLF, qui se gaussaient des déboires du GO, vont à leur tour subir les affres des procédures judiciaires à répétition.
A tout seigneur tout déshonneur, c'est le RPR et Jacques Chirac en personne qui sont mis en cause à travers les affaires de la mairie de Paris et du Conseil régional d'Île-de-France. Mais le mouvement gaulliste n'est pas le seul parti de droite à subir les foudres de la justice. Le PR, le CDS vont également devoir s'expliquer. Et là encore, le noyau dur est constitué d'hommes de l'ombre, discrets, obéissants.
A l'origine du trucage des marchés des HLM de Paris, les Francs-
maçons ?
Au centre du trucage des marchés des HLM de Paris ? Le frère-promoteur-homme d'affaires, Jean-Claude Méry, membre de la GLF puis de la GLNF ( et trésorier de la très érudite loge Villard de Honnecourt ), du comité central du RPR, dirigeant d'une bonne quinzaine de sociétés immobilières et de bureaux d'études. En septembre 1994, il est mis en examen par le juge Halphen. Sommé de s'expliquer sur l'encaissement de 19 millions de francs, entre 1991 et 1992, sur la foi de factures considérées comme douteuses par le magistrat, il fait état, sur procès-verbal, de " relations maçonnes ". Une première.
Mort en juillet 1999, Méry a laissé, en guise de testament, un enregistrement qui a ébranlé la planète politique à l'automne 2000 et relancé une enquête judiciaire qui piétinait. Il y détaille avec précision le système d'ententes avec les entrepreneurs et le mode de répartition des commissions entre les différents partis. Il affirme même que Jacques Chirac l'avait chaudement félicité alors qu'il apportait une mallette de billets dans le bureau de Michel Roussin, laissant entendre par là que le chef du RPR de l'époque était bien l'instigateur de ce racket. " Abracadabrantesque * ", *( FR3 le 21 septembre 2000. ) répliquera le chef de l'État. Avant d'affirmer, la main sur le coeur, qu'il n'est pas " un homme d'argent " et que " la France n'est pas un pays corrompu** ", **( TF1 le 15 décembre 2000 ). Roussin, personnage central, a toujours tout nié. Pourtant, Méry était connu comme le loup blanc à l'Hôtel de Ville, même s'il devait y emprunter un escalier dérobé. Un témoin de l'époque s'en amuse encore : " Comme il était plutôt enrobé et l'escalier très étroit, je me disais qu'il finirait un jour coincé. "
Et avec l'aide de Francis Poullain, devenu " partenaire en affaires " de
Patrick Balkany et de son directeur Didier Schuller...
Quelques mois avant Jean-Claude Méry, Francis Poullain, entrepreneur d'Alfortville proche du RPR, avait été mis en examen et incarcéré par le juge Halphen. Membre successif de différentes obédiences, il affirme que c'est grâce à Méry qu'il a réussi à " travailler " avec l'OPAC, l'Office des HLM de Paris. Mais seulement après avoir passé une " convention d'assistance commerciale ". Poullain, ancien policier qui fut garde du corps d'André Malraux, avait eu l'idée de monter une société de réhabilitation de logements au lendemain du vote de la loi Malraux, en 1962, encourageant la rénovation de logements situés dans des quartiers historiques.
Plus tard, il deviendra l'un des partenaires réguliers de l'Office des HLM des Hauts-de-Seine, dont le président était Patrick Balkany, et le directeur Didier Schuller. Deux frères encore ! Plein de bonne volonté, Poullain achète des pleines pages de publicité dans le journal électoral de Schuller " Le Clichois ", au tarif colossal de 100 800 francs la page. Ce pasquaïen sans complexe envisageait de faire son nid à Clichy.
Le bureau d'études de Francis Poullain, l'appel à la rescousse à Michel
Roussin et à Philippe Massoni, préfet de police de Paris
En s'intéressant au bureau d'études de Francis Poullain, les enquêteurs sont tombés sur la Seatib, dirigée par Jean-Pierre Soiseau. Qui est ce colonel à la retraite ? Un ami personnel du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny et de son successeur Henri Konan Bédié. La Seatib avait établi son siège social en Côte-d'Ivoire. Lorsqu'il commencera à intéresser la justice française, Soiseau lancera ( en vain ) un appel au secours à Michel Roussin, ainsi qu'à Philippe Massoni, préfet de police de Paris et membre de la GLF.
Dans ce dossier à tiroirs, on retrouve d'ailleurs d'innombrables " enfants de la veuve ". Jacky Chaisaz, patron d'un bureau d'études en affaires avec Poullain ? Encore la GLNF. Jean-Pierre Combot et Bernard Colombet, respectivement PDG et ancien directeur général de Dragage, filiale du groupe Bouygues, tous deux mis en examen et suspectés d'avoir émis des fausses factures d' " assistance commerciale " par l'intermédiaire du bureau d'études de Soiseau ? Maçons. Henri Montaldo, le faux-facturier finalement incarcéré après trois ans de cavale à l'étranger ? Idem. Fondateur d'officines de sécurité privée en région parisienne, il est soupçonné d'avoir servi de " taxi " : l'argent qui transitait par ses sociétés aboutissait sur le compte d'une société baptisée Galmic Limited.
Des magistrats parlent du " casse du siècle ". La plus " grosse affaire
de corruption " de la V° République, la " rénovation des Lycées d'Ile-
de-France ", où sont impliqués le RPR, le PR, le PS et même le PC... !
L'enquête sur la rénovation des lycées d'Ile-de-France, démarrée en 1997, est l'occasion d'une nouvelle plongée dans la fosse du financement occulte des partis. Et en premier lieu du RPR qui détenait, à l'époque des faits, la présidence du Conseil régional. Les juges Armand Riberolles et Marc Brisset-Foucault ont mis en évidence un vaste système d'ententes illicites entre les principaux groupes du BTP et évalué à 28 milliards de francs le montant des budgets attribués irrégulièrement. Entre 2 et 3 % de cette somme, soit quelque 560 millions de francs, auraient alimenté les caisses du RPR, mais aussi du PR, du PS et même du PC.
Des magistrats parlent du " casse du siècle ". Au total, l'absence de mise en concurrence, les surfacturations et les détournements en tout genre auraient coûté 2,5 milliards aux contribuables francilliens ***, ***( Le Monde du 24 janvier 2001. ), car, au-delà du financement occulte, il y a les intermédiaires qui se servent au passage. On ne sait plus qui tient qui. Le nom d'un homme revient en permanence à travers son bureau d'études Patrimoine Ingénierie. Gilbert Sananès, dit le Grec, centralisait 80 % des marchés de rénovation ou de construction de lycées en les attribuant à quelques entreprises triées sur le volet. On vous le donne en mille : il est maçon.
Selon certains des protagonistes, l'argent était ensuite distribué entre différents partis, sous la houlette de Michel Roussin en personne, décrit comme la clé de voûte du système. Celui-ci conteste bien sûr formellement cette version des faits. Au nom du PS, c'est Gérard Peybernès qui, selon les mêmes sources, tendait la sébile. Chose étonnante, bien que socialiste, il était membre de la GLNF; c'est peut-être pourquoi l'obédience s'est fait un plaisir d'ouvrir une procédure disciplinaire contre lui. Pour le PR, c'est un revenant des affaires qui aurait récupéré les fonds : Jean-Pierre Thomas, aujourd'hui banquier chez Lazard, fatalement membre de la GLNF, mais peut-être plus pour longtemps.
Et le PR ( aujourd'hui DL ) et leurs chefs ? Et certains dirigeants de filiales de Paribas, de Bouygues, le compte en Suisse du CDS, alimenté par de grandes surfaces, par un très curieux " hasard ", ces " dirigeants politiques et autres ", ne sont-ils pas tous des Frères trois points ou assujettis plus ou moins aux loges maçonniques... ? Est-cela, la V° République que vont nous proposer " ces mêmes candidats, auteurs et responsables de ces faits ", à la présidentielle de 2007... ???
Quant au Parti républicain ( aujourd'hui Démocratie libérale ), il n'est pas en reste. Rarement un parti politique aura accumulé autant de déboires judiciaires sans jamais être condamné définitivement : à ce jour, la plupart des procédures judiciaires le concernant sommeillent dans les couloirs du palais de justice de Paris. Les premiers fidèles de François Léotard, Gérard longuet et Jean-Pierre Thomas, particulièrement chargés du financement, sont des initiés...
Leur banquier? Alain Cellier, spécialiste en financement exotique à travers le monde, également. Lassés par des procédures judiciaires et des mises en examen à n'en plus finir, ils ont fini par passer la main à un nouveau tandem; Renaud Donnedieu de Vabres et Serge Hauchart : deux frères, fatalement poursuivis à leur tour. Leur banquier à eux, Guy Genesseaux, président du Fondo Sociale di Cooperazione Europea, petite banque franco-italienne ( c'est tout ce que le PR avait trouvé pour faire valser les millions ), affiche le même CV : frère en examen. Cette dernière affaire, pour laquelle Léotard est personnellement poursuivi pour blanchiment depuis juillet 1999, a signé la fin de sa carrière politique.
Mais la justice française enquête toujours : l'affaire du Fondo risquant de mener les juges sur la piste de la mafia italienne, des barbouzes françaises en Afrique, elle semble aujourd'hui enlisée. C'est pourquoi l'ex-PR peut dormir tranquille. Il est le seul grand parti politique français, le seul, dont des dirigeants n'ont jamais été renvoyés en correctionnelle ****, **** ( seul Gérard Longuet a été une fois jugé pour une affaire privée, celle de sa villa. Il a été relaxé. ). Fin 1990, déjà, un scandale immobilier avait fait trembler la planète RPR-PR. Michel Mauer, alors PDG de la Cogedim, filiale de Paribas, fleuron de la promotion immobilière en France, est mis en examen dans le cadre d'une affaire qui implique tous les grands noms du BTP : la Screg Île-de-France, filiale de Bouygues, la SAE, Fougerolle... Les mêmes parfois que dans l'affaire des lycées d'Île-de-France. 500 millions de factures sont jugées suspectes, 67 personnes sont inculpées.
Michel Mauer est mis en détention provisoire. Panique, car déjà circule le nom de deux élus qui auraient bénéficié des largesses de la Cogedim. Deux frères à nouveau : Patrick Balkany, député-maire RPR de Levallois-Perret, membre de la GLF, aurait eu un rabais notable sur un appartement de 512 m2. On cite aussi le nom d'un adjoint RPR au maire de Paris de l'époque, Jacques Chirac.
Tous les coups sont permis. Les politiques en relation établie avec les francs-maçons seront relaxés ou amnistiés par la justice. La justice en est-elle aussi ? Tout porte à le croire..!
Comme souvent, tout a commencé par une enquête du fisc. Bercy s'intéresse à trois sociétés de travaux publics ( CDC, Sertrap et TDRP ) dont le patron est un certain Joseph Choukroun. Ce grand-père à l'allure tranquille, qui fut le comptable des frères Zemour, dont la réputation n'est plus à faire, s'est reconverti dans le bâtiment. En trois ans, il aurait été à l'origine de 50 millions de francs de fausses factures. Choukroun, qui apparaîtra au fil de l'enquête comme le fédérateur de nombreuses officines de fausses factures, est membre de la GLNF. Il a toujours refusé de donner les noms des destinataires des fonds. Ces dizaines de millions de francs ne servaient pas seulement à alimenter les caisses de certains partis, mais également des trésoreries occultes permettant de régler les distractions des cadres et des clients, de payer des suppléments de salaires non déclarés, d'acheter la compréhension d'élus, de certains fonctionnaires municipaux.
Michel Mauer a également été mis en examen dans l'affaire du " Téléport ", une étude rédigée par Gérard Longuet qui reproduisait, sans prendre beaucoup de recul, une note réalisée par le ministère des PTT dont il avait été le ministre. C'est la Cogedim qui avait versé 1,1 million de francs à Avenir 55, la société de Longuet, pour prix de ce " travail inédit "... L'affaire est toujours à l'instruction. Quant à Michel Mauer, malgré ses réseaux maçons, il dément avec force être de la famille.
Ce tour d'horizon à droite serait incomplet sans un détour par le CDS ( aujourd'hui fondu dans l'UDF ). Les principaux responsables démocrates-chrétiens - Pierre Méhaignerie, Jacques Barrot et Bernard Bosson - ont été poursuivis en 1999 tout simplement parce que leur parti disposait d'un compte en Suisse alimenté par des grandes surfaces, permettant de régler en liquide quelques menues dépenses courantes. Ces Pieds-Nickelés du financement politique se sont fait bêtement pincer parce que le CDS a continué à utiliser cette caisse noire quelques semaines après l'instauration d'une nouvelle législation. Ces bonnes âmes catholiques avaient confié le fonctionnement du compte à des maçons : Froment-Meurice, trésorier officieux du CDS, et Henri-Albert Jacques, financier suisse. Les premiers pouvaient parader en donnant des leçons de morale; les seconds, fidèles exécutants, ont assumé. Ainsi va la répartition des rôles, caricaturale au moment de leur procès. Tous ont finalement été absous, par la magie d'une amnistie effaçant leur condamnation à peine prononcée. Miracle des hommes ou du Grand Architecte ?
Même de Gaulle, a cherché à " faire plaisir " aux francs-maçons, en faisant réintéger des maçons révoqués par Vichy. Que dire, alors, de Valéry Giscard d'Estaing, de Raymond Barre, de Balladur, de Lionel Jospin avec ses deux ministres-clés : Daniel Vaillant à l'Intérieur et Marylise Lebranchu à la justice..!
Les politiques ne peuvent s'en empêcher : la maçonnerie les fascine. Sous la V° République, tous les prétendants à la présidentielle l'ont courtisée, plus ou moins ouvertement. Sauf peut-être de Gaulle qui ne " s'y intéressait " que " vaguement " ( NB - j'ai ajouté des guillemets ! ), même si, arrivant à Alger en 1943, l'une de ses premières décisions fut de réintégrer les maçons révoqués par Vichy. On lui prête cette phrase célèbre : " La maçonnerie n'a pas assez d'importance pour qu'on s'en occupe, mais suffisamment pour qu'on s'y intéresse. "
Au début des années 70, à l'instar de François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing s'était appuyé sur quelques petits clubs pour prendre langue avec une famille de pensée qui incarnait à merveille ce centre qu'il cherchait désespérément à rassembler : le Club des Amitiés radicales, Présence socialiste, le Club des Montagnards. L'initiative a porté ses fruits puisque, lors de la présidentielle de 1974, VGE obtient la neutralité du Grand Orient dont le Grand maître, Jean-Pierre Prouteau, sera récompensé par un portefeuille de secrétaire d' État à la Petite et Moyenne Industrie. Certes, deux anciens Grands Maître du GO, Fred Zeller et Jacques Mitterrand, appellent publiquement à voter en faveur de la gauche, mais uniquement à titre personnel.
Une fois élu, Giscard s'efforce de séduire les frères d'Hiram. Ses partisans ont formé une fraternelle : le Cercle de la rue de Poitiers. Celle-ci ne comptait qu'une vingtaine de membres à sa création en 1978, puis 500 à la veille de la présidentielle de 1981. Les radicaux, eux, se retrouvent à la fraternelle Léon Bourgeois.
Parmi les grandes idées que la maçonnerie peut se targuer d'avoir fait triompher durant cette période, la libéralisation de l'avortement et de la contraception. Le docteur Pierre Simon, Grand Maître de la GLF, inspirateur et concepteur de la loi sur l'IVG défendue en 1974 par Simone Veil, se fera un plaisir de l'entretenir. Le GO, lui, se flatte d'avoir apporté les voix de gauche nécessaires à l'adoption parlementaire de la réforme, la droite conservatrice s'y étant opposée. En revanche, Giscard s'opposera à une proposition de loi supprimant toute discrimination contre les homosexuels, déposée en 1978 par le sénateur ( maçon ) Henri Caillavet. Point trop n'en faut. En 1981, Caillavet appellera les homosexuels à voter Mitterrand.
VGE n'a pas ménagé ses efforts : il a même failli passer " sous le bandeau ". L'idée a germé dans l'esprit de l'un de ses conseillers, chargé notamment du financement de ses campagnes ( cela ne s'invente pas ), le frère Victor Chapot. Lors d'une partie de pêche dans l'Yonne, ce dernier confie à son ami Michel Baroin, futur Grand Maître du GO, son intention de faire initier Giscard à la GLF. VGE étant très " à cheval " sur les questions protocolaires, Chapot explique qu'il envisage une procédure d'exception pour l'initier, à l' Élysée et non dans un temple, comme cela fut fait pour Frédéric II de Prusse au château de Postdam. En toute simplicité. Il précise, bien entendu, que Giscard sera promu d'office au 33° degré, comme certains rois de France. L'affaire est ébruitée. Le Canard enchaîné s'empare de cette trop belle histoire et fait capoter le projet.
Préparant sa propre campagne en 1988, Raymond Barre avait également constitué une sorte d'association relais, République et démocratie, présidée par Paul Estienne, président de la jeune chambre économique française, juge au tribunal de commerce de Lyon, qui revendiquait 2000 membres. En 1993, un nombre significatif de maçons entouraient aussi Édouard Balladur : Gérard Longuet, son ministre de l'Industrie; Antoine Pouillieute, rapidement exilé pour des raisons de rivalités internes chez Michel Roussin avant de devenir directeur de l'Agence de développement, une officine d' Etat qui s'occupe de financements en Afrique, un fromage ( maçon ). Un autre frère, Jean-Pierre Labro, ancien directeur de la communication chez Elf, a été parachuté au sein de l'équipe de campagne. D'après de rares témoignages, Jean-Claude Trichet, ancien directeur de cabinet de Balladur promu gouverneur de la Banque de France, aurait été initié du temps où il était élève à l' École nationale des Mines de Nancy. Mais dès qu'il s'agit d'un personnage de cette importance, les langues ne se délient pas facilement.
Quel que soit le droit d'inventaire qu'il prétend appliquer à l'héritage mitterrandien, Lionel Jospin n'a pas rompu avec cette tentation. Maçonnerie et socialisme continuent de faire bon ménage. On estime à 10 000 le nombrer de frères membres du PS. La plupart sont au GO ou à la GLF. La célèbre fraternelle Paul Ramadier fonctionne toujours, même si, après les mésaventures des années Mitterrand, les maçons sont devenus assez méfiants à l'égard de toute tentative de manipulation politique.
Le nouveau Grand Maître du GO, Alain Bauer, est lié depuis de nombreuses années à Manuel Valls, conseiller de Jospin pour la communication; ils appartiennent à la même loge, L'Infini Maçonnique. Quant à Stéphane Fouks, publicitaire à Euro-RSCG, il s'est occupé de sa campagne présidentielle en 1995. Tous les trois se sont connus du temps de l'Unef et de la Mnef. Bauer n'appellera sans doute pas à voter socialiste, ce type de ficelle n'étant plus très efficace, mais il veillera certainement à ce que le GO ne fasse pas de vagues. A Matignon, le conseiller pour les affaires intérieures et l'outre-mer, Alain Christnacht, particulièrement en charge des affaires corses, et le chef de cabinet, Henry Pradeaux, sont également maçons.
En cette période agitée par les retombées des affaires de financements politiques occultes, deux initiés occupent deux ministères clés : Daniel Vaillant à l'Intérieur et Marylise Lebranchu à la Justice. Au sein du gouvernement Jospin, il y a également Jean-Pierre Masseret aux Anciens Combattants, Charles Josselin à la Coopération, Christian Pierret à l'Industrie, Jack Lang à l' Éducation nationale. S'il ne fréquente plus sa loge depuis longtemps, ce dernier a bien été initié. Une proportion de frères statistiquement normale. François Huwart, éphémère ministre du commerce extérieur, l'était. D'autres noms sont parfois cités, mais sans certitude. Alain Richard, ministre de la Défense, perçu comme maçon, assure ne pas avoir été initié mais reconnaît être proche de ces réseaux, comme nombre de rocardiens.
La maçonnerie est un État dans l' État qui distribue les postes
politiques à pourvoir jusqu'à son sommet..!
Pourquoi tant d'engouement ? [...] Mais elle demeure un instrument unique, un relais indispensable. C'est la raison pour laquelle tous les palais de la République, tous les cabinets ministériels, disposent d'un ou plusieurs frères en place. Infiltration ou instrumentalisation des maçons ? Les deux, mais il arrive que les politiques soient débordés. Ainsi, en octobre 1995, après un démarrage difficile au ministère de l'Environnement, Corinne Lepage profite d'un remaniement ministériel pour changer de directeur de cabinet. Le n° 2 de l'équipe Juppé à Matignon, Patrick Stefanini, lui suggère un certain Dov Zerah, qui a notamment dirigé le cabinet de Michel Roussin en 1993. Lors d'une première rencontre, Zerah présente ses états de service à Lepage : ENA, direction du Trésor, Caisse française du développement... Il précise qu'il est aussi très actif à la Licra.
Tout est en ordre. La ministre raconte qu'elle n'apprendra que bien plus tard qu'il est maçon. Or, elle est en conflit larvé avec le patron de la Cogema, Jean Syrota. Ce frère, qui dément vigoureusement toute appartenance, affirme par ailleurs régulièrement que l'influence prêtée à ces réseaux maçons relève du poisson d'avril. Syrota a été nommé vice-président du conseil général des Mines par Dominique Strauss-Kahn : une nomination pour le moins ambiguë, dans la mesure où les ingénieurs des mines ont pour mission - entre autres - de surveiller l'usine de retraitement de la Hague dont Syrota est le président...
Pour Corinne Lepage, c'est une évidence : Jean Syrota doit démissionner du conseil des Mines. Mais la ministre de l'Environnement sait que la partie n'est pas gagnée. Le lobby nucléaire est puissant, notamment dans sa composante maçonnique ( le président de la fraternelle parlementaire et député socialiste du Nord, Christian Bataille, est l'auteur d'un rapport et d'une loi sur le nucléaire; Claude Mandil est directeur général de l'énergie au ministère de l'Industrie; André-Claude Lacoste est directeur de la sûreté des installations nucléaires... ). Corinne Lepage, qui subodore des fuites au sein de son propre cabinet, n'a guère apprécié de découvrir, a posteriori, l'appartenance du directeur de cabinet qu'on lui avait mis dans les pattes.
Les fraternelles " chevillent ", contrôlent, verrouillent tous les corps de la haute administration, du Pouvoir politique et de la société civile : Intérieur, Justice, Police, banques, assurances, l'Immobilier, etc., Matignon et l' Elysée, aussi... ???
Tout ce petit monde maçonnico-politico-administratif se retrouve fréquemment dans des fraternelles, ces clubs où les frères se regroupent par affinités politiques, géographiques ou professionnelles, quelle que soit leur obédience. C'est le coeur du système. Une façon de détourner l'interdiction de se fréquenter entre membres du GO ou de la GLF d'une part, de la GLNF d'autre part. Il existe des fraternelles du bâtiment, de l'assurance, de la banque, de la police, de la justice, de la mairie de Paris, de la restauration, de la poste, des attachés parlementaires, des HLM, des AGF... Provocation ? L'une d'entre elles s'appelle tout simplement Cash, pour Cercle amical d'études sanitaires et hospitalières *, * ( 1. Le Nouvel Observateur du 1° juin 2000 ). Elle regroupe des personnels hospitaliers, des directeurs d'hôpitaux...
Outre le piston à l'embauche, cette fraternelle publie un bulletin mensuel où des fabricants de matériel peuvent faire l'éloge de leurs produits. Le concept est rigoureusement contraire à l'esprit de la franc-maçonnerie : en principe, celle-ci cherche à fédérer - " réunir ce qui est épars " - des personnes d'horizons différents, débattant entre elles pour le bien commun. Ces fraternelles sont à la source de bien des dérives. Qu'importe, les Grands Maîtres ont toujours fermé les yeux. Quelques timides remontrances pour la forme, mais jamais un frère n'a été radié pour appartenance à une fraternelle : les effectifs des obédiences ne s'en remettraient pas. Elles se défendent en affirmant qu'elles n'ont aucune arme juridique pour les interdire. Ce serait une atteinte à la liberté d'association pour laquelle les maçons se sont tant battus ! Tout juste sont-ils en train de réfléchir à un label éthique pour les plus visibles d'entre elles. [...]
[...] Les hauts fonctionnaires de tout bord, eux, se retrouvent au Dîner Amical, une fois par mois, rue Cadet, pour discuter d'un sujet touchant à l' Etat. On y fait aussi passer des messages. L'une des fraternelles de l'armée, le Groupement Amical de la Défense Nationale ( GADN ), est, par contre, extrêmement secrète. Qui en fait partie ? Que s'y passe-t-il ? Mystère.
Depuis le XIX° siècle, plus précisément sous la III° République ( Jules Ferry ), jusqu'à nos jours, les francs-maçons ont placé, sous leur coupe et influence " secrètes et discrètes ", jusqu'à leur sommet, les dirigeants politiques français, en ce qui concerne l'Afrique, les ex-colonies françaises et territoires d'outre-mer, et même sur les chefs d'Etat, dictateurs et autres potentats africains francophones, en " relations d'affaires " juteuses avec ceux-ci, l'intérêt général et public de leurs peuples et des Français étant ignoré et bafoué.
[...] Mais l'exemple le plus souvent évoqué est celui de la Nouvelle-Calédonie. En juillet 1983, peu avant que n'éclate la première crise sur le Caillou, le secrétaire d'Etat aux Dom-Tom, Georges Lemoine, membre du Grand Orient, réunit tous les futurs protagonistes à Nainville-les-Roches, dans l'Essonne. Autour de la table, se retrouvent Jacques Lafleur, député RPR de Nouméa, chef de file des Caldoches, membre du GO ( mais qui finira à la GLF ), et Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste, membre de la GLF, accompagné d' Eloi Machoro, chef de guerre canaque. En dépit de cinq jours de discussions intensives, ils n'arrivent pas à prévenir le pire.
En octobre 1984, Georges Lemoine se rend directement en Nouvelle-Calédonie, accompagné d'un dignitaire de la GLF, pour tenter de mettre un terme à la guerre civile. Il existe en effet à Nouméa deux loges affiliées à la GLF où se côtoient Caldoches et Canaques, mais aussi Vietnamiens et Wallisiens, alors que le GO n'en compte qu'une. La mission échoue à nouveau. L'affrontement ne trouvera une issue qu'en juin 1988, après le tragique épisode de la grotte d'Ouvéa où dix-neuf indépendantistes et deux gendarmes ont été tués après un assaut ordonné par le gouvernement Chirac. Entre-temps, les maçons ont encore une fois oeuvré à la réconciliation, par l'intermédiaire du Grand Maître du Grand Orient, Roger Leray. Avec succès cette fois. Le maître d'oeuvre est un préfet rocardien membre du GO, Christian Blanc. Signe d'oecuménisme, il est alors accompagné d'un prêtre et d'un pasteur, mais aussi d'un ancien directeur général de la gendarmerie.
D'ailleurs, compte tenu de l'importance de la maçonnerie dans les anciennes colonies, le portefeuille des Dom-Tom ( ou de la Francophonie ) est généralement confié à un frère. Ce fut le cas d'Olivier Stirn, Henri Emmanuelli, Georges Lemoine, Margie Sudre, Lucette Michaux-Chevry. Les parlementaires élus par les Français de l'étranger sont bien souvent " passés sous le bandeau ", à l'instar de Charles de Cuttoli, sénateur RPR, de Jean-Pierre Cantegrit, sénateur centriste, ou Paulette Brisepierre, sénatrice RPR. Idem pour les ministres de la Coopération. Pratiquement tous ceux qui sont passés par la fonction sont des frères : Christian Nucci, Jacques Godfrain, Charles Josselin. Sauf Jean-Pierre Cot, dont la nomination en 1981 fut perçue comme une provocation émanant de François Mitterrand.
Dans Les Écuries de la V° *, * ( 1. Thierry Wolton, Les Écuries de la V°, Grasset, 1989. ), où il évoque les liens entre argent et politique, Thierry Wolton raconte comment Omar Bongo, inamovible président du Gabon, Grand Maître de la Grande Loge locale, " grand ami de la France ", est devenu un personnage incontournable de la vie politique française. Aucun ministre de la Coopération ne pourrait être nommé sans son accord. L'influence de la maçonnerie en Afrique est considérable. Non seulement dans la sphère politique et affairiste, mais également dans le domaine humanitaire : Albert Schweitzer était pasteur, théologien, musicien, missionnaire, médecin et maçon. Aujourd'hui, la plupart des chefs d' Etat en Afrique francophone sont initiés, principalement à la GLNF, seule obédience reconnue internationalement : Idriss Déby au Tchad, Blaise Campaore au Burkina Faso, Omar Bongo au Gabon, Denis Sassou Nguesso au Congo, Paul Biya au Cameroun... Le nom d'origine de la GLNF est d'ailleurs tout un programme : la Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies !
Historiquement, depuis Jules Ferry, précisément, la franc-maçonnerie française contrôle totalement la politique africaine depuis Paris, c'est dire, fatalement, qu'elle contrôle en totalité, bien évidemment, la politique et le Pouvoir politique de la France hexagonale..!
Cette présence parfois omnipotente s'explique par l'histoire. Afin de mettre un peu d'ordre dans l'imbroglio des ethnies colonisées, l'administration préfectorale a largement contribué à l'émergence de loges en Afrique, aux Antilles et dans le Pacifique. Sous les III° et IV° Républiques, 28 francs-maçons se sont succédé au ministère des Colonies et de l'Outre-mer. Et les membres du Grand Orient furent les premiers artisans de l'indépendance. Les frères ont constitué un vivier pour former de nouvelles élites locales. La décolonisation et l'avènement de la V° République n'ont rien changé à l'affaire, bien au contraire. On n'a encore rien trouvé de mieux que la franc-maçonnerie pour synthétiser diplomatie, barbouzerie et business, toujours imbriqués en matière de relations franco-africaines. En 1983, les Soviétiques, par l'intermédiaire de l'agence Tass, accusaient les services secrets français de se servir de " liens de solidarité maçonnique " en Afrique. Il est vrai qu'ils ont toujours considéré que cet engagement constituait un courant de résistance au communisme.
La maçonnerie est devenue un instrument de puissance pour des dirigeants africains qui ont parfois hérité de pays sans frontières ni institutions légitimes. Mieux encore que la tribu, elle permet de quadriller un territoire. A défaut de légitimité, la maçonnerie apporte un semblant de cohérence aux hiérarchies parallèles. Surtout, elle maintient le lien avec l'ancienne puissance coloniale. Et c'est pouquoi il doit être caché.
Cela n'a pas traîné. Six mois après son coup d' Etat militaire en Côte-d'Ivoire, en décembre 1999, le général Robert Gueï était initié. Il n'a pas eu à chercher bien loin : le Grand Maître de la Grande Loge ivoirienne ( affiliée à la GLNF et à la Grande Loge Unie d'Angleterre ) n'est autre que son directeur adjoint de cabinet, Ballo Yacouba. Cette éminence avait été disgraciée sous la présidence d'Henri Konan Bédié à la suite de déboires financiers au sein d'une compagnie d'assurances locale, la Protection ivoirienne. On ne lui reprochait pas tant son imagination financière, péché véniel, que de ne pas s'être soucié des intérêts du chef de l' Etat. Ballo Yacouba est revenu au pouvoir dans les valises du général Gueï, tombeur de Konan Bédié, en lui assurant que ses relations lui permettraient d'obtenir rapidement la reconnaissance de la communauté internationale. " En franc-maçonnerie, dit-il, Bill Clinton est plus petit que moi. " De fait, le président américain a bien été initié dans sa jeunesse à la loge Jacques de Molay. A l'instar de la plupart des étudiants américains, qui effectuent un petit tour à la loge du campus comme ils fumeraient leur premier joint.
L'esbroufe de Yacouba a fonctionné un temps, mais le général Gueï n'a pas décroché le moindre rendez-vous à l'étranger. Son directeur adjoint de cabinet aurait pu tenter de trouver autre chose, il n'en a pas eu le temps. Faute d'avoir pu truquer efficacement les élections, le général Gueï a dû laisser la place en octobre 2000 à l'éternel opposant socialiste, Laurent Gbagbo, membre de longue date du GO . A Paris, Lionel Jospin n'était pas fâché. Au contraire de Jacques Chirac.
Bouygues, l'amiral Jeannou Lacaze, ancien chef d' Etat-major, Elf, tout
ce petit monde franc-maçon intervient et s'ingère avec profit dans les
" affaires africaines "...
Au Congo, Denis Sassou Nguesso vient d'être intronisé Grand Maître de la Grande loge de Brazzaville. Jusqu'à présent, il n'était que simple maçon, mais un président africain se doit d'être seul maître en sa maison. A cette condition, il acceptera plus volontiers d'être affilié au réseau international de la Grande Loge Unie d'Angleterre et de la Grande Loge Nationale Française. " Promotion normale, diagnostique un frère africain. Sassou n'est pas un franc-maçon comme les autres : c'est un dictateur. " Son intronisation s'est faite en présence d'une délégation française de la GLNF qui pour rien au monde n'aurait manqué cet événement. Comme pour Gueï , elle dépêchera ses hauts spécialistes de l'Afrique et du BTP : Jean-François Humbert et Pierre Boireau, anciens dirigeants de chez Bouygues, l'amiral Jeannou Lacaze, ancien chef d' Etat-major. Tous trois membres de la très secrète loge La Lyre, non numérotée dans l'annuaire de la GLNF de peur que des frères encore ingénus ne puissent en connaître la composition...
Sur Internet, des frères se sont émus de l'adoubement d'un tel " bourreau ". Remous internes en vue. Quelques-uns ont même osé signer une pétition. C'est qu'ils ne veulent rien comprendre à la géopolitique maçonne : initier un dictateur africain ne suffit pas, il s'agit de lui accorder le grade maçonnique dû à son rang. Sans quoi le dictateur ira se faire voir ailleurs. Chez les Américains, par exemple, dont les loges distribuent à tout va les hauts grades. Tout de même, certains en ont soupé du Congo-Brazzaville. En 1998, une sanglante guerre civile avait opposé Pascal Lissouba, l'homme fort du régime congolais, et Denis Sassou Nguesso, son prédécesseur, soucieux de revenir aux affaires. Duel fratricide : le premier est du GO, le second de la GLNF **, ** ( 1. L'ancien Premier ministre Bernard Kolelas, qui tente de rester actif sur la scène politique, est passé du GO à la GLNF. ). " Alors que les cadavres emplissaient les rues de Brazzaville, tout le monde se réunissait au Gabon voisin comme si de rien n'était, se souvient un membre de la GLNF spécialiste de l'Afrique. C'est surréaliste. " Un autre s'indigne : " Se réunir sous couvert de liens maçonniques alors qu'on s'entretue, ce n'est pas admissible. "
A Paris, les Grands Maîtres du GO et de la GLNF tentent quand même d'arrêter le massacre. En vain. D'autres frères, membres de l'état-major d'Elf, auraient fait capoter cette tentative de rapprochement : le groupe pétrolier, principal intermédiaire des financements occultes entre la France et l'Afrique, avait misé sur Sassou Nguesso. Qui l'emportera finalement. Le GO en sera réduit à publier un communiqué vengeur : " Les frontières de l'inacceptable ont été franchies au Congo-Brazzaville. "
Le roi du Maroc Hassan II, avec le concours des grands groupes français : Total, Elf, Bouygues, Bollore, Dumez, Fougerolle, entretient les meilleures relations avec les frères maçons et les hauts dignitaires et dirigeants politiques de l'Etat Français qui sont affiliés
Quand le roi du Maroc Hassan II envisage, du temps de sa splendeur, d'être initié, à qui s'adresse-t-il ? A la GLNF, via Raymond Sasia, un policier au service du groupe Bouygues *, * ( 1. Le Canard enchaîné du 19 mai 1993. ). Tous les groupes français implantés en Afrique ( Elf, Total, Bouygues, Dumez, Fougerolle, Bollore... ) utilisent cette carte de visite pour entretenir leur petit commerce. " Quand on est franc-maçon en Afrique, les portes vous sont ouvertes car il n'y a pas de loi, souligne un frère africain. Toute la puissance de la maçonnerie vient de là. " Au point d'alimenter les fantasmes. Ainsi, Michel Roussin, qui passe pour l'un des plus influents personnages de la " Françafric ", n'est apparemment pas franc-maçon. Il en possède pourtant bien des symptômes, si l'on peut dire ( officier de gendarmerie, préfet, n° 2 de la DGSE, ancien chargé de mission auprès du président de la Compagnie générale des Eaux, directeur de cabinet du maire de Paris, président de SAE international, président du comité Afrique-Caraïbes-Pacifique au Medef... ). Tout le monde croit qu'il l'est, et Michel Roussin dit qu'il laisse dire. " C'est comme si ", sourit un membre de la GLNF. " A son niveau, il n'en a pas besoin ", précise un autre.
Il ny a pas une franc-maçonnerie de droite ou de gauche. Il n'y a que des " frères ". Cela implique et signifie que le Pouvoir politique ( peu importe qu'il soit de " gauche " ou de " droite " ) qui dirige les institutions à leur plus haut sommet ( jusqu'au Sénat ! ) : Justice, Intérieur, Police, Affaires étrangères, etc., celles-ci sont commandées par les Frères trois points. Il en est de même sur les Pays et leurs dirigeants africains francophones, la boucle est bouclée...
Les liens entretenus avec l'Afrique via la maçonnerie ont rarement été reluisants. Le dossier Elf, instruit par les juges Eva Joly et Laurence Vichnievsky, n'en finit pas de mettre à nu les relations tissées entre les partis politiques français, la compagnie pétrolière et l'Afrique. Initialement, cette multinationale d'un genre très spécial n'alimentait, en coulisse, que les réseaux gaullistes. Puis, au fil des majorités, les giscardiens, les mitterrandiens, les chiraquiens, les pasquaïens ont branché leurs bretelles de détournement. La corruption a fini par gangrener le continent noir. C'est par exemple le n° 2 de la Grande Loge du Gabon et président du Sénat, qui se retrouve salarié fictif d'une filiale suisse d'Elf. " La France a tout appris à l'Afrique ", tient à souligner un habitué.
Parmi les multiples protagonistes mis en cause dans l'affaire Elf, directement ou indirectement, on aurait bien du mal à dénicher un profane. L'ex-PDG Loïc Le Floch-Prigent, peut-être... : " La maçonnerie n'explique pas tout, mais révèle des comportements, souligne un frère qui a côtoyé quelques-uns d'entre eux en atelier. Dans le cas de l'affaire Elf, cela fait quand même beaucoup de coïncidences. Beaucoup trop. " La traque longtemps infructueuse du frère Alfred Sirven, l'ex-directeur délégué auprès du président, ou le vol, dans les locaux mêmes de la brigade financière, de documents risquant de compromettre le frère André Tarallo, chargé de l'Afrique au sein du groupe pétrolier, génèrent un certain malaise. Sans compter André Guelfi, dit Dédé la Sardine, l'intermédiaire chargé de faire transiter les commissions sur des comptes en Suisse... Maçon, bien sûr.
Au fil des révélations, on découvre en pointillé des associations entre personnes qui n'ont, a priori, aucune raison de se croiser. Ainsi en 1992, Edith Cresson ( dont le mentor, Abel Farnoux, est maçon mais s'en défend ) aurait perçu, selon la déposition de Jean-Claude Vauchez, ancien administrateur délégué d'Elf Aquitaine International, quelque 3 millions de francs de rémunérations de la part de cette filiale suisse. L'ancien Premier ministre a toujours soutenu que cet argent correspondait à un vrai travail. Plusieurs factures ont, en tout cas, été émises par Sirven, mentionnant diverses études " relatives à l'implantation d'Elf dans l'ex-Allemagne de l'Est ". Où est déposé l'argent ? A la banque Rothschild, dont l'un des dirigeants de l'époque, le frère Bernard Esambert ( un ancien du cabinet de Georges Pompidou ), siégeait au conseil d'administration de la Sisi ( Schneider Industries Services International ), société fondée par Edith Cresson et le groupe Schneider. Petites affaires entre amis.
L'un des volets les plus ténébreux de l'affaire Elf concerne les commissions versées lors de vente de frégates à Taïwan. Le groupe pétrolier avait proposé ses services à Thomson pour débloquer le dossier. Taipei parle de 5 milliards de francs de commissions, du jamais vu. Là encore, on retrouve la trace de frères. Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris, s'est rendu à Taïwan en septembre 1990, mais assure n'être jamais intervenu sur le dossier des frégates. Il était accompagné de Jean-Christophe Cambadelis, Julien Dray et Patrick Sève, députés socialistes de Paris, de l'Essonne et du Val-de-Marne ( Sève est maire de l'Haÿ-les-Roses, la loge de Reyt ). Ils sont également maçons... Le Guen affirme, quand on l'interroge sur la maçonnerie, qu'elle ne compte plus de nos jours. Pourtant, dans une note rédigée par Pierre Joxe à l'attention de François Mitterrand, celui qui était alors ministre de la Défense écrivait :
" Roland Dumas a informé les Chinois de notre intention de vendre les équipements et les licences nécessaires à la construction de frégates, hors armement. Avec la mission qu'a effectuée Le Guen à Taïwan, les choses sont donc bien établies, sur le principe, au plan politique * ", * ( 1. Libération du 24 juin 2000. ). Et c'est là que réapparaît Edith Cresson : Premier ministre, elle donne son feu vert au contrat quinze jours après son arrivée à Matignon en mai 1991 **, ** ( 2. A la même époque, Edith Cresson, sur les conseils d'Abel Farnoux, voulait confier à Jean Syrota un pôle de technologies de pointe. En 1997, Dov Zerah, directeur de cabinet de Corinne Lepage, a été recasé à Bruxelles comme directeur de cabinet d'Edith. Parler de promotions triangles relèverait du procès en sorcellerie... ). Et qui est le président de France-Taïwan, association qui a également joué les bons offices ? Le mari d'Edith, Jacques Cresson.
D'Elf à l'Elysée, qui fait le lien ? Sur le désormais fameux agenda téléphonique d'Alfred Sirven, apparaît un nom très peu connu : Patrick Maugein, frère corrézien dont la proximité avec Jacques Chirac devient de plus en plus encombrante. Trader spécialiste des matières premières, cet homme d'affaires sait jongler avec les barils de pétrole, les stocks d'or et autres minerais. Il fut longtemps l'un des envoyés spéciaux de la France auprès d'Omar Bongo, avant que le président gabonais ne le renvoie faire ailleurs ses " barters " ( une forme sophistiquée de troc qui possède la particularité de toujours se conclure par des versements vers des pays fiscalement tempérés ). Patrick Maugein aurait été de ceux qui ont assisté, un jour, à des remises de mallettes à la mairie de Paris. Difficile d'en dire plus car, si l'on en croit aujourd'hui l'Elysée, Maugein n'existerait quasiment pas. Il est lui aussi membre de la très élitiste loge suisse Alpina.
En Afrique, il y a le pétrole, bien sûr, mais aussi le minerai. Ainsi, le Gabon produit et traite sur place de l'uranium extrait dans la région de Mounana ( sud-est du pays ) à raison de quelque 850 tonnes par an. Il est exporté notamment vers la France, le principal acheteur étant la Cogema, la compagnie générale des matières nucléaires, un fief maçon. Certains détournements ont été accompagnés de projets pharaoniques, tel le déplacement de la capitale du Nigeria à Abuja, à 800 kilomètres de Lagos. Dollars et béton.
Affaires africaines, trafics d'armes, barbouzes, corruption, franc-
maçonnerie qui rime avec Elysée, tous font " bon ménage ", et tout est
OK, à l'abri des indiscrétions des citoyens Français...
Avant même que n'éclate, en novembre 2000, la retentissante affaire Falcone - le trafic d'armes à destination de l'Angola -, une précédente vente de matériel sensible, portant sur des appareils perfectionnés d'interception de communication, avait défrayé la chronique. Et toujours à destination de l'Angola. Les trois principaux protagonistes ? Le général Mouton, vice-président de la société Communication et systèmes ( CS, ex-Compagnie des signaux, qui, pour travailler dans le secteur de la Défense, est truffée d'anciens membres des services spéciaux ), Raymond Nart, un ancien de la DST qui avait supervisé l'opération Farewell ( la manipulation d'une taupe au sein du KGB ), devenu responsable des affaires sensibles dans la même compagnie; et Pierre Falcone en personne. Tous de la famille ! Et toujours les mêmes accusations : absence d'autorisation préalable de l'autorité compétente et versements de commissions. La vente litigieuse a été mise au jour parce qu'un des responsables évincés a envoyé une lettre de dénonciation détaillée *, * ( 1. L'Express du 25 avril 2000. ).
Quelques mois plus tard, en novembre 2000, lors d'une perquisition chez Alain Guilloux, avocat fiscaliste de Pierre Falcone, le juge Courroye tombe sur un marché plus vaste : la vente de matériel russe à l'Angola pour un total de 500 millions de francs, donnant lieu à des commissions dont certaines, avant d'atterrir en Suisse, ont eu le malheur de transiter par la France - d'où l'enquête judiciaire. Jean-Christophe Mitterrand, bénéficiaire d'un virement de 13 millions de francs outre-Léman, n'est pas maçon. Ouf ! Mais les frères trois points ne sont pas loin. " Papamadi ", en charge de la cellule africaine de l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand, avait pour homme de confiance le frère Jeanny Lorgeoux, ancien député socialiste du Loir-et-Cher reconverti dans le lobbying africain, ami de Guy Penne, frère et ancien conseiller du père à l'Elysée.
Début janvier 2001, Le Monde révèle qu'un autre contrat d'armement de 72 millions avait été conclu entre le Cameroun et la société de Pierre Falcone. C'en est trop. Les Africains commencent à protester. Lors du 21° sommet franco-africain à Yaoundé, le président Omar Bongo explique, dans un entretien à Paris Match, que " la France n'a jamais été blanche comme neige ". Il s'indigne : " C'est l'Angola qui a été volé. Les fusils sont russes. Les intermédiaires sont français et ils ont piqué de l'argent à l'Angola. "
maçonnerie qui rime avec Elysée, tous font " bon ménage ", et tout est
OK, à l'abri des indiscrétions des citoyens Français...
Quelques mois plus tard, en novembre 2000, lors d'une perquisition chez Alain Guilloux, avocat fiscaliste de Pierre Falcone, le juge Courroye tombe sur un marché plus vaste : la vente de matériel russe à l'Angola pour un total de 500 millions de francs, donnant lieu à des commissions dont certaines, avant d'atterrir en Suisse, ont eu le malheur de transiter par la France - d'où l'enquête judiciaire. Jean-Christophe Mitterrand, bénéficiaire d'un virement de 13 millions de francs outre-Léman, n'est pas maçon. Ouf ! Mais les frères trois points ne sont pas loin. " Papamadi ", en charge de la cellule africaine de l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand, avait pour homme de confiance le frère Jeanny Lorgeoux, ancien député socialiste du Loir-et-Cher reconverti dans le lobbying africain, ami de Guy Penne, frère et ancien conseiller du père à l'Elysée.
Début janvier 2001, Le Monde révèle qu'un autre contrat d'armement de 72 millions avait été conclu entre le Cameroun et la société de Pierre Falcone. C'en est trop. Les Africains commencent à protester. Lors du 21° sommet franco-africain à Yaoundé, le président Omar Bongo explique, dans un entretien à Paris Match, que " la France n'a jamais été blanche comme neige ". Il s'indigne : " C'est l'Angola qui a été volé. Les fusils sont russes. Les intermédiaires sont français et ils ont piqué de l'argent à l'Angola. "














Bonjour Monsieur,
Pour information, vous faites allusion sur votre blog qu' "Au lendemain de l'élection de Jacques Chirac, premier maire de Paris de l'ère moderne, le frère Maurice Doublet, ancien préfet de Paris puis de la région parisienne, devient tout naturellement son directeur de cabinet", sic.
Ancien collaborateur du Préfet Doublet et franc maçon de la loge Erasme de la GLNF, je peux vous affirmer que le Préfet Maurice Doublet n'était pas un "frère".
Il était profondément laïc et ne voulait appartenir à aucun parti, ni à aucune chapelle pour conserver sa liberté de parole et d'action et à plusieurs reprises la Franc Maçonnerie lui a mis des bâtons dans les roues, et même plus...
Rédigé par: Stephen Garnier | 04/01/2010 à 02:04
Thanks For Such A Nice Post
Regards
Stephen
Rédigé par: watch west wing online | 30/10/2009 à 02:48
UN PROCEDE MAFIEUX POLITICO-JURIDICO-ECONOMIQUE IMPLACABLE
UN ROULEAU COMPRESSEUR REDOUTABLE D'EFFICACITE ...
Etant actuellement victime d’une « machination » incluant le monde politique municipal (commune de M........., en France), administratif communal, juridique (tribunal administratif de M..........) et peut-être aussi « le milieu » tout court, je vous fournis ces informations pour en juger… Le Maire qui est à l’origine apparente de mes « abus de pouvoir » est franc-maçon… et si le juge l’était aussi… Cela expliquerait sans doutes beaucoup de choses…
Etant donné le nombre de personnes apparemment associèes, s'appliquant à me nuire, il m'apparaît que cela ressemble à une organisation structurée, semblable à une mafia !
Rédigé par: choquer jean pierre | 07/03/2009 à 15:35
LA FRANC-MACONNERIE… UN GRAND DANGER POUR LA DEMOCRATIE… EN FRANCE… ET DANS LE MONDE ENTIER!
Si je n’avais pas été agressé par un Maire Franc-maçon avec des manipulation (des « affaires » montées de toutes pièces, toujours existantes) et des abus de pouvoir grossiers, se sentant totalement « protégé », complétés par les abus et les « erreurs » du juge qui a traité mes « affaires » au tribunal administratif de M.........., probablement franc-maçon lui aussi, cherchant à couvrir les délits de ce Maire, je ne me serais jamais intéressé à la Franc-maçonnerie…
Depuis, je me suis documenté sérieusement, sur Internet et j’ai lu de nombreux articles de journaux concernant cette organisation…
Les plus intéressants ont été ceux d’anciens francs-maçons, ayant quitté l’organisation...
Ma conclusion est que la Franc-maçonnerie est une structure en opposition avec les principes fondamentaux de la démocratie, de la République, une secte dangereuse, organisée comme une mafia!… voire tout simplement une « mafia internationale»…
Ce n’est pas pour rien que des pays comme l’Angleterre et l’Italie ont promulgué chacun des lois pour limiter l’influence, l’ingérence de cette organisation en particulier dans le milieu judiciaire.
Quand l'état Français va t-il traiter le "problème" à sa juste hauteur, arrêter l'hégémonie de cette organisation, comme d'autres pays trop peu nombreux l'ont fait?
Serait-il trop tard?
Les pouvoirs Français seraient-ils totalement infiltrés par celle-ci?
Comme moi, vous pouvez vous faire une idée sur la question.
Votre vision de la politique Française et du fonctionnement du monde en sera alors sans doute totalement changée.
Vous comprendrez pourquoi la gauche, la droite et le centre, c'est la même chose… pourquoi les syndicats sont quasi immobiles… pourquoi il n'y a rien à attendre des systèmes économiques en guerre depuis un siècle, actuellement "morts", soit le capitalisme, le communisme et le socialisme...
Les « forces secrètes occultes » rendraient-elles l'ensemble des institutions officielles Françaises, Européennes et mondiales marginales, mineures, sans pouvoir réels? Seraient-elles devenues en quelque sorte un amusement, une façade de pseudo démocratie pour les peuples crédules?
Vous vous demandez pourquoi, en France, nous fabriquons des chômeurs plutôt que des emplois, des entreprises? La réponse est simple… La société Française peut-elle évoluer quand le copinage, la corruption de nos élites est la règle de base de la réussite. La réponse est évidente… NON!
Rédigé par: choquer jean pierre | 07/03/2009 à 15:32
Bonjour,
Vous citez Albert Schweitzer comme franc-maçon. Cela me semble fantaisiste, ou alors quelque chose m'a échappé : avez-vous des preuves ?
Rédigé par: eole6 | 17/07/2007 à 18:07
J'ai été dépouillé par des réseaux maçons dans la .... et la .... en 1998 et ça continue.
Je résiste encore et je publie les dérives.
sur mes sites Internet.
Nous essayons de nous regrouper sur la France entière. Ce n'est pas facile car nous sommes de tous horizons et couches sociales.
René à Grenoble 06 13 84 59 96
Rédigé par: fORNEY | 12/10/2006 à 08:29