Politique et actualités locales, nationales, internationales. Philosophie, religions, arts, sciences humaines, culture générale. Tous sujets et thèmes de société peuvent être discutés sur ce blog dans le respect des lois en vigueur.
Alors, en mars 2008, devrions-nous donner congé, de leur incurie et
incompétence notoires, aux élus sortants qui sont " dits " ou
" supposés " être de droite, ou peut-être bien,
de gauche..???!!!
APPEL À CANDIDATURES
POUR L'ÉLECTION MUNICIPALE
des 10 et 16 mars 2008
à Clamart..!
Chers Clamartois,
Que les Clamartois majeurs ou émancipés, " intelligents ", dévoués à la chose publique, désirant participer " activement " et vraiment à la " Politique ", au sens noble et aristotélicien du terme, politique consacrée au Bonheur de tous les Clamartois et de leur Cité, et (cette fois-ci !) réellement " voulue " et " décidée " par tous les Clamartois (petits, grands et anciens..!), pour formation d'une liste municipale : " LE NOUVEAU POLITIQUE CLAMARTOIS ", avec comme programme : le " NEW DEAL ", en vue de l'élection des 10 et 16 mars 2008 prochains, adressent leur candidature qui recevra le meilleur accueil et attention,
à l'adresse e-mail : jean-benoist@caramail.com , pour prendre contact et rendez-vous. Addendum : le Programme ou " NEW DEAL ", QU'EST-CE ?
Après concertation et référendum de " toute " la population, création, en huit ans, de 800 jolis logements répartis dans le respect total d'un joli environnement privilégié et d'exception, à raison de 100 logements par an, comprenant 70 % de logements sociaux et intermédiaires, et 30 % de logements privés à acheter à des prix compétitifs et attractifs. La stricte priorité, de l'attribution aux bénéficiaires de ces logements, allant naturellement aux Clamartois déjà résidant et inscrits dans la commune !
En raison d'une réforme inéluctable et " imposée ", contre l'avis des habitants et des " usagers ", des transports en commun, il convient de construire, de toute urgence, dans la ville, quatre grands parkings souterrains à étages, nécessaires pour résorber et réparer les graves erreurs et aberrations des plans de circulation, de stationnement et du trafic urbain, des véhicules automobiles, en disposant géographiquement ces parkings, de la façon suivante :
1) un grand parking souterrain de 500 places sous le stade Hunebelle
2) un parking souterrain de 200 places entre la Buanderie, l'Hospice Ferrari et la Place de l'église St Pierre St Paul
3) un parking souterrain de 250 places, en raison de l'arrivée d'un tramway, " nullement désiré ni réclamé par la population ", et situé entre le devant des immeubles des 3 F et le Bois de Clamart
4) un parking souterrain, plus que nécessaire, de 250 places, à côté ou " sous " la gare de Clamart...
Je pense que la meilleure solution, pour former cette liste municipale, est de prendre en compte les résultats du sondage, que vous pouvez voir dans la colonne de droite du présent blog intitulé : " Clamart, élection municipale, mars 2008 - Que choisir ? ", et de s'en inspirer. Merci de me donner votre avis.
PS :Analyse critique de la situation politique actuelle :
Vous êtes-vous interrogés, chers Clamartois, sur le comment et le pourquoi des élus de la majorité et de " l'opposition " sortants, qui ont, fin 2007, de concert et conjointement, réalisé et endetté la commune de 47 millions d'euros..? N'ayant à aucun moment rendu de comptes détaillés ni justifiés de l'utilisation de ces deniers publics (est-ce pour de la propagande politicienne ou personnelle ?) ou d'une réelle " nécessité sociale ", pour causer un tel déficit , allez-vous, en mars 2008, redonner un chèque en blanc à ces politiques qui s'autorisent un train de vie de seigneurs nantis sur de folles dépenses publiques ? Ont-ils reçu le plus petit accord de principe ou l'aval des " administrés " et de personnes aux faibles revenus ou démunies, pour ce faire..? Est-ce, ainsi, de cet " accord " et pacte discrets " UMPS-Modem-PS " que nous devons nous réjouir, féliciter et " récompenser ", ceux qui font la fête joyeuse pendant six longues années, voire sept ans (!), avec notre argent...
Le " Modem-PS " et " la plate-forme clamart 2007 umps ", durant ces six ans et demi de sommeil, dans leur fauteuil d'élus de " l'opposition ", n'ont pas le plus petit bilan à présenter aux Clamartois, si ce n'est celui d'une formidable " incompétence " et " incurie ", dont ils ont fait preuve pendant cette longue période. De plus, ils ont l'audace, après cette longue sieste, de redemander à leurs concitoyens, de voter pour eux, n'ayant, outre, rien que du négatif et un désastreux et honteux bilan à se prévaloir, et le pire, aucun programme à offrir aux électeurs Clamartois. Nous devons nous débarrasser de ces politiciens qui font valser notre argent public pour leurs amusettes. A quoi nous servent-ils, ces politiciens..? Non seulement, ils consistent et contribuent à " s'opposer farouchement au logement social ", mais aussi, en vérité, ils veulent abolir et empêcher toutes formes et projets " d'ordre social ", qui à l'évidence, ne sont pas de leur nature politicienne profonde, et préoccupés, par d'autres intérêts, peut-être plus personnels ou bien orientés vers d'autres buts ou d'autres fins, assez illisibles ou obscurs, pour leurs concitoyens..!
Quant à l'UMP " officielle " de Clamart, en mars 2008, elle aura bien du mal a gagner du galon, opposée à un adversaire tel que M. Ph. Kaltenbach, maire (PS) de Clamart. Mal entouré ou très mal conseillé, Jean-Didier Berger, représentant l'UMP à Clamart, et challenger de M. Ph. Kaltenbach (PS), à la Mairie de Clamart, ne semble pas de taille ni d'envergure, à lutter ni de vaincre ce dernier. Absent du terrain sur le Haut-Clamart, cette négligence risque de lui coûter fort cher, en mars prochain. De plus, difficulté accrue, étant contré et combattu, descendu en flammes, sournoisement et habilement, en " catimini ", même, en permanence, par ses " faux-amis ", alliés en collusion avec ses ennemis du PS, que sont le représentant du " Modem-PS " et de son associé de " la plate-forme Clamart 2007 umps ", ces derniers menant de " faux discours " démagogiques et creux, dissimulant et trompant la population des chiffres et de la réalité de leur incompétence et duplicité, dans leur rôle de " l'opposition ", se montrent, de surcroît, par leurs intrigues, de piètres courtisans et candidats. Ce combat des " chefs " pour obtenir la place de " calife ", en 2008, ne peut que ruiner les espoirs et chances de réussite de l'UMP, mais aussi réduire ou anéantir, définitivement, ceux du " Modem-PS " et de " la plate-forme clamart 2007 umps ". Ce qui n'arrange rien, c'est le mépris affiché, ou bien savamment "dissimulé ", par ces politiques imbus de leur petite personne et du pouvoir, pour les projets formés par les habitants du Haut-Clamart, habitants qui veulent voir, justement et précisément, " leurs " candidats politiques " s'engager " impérativement, fermement et explicitement, pour ces projets, en leur faveur...
L'attitude et comportement de M. le maire (PS) de Clamart, Ph. Kaltenbach, dans un autre " registre ", se sont illustrés, en séance et réunion publique politique du 16/11/07, au Pavé Blanc, lorsqu'il a " feint ignorer " superbement (comme à son habitude bien connue de tous les Clamartois !) et affiché, en quelque sorte, son refus de prendre en compte les avis et projets de société qui lui sont soumis par ses administrés et concitoyens du Haut-Clamart (pourtant, son électorat " favori ", qu'il abreuve en surabondance et excès, de façon abusive, par centaines de milliers d'euros d'argent public, gaspillés et jetés par les fenêtres, peut-être au profit de " bétonneurs "(?), qui sait, ou pour sa propagande politicienne à usage personnel et de " son culte " de la personnalité ?!).
Les 80 personnes, seulement (!), réunies, ce soir de début de campagne, ont vu dans l'assistance, la présence timide, pour ne pas dire timorée et particulièrement consensuelle, ou associé, avec Ph. Kaltenbach, M. Christian Delom, seul leader politique présent, ce jour, d'une prétendue " opposition ", le Modem (PS !), son associé de " la plate-forme Clamart 2007 " (de l'umps !), s'étant prudemment abstenu de se montrer au public du Haut-Clamart.
Egalement, les Clamartois n'ont pas manqué de constater, aussi, ce 16/11/07, non sans un certain amusement ironique, la brillante " absence " de M. Jean-Didier Berger, candidat UMP à la Mairie de Clamart, challenger présenté comme tel, par le journal " Le Parisien ", comme le " tombeur " supposé de M. Ph. Kaltenbach, en mars 2008..!
Donc, pour résumer la situation " politique " du moment, les projets et voeux d'équipements de haut niveau culturels, sportifs et économiques formulés par la population du Haut-Clamart, en passe d'être ratifiés par 98 %, au moins, par les habitants de la Cité de la Plaine, des 3 F, de la Garenne-Trivaux, et même le Jardin Parisien, et aussi de très nombreux Clamartois (dont les jeunes, adultes, et les anciens, intéressés au premier chef !) du Bas-Clamart et Centre, nous exprimons le souhait que vous vous absteniez de réserver (pour le moment) vos votes pour l'UMP " officielle " de Clamart, jusqu'à ce que cette instance politique nous donne publiquement des éclaircissements détaillés et précis sur la position prise envers et à l'égard des projets de société exposés par les habitants Hauts Clamartois.
Ceci s'adresse, également, à tous les candidats politiques de tous bords, sans exception, pour suite favorable à donner ou bien de leur refus, clairement indiqué, d'écouter et de se conformer et " d'appliquer " concrètement et politiquement, les volontés affirmées des Clamartois de voir leurs projets politiques et citoyens " adoptés " par " leurs politiques ", lesquels, de par la loi et démocratiquement, leur sont strictement " et totalement subordonnés "..!
Déjà, le coup d'éclat médiatique récent, de M. Ph. Kaltenbach, maire PS de Clamart (2001), étant habitué du genre, les Clamartois, aussi, " obligés " de se plier à cette très démagogique, désagréable, artificieuse, fallacieuse et pernicieuse propagande politicienne usuelle, même, en totale contradiction des faits, et d'un train de vie princier, et se comportant comme tel, depuis 2001 (voir ci-après), avait provoqué et attiré l'attention du journal " Le Parisien " du 11 octobre 2007, dont l'article a été reproduit sur le présent blog, dans un post intitulé: " Clamart. Ph. Kaltenbach, maire PS de Clamart s'en prend au Préfet des Hauts-de-Seine pour son rappel à l'ordre sur les sans-papiers ! Intimidation, pressions politiques sur le Préfet ? " Pour voir ce post, assorti d'appréciations et notes explicatives, assez complètes, pour le lecteur, afin qu'il se forge sa propre opinion sur cet étrange comportement, cliquez, ici :
Sans-Papiers
Les maires (du 92 !) de gauche défient le Préfet
un article du journal " Le Parisien " du 26 octobre 2007
" Pas question de se laisser impressionner ! Plusieurs maires et élus de gauche du département ont décidé de tenir tête au préfet, en organisant, le samedi 10 novembre prochain, une cérémonie de parrainage de sans-papiers devant la préfecture de Nanterre.
Une manifestation qui fait suite aux injonctions du préfet, Pierre de Bousquet de Florian, qui les avait mis en garde, de vive voix ou par écrit, contre ce genre d'initiatives jugées " contraires à la loi ". Une vingtaine de sans-papiers devraient être parrainés ce jour-là, entre 11 et 13 heures. "
NB : Les Clamartois s'interrogent et sont perplexes, quant à la " valeur " et aux motifs d'agit-prop, provocations et gesticulations étranges, de la part de leur Maire. En effet, ceux-ci sont très préoccupés de l'annonce triomphale, faite par M. Philippe Kaltenbach, dans son éditorial de " Clamart Infos " du mois d'octobre 2007, où il déclare se réjouir, se féliciter et être satisfait, " d'une bonne gestion ", pour n'avoir endetté la commune, " seulement ", fin 2007, que de... 47 millions d'euros, et alors, que ses proches collaborateurs et amis, de l'opposition du " Modem-PS " et de la " plate-forme UMPS ", eux, avaient vidé les caisses et la trésorerie de la ville, créant un endettement et un déficit de... 47, 3 millions d'euros, en 2001, lorsqu'il a pris le pouvoir, à l'occasion de disputes et de querelles de boutiques politiciennes, pour savoir qui serait " calife ", aux élections municipales de mars 2001..!
En outre, les Clamartois sont très contrariés de savoir que M. Kaltenbach, maire PS depuis 2001, menant un train de vie de " prince ", au sens littéral et exact du mot, ayant acquis une superbe demeure avec son jardin à la Française, classés à l'inventaire des monuments historiques, n'ait pas eu l'idée, étant donné ses convictions et principes idéologiques affirmés, d'offrir le vivre et le couvert à tous les SDF et aux sans-papiers de la commune, pour lesquels il ne semble pas mettre en pratique, à l'évidence, ses beaux discours " humanitaristes " et non " humanistes " dont il abreuve en surabondance les Clamartois.
Les Clamartois sont intrigués et s'interrogent, également, soucieusement, pour comprendre, comment, un " simple maire " peut-il s'octroyer le " pouvoir " de défier et de violer et la loi et M. le Préfet des Hauts-de-Seine, ce dernier étant le représentant légitime républicain du Gouvernement, et s'en tirer sans conséquences, de cette conduite que l'on aurait du mal à considérer comme celle d'un citoyen respectueux , non seulement des lois, ce qui est tout naturel, de par ses fonctions de maire et sa qualité d'officier de police judiciaire, ce qui n'est pas rien, tout de même, mais aussi, montre un exemple curieux de démocratie à ses administrés (à ne pas suivre, sans doute..?). Quelles sont donc ces forces légales et légitimes (cachées ?) et où se situent-elles, qui permettent de bafouer, ainsi, les lois de la République ? Nous aimerions bien le savoir, nous, les Clamartois, respectueux des autorités et pouvoirs légaux de l'Etat de droit et de la République Française. Nous sommes stupéfaits d'apprendre qu'un maire n'avait pas à obéir à l'ordre de la loi, et " d'ordre public ", de surcroît... Est-ce une première à Clamart..?
AVANT-PROPOS : " Le Parisien " du 11 octobre 2007 nous fait part d'une prise à partie de M. Ph. Kaltenbach, maire PS de Clamart, avec M. le Préfet des Hauts-de-Seine, M. Kaltenbach en appelant à M. Sarkozy de son différend. Les Clamartois ont l'habitude de ces éclats médiatiques, et tel que celui rapporté par " Le Parisien " et décrit ci-dessous. Il serait bien possible que cette énième sortie et " avatar ", de M. le Maire, se soit produite à l'occasion d'une annonce catastrophique de sa gestion financière ayant endetté la commune de 47 millions d'euros. La plus grande part, de ces prodigalités, n'a été que le prétexte à l'édification d'ouvrages de prestige et de propagande politique, de culte de la personnalité, à usage personnel, plutôt que fondée sur le nécessaire " social ", l'utilité et l'intérêt public et général, réclamés par les Clamartois. Cette politique de dépenses formidables n'a pu se réaliser que grâce au silence et à l'absence d'information du public, de " l'opposition ", le " Modem-PS " et de son associé, " la Plate-forme Clamart 2007 UMPS ", ayant favorisé et contribué, en toute connaissance de cause, à cette faillite et endettement astronomiques de la commune.
Pour plus de précisions et d'informations, à ce sujet, voir, sur le présent blog, le post intitulé : " Clamart Infos - oct. 2007. Une municipalité socialiste et associés, le Modem-PS et la plate-forme Clamart 2007 UMPS, " satisfaits " d'avoir endetté la commune de 47 millions d'euros ! ", en cliquant ici:
Clamart Historique - En 1720, cette magnifique propriété, classée à l'inventaire des monuments historiques, avec son jardin à la Française, a appartenu à LOUIS QUENTIN de RICHEBOURG, Marquis de CHAMPCENEZ, gouverneur des châteaux de Meudon et de Chaville. La propriété a été acquise par M. Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, depuis 2001.
Clamart
Parrainage des sans-papiers : le maire saisit sarkozy
un article du journal " Le Parisien " du 11 octobre 2007
" La lettre du 7 septembre n'en finit pas de provoquer des remous. Ce jour là, le préfet prévenait Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, et Patrick Jarry, son homologue communiste de Nanterre, que parrainer des sans-papiers était illégal et qu'en cas de récidive il pourrait saisir le procureur. Fureur des élus.
Philippe Kaltenbach vient d'entamer le second round en prenant à son tour la plume. C'est un peu l'histoire du serpent qui se mord la queue.
Un courrier est destiné au préfet, le second rappelle quelques faits au président de la république. A Pierre de Bousquet de Florian, Philippe Kaltenbach se dit " aussi surpris que choqué... dans la mesure où l'organisation de ces cérémonies ne contrevient pas à la loi ". Et d'évoquer une décision du conseil constitutionnel de mars 2004 et une question posée à l'Assemblée nationale en juin 2005 par le député UMP Eric Raoult sur le sujet.
Un peu plus d'un an plus tard, la réponse du ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas sarkozy, tombait. Confirmant la décision du Conseil constitutionnel, le futur président précisait que " le parrainage d'élus en faveur d'étranger en situation irrégulière " n'est pas une " aide à l'entrée et aux séjours irréguliers et ne peut de ce fait justifier de poursuites pénales ".
Un discours qui, selon Philippe Kaltenbach, contredit aujourd'hui les arguments du préfet, représentant de l'Etat dans le département.
O.B. "
Conclusions ! - Si M. Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, depuis 2001, est " plus fort " que le Préfet des Hauts-de-Seine et même que M. Nicolas Sarkozy, président de la république Française, vu ce qui a été évoqué ci-dessus, sur la gestion calamiteuse et catastrophique de la commune, ayant entraîné une faillite et un endettement de 47 millions d'euros, pour l'utilisation que tout le monde sait, alors, que les Clamartois, que Dieu les garde, réfléchissent bien pour qui ils vont voter, en mars 2008..! De plus, je suggère, à M. le Maire, pour traduire en actes ses beaux principes et " discours ", d'offrir le vivre et le couvert, à tous les SDF et à tous les sans-papiers de la commune, dans sa magnifique demeure historique classée, de cette façon, les Clamartois pourraient apprécier, d'avoir un gentil parrain qui s'occupe, véritablement, de notre bien à tous, et aussi, dispose, au mieux, de l'argent public que nous lui avons confié, pour un temps limité, par mesure de sûreté, n'est-il pas vrai..?!
1981-1995 : sous Mitterrand, les obédiences flirtent avec le pouvoir
par Jean-Moïse Braitberg
De 1981 à 1995, la franc-maçonnerie a vécu une proximité avec le pouvoir qu'elle n'avait pas connu depuis le temps des radicaux combistes, au début du siècle. Alors que la très orthodoxe maçonnerie anglaise interdit tout débat politique au sein des loges, plusieurs obédiences françaises flirtent avec la politique. Au risque bien souvent d'en oublier les principes fondateurs du mouvement.
Comment les francs-maçons influencent-ils le pouvoir politique ? Quelle est leur importance dans le gouvernement de la cité ? Complotent-ils en loge pour exercer secrètement le pouvoir ? Si l'on peut concevoir qu'une société de pensée initiatique qui fait du secret une de ses vertus cardinales, puisse susciter curiosité et, pour certains, méfiance, les francs-maçons se sont suffisamment extériorisés dans les médias, ont suffisamment pris publiquement position sur les grands thèmes de société, pour que l'on ne doute plus que leurs valeurs : liberté, égalité, fraternité, laïcité, se confondent avec celles de la république, dans le strict respect de l'Etat de droit. Si la question d'un prétendu " complot maçonnique " ne se pose pas, il est en revanche légitime de se demander comment s'exerce l'ambition d'influence des francs-maçons sur la société. Ambition qu'ils revendiquent avec fierté puisque l'idéal maçonnique demande à chaque franc-maçon de répandre sur la société profane les vérités acquises à l'intérieur des loges, et de travailler au perfectionnement matériel et moral de l'humanité.
L'aléatoire mesure des influences
Reste à savoir quels sont les instruments de mesure de l'influence maçonnique dans la société et donc dans la vie politique. Toute influence n'étant efficace que si elle s'exerce par ou avec le pouvoir, on pourrait être tenté de la mesurer au nombre de ministres francs-maçons dans tel ou tel gouvernement. Ou de dénombrer les francs-maçons bien placés dans le monde de la politique, des affaires ou celui des médias.
Mais, outre le fait que cet exercice est aléatoire puisque rien n'oblige un franc-maçon à dévoiler son appartenance, ce serait aussi méconnaître le sens profond de l'initiation maçonnique qui est une démarche spirituelle individuelle non quantifiable à l'aune de la représentativité sociale. N'oublions pas non plus que si les profanes ont souvent tendance à exagérer le rôle de la franc-maçonnerie dans la société, les francs-maçons ont eux aussi tendance à s' "auto-glorifier " et à se donner plus d'importance qu'ils n'en ont. Ce qui ne facilite pas, non plus, la mesure de leur influence.
L'afflux de 1981
En 1981, si l'on en croit les nombreux articles de presse, le premier gouvernement de Pierre Mauroy aurait compté près d'une douzaine de francs-maçons. Est-ce à dire que la franc-maçonnerie avait investi le pouvoir ? Cela pouvait tout aussi bien signifier que les socialistes avaient pris le pouvoir dans les loges. Comment expliquer cette soudaine affluence de francs-maçons dans un gouvernement, alors qu'à l'exception notable de Robert Boulin et de Philippe Dechartre ils avaient été absents des gouvernements sous de Gaulle et Pompidou et qu'un seul franc-maçon avait été ministre sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing : l'ancien Grand Maître du Grand Orient de France Jean-Pierre Prouteau ?
Ce qui s'est passé en 1981 résultait de deux phénomènes concomitants : d'une part, une coïncidence entre la composition sociologique des loges avec ce que l'on a appelé le " peuple de gauche " et, d'autre part, la tactique politique de François Mitterrand qui s'est appuyé sur les francs-maçons comme sur tous les groupes susceptibles de l'aider pour réaliser son plan de carrière.
Il est évident en effet que les loges maçonniques, et celles du Grand Orient de France en particulier, constituent un concentré de la France des classes moyennes et des fonctionnaires qui ont envoyé François Mitterrand au pouvoir en 1981. Rien d'étonnant, dès lors, à ce que des francs-maçons soient entrés au gouvernement. Mais cela n'explique pas tout.
Mitterrand et les frères
Pour bien comprendre pourquoi autant de francs-maçons se sont retrouvés au pouvoir ou dans les allées du pouvoir en 1981, il faut connaître les relations ambiguës que l'ancien chef de l'Etat entretenait jusque-là avec eux. Faut-il le préciser, François Mitterrand n'a jamais été franc-maçon. Au départ, même, tout l'oppose à la culture maçonnique.Né dans une famille catholique conservatrice où l'on faisait de l'antimaçonnisme son pain quotidien, élevé chez les jésuites, pensionnaire chez les pères maristes, François Mitterrand partagera la culture dominante de son milieu, allant jusqu'à servir le gouvernement de Vichy avant de réaliser ce que les francs-maçons pouvaient apporter à son ambition politique.
Il fera de même avec les juifs, les protestants, les catholiques, les socialistes, les communistes, l'extrême droite, les résistants, les collaborateurs, les bouilleurs de crus ou les pêcheurs à la ligne... C'est en 1958, lorsque débute sa traversée du désert après qu'il eût été plusieurs fois ministre sous la IV° République, que les ambitions de François Mitterrand vont croiser celles de jeunes loups francs-maçons atypiques.
Des maçons atypiques
Au premier rang de ceux-ci , se trouve Charles Hernu. Ce proche de Mendès France, fondateur du Club des jacobins dont la totalité des membres est franc-maçonne, est un personnage trouble. Au cours de l'année 1944, Charles Hernu a en effet été délégué à l'information sociale du gouvernement de Vichy dans le département de l'Isère et s'est distingué par ses positions résolument collaborationnistes. Arrêté à Lyon à la Libération, il est accusé d'avoir dénoncé une famille juive de Grenoble et fera trois mois de prison dans cette ville, avant d'être libéré sans jugement. Bien que cette accusation soit restée sans suite, il est étonnant que le jeune Charles Hernu ait pu être initié à la Grande Loge de France, puis au Grand Orient de France au début des années 50, alors qu'à l'époque tout impétrant devait remplir un questionnaire pointilleux sur ses activités durant l'Occupation.
Même constatation en ce qui concerne Jean-André Faucher dont Mitterrand fera la connaissance à la même époque. Ce journaliste de Limoges, qui fonda le Club des montagnards dans les années 50, a appartenu pendant la guerre au Parti populaire français (PPF) de Doriot. A la libération, il sera accusé d'avoir torturé des résistants et sera condamné à mort par contumace par la cour d'assises spéciale de Limoges. Il fera par la suite une brillante carrière maçonnique à la grande Loge de France, dont il deviendra un personnage influent dans les années 70-80 avant d'en être exclu. Ce qui ne l'empêchera pas de recevoir la Légion d'honneur en 1989 pour services rendus dans les missions de paix en Nouvelle-calédonie, à la demande du ministre des DOM-TOM, Georges Lemoine, tout en continuant à écrire sous un pseudonyme dans l'hebdomadaire du Front national National Hebdo...
Un troisième personnage au même profil vient compléter cet étonnant tableau, en la personne de Georges Bérard-Quélin, qui s'est fourvoyé dans la presse collaborationniste sous l'Occupation avant de devenir un franc-maçon influent à travers les lettres confidentielles qu'il édita jusqu'à sa mort, en 1990.
D'une prise de pouvoir l'autre
Ces trois " frères ", qui se sont incontestablement servis de la franc-maçonnerie pour se blanchir après la guerre, vont participer avec d'autres francs-maçons comme Gérard Jacquet, georges Lemoine, Guy Penne et Pierre Joxe, à la création de la Convention des institutions républicaines, puis de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui servira de tremplin à François Mitterrand pour créer le nouveau Parti socialiste au congrès d'Epinay, en 1971.
Selon Gilles Martinet, la prise de pouvoir de François Mitterrand au congrès d'Epinay aurait été préparée dans les locaux du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris, sous les auspices de Roger Fajardie, membre du comité directeur de la SFIO. Cet ancien conseiller de l'ordre du GODF, proche de Pierre Mauroy, est décédé en 1987. Il fut longtemps le responsable de la fraternelle Paul-Ramadier, un influent club socialiste rassemblant les francs-maçons du parti.
Mais si Mitterrand s'est incontestablement appuyé sur certains réseaux maçonniques pour étayer sa carrière, peut-on pour autant dire que c'est la franc-maçonnerie, au sens large, qui l'a soutenu ? N'oublions pas, en effet, que la prise du pouvoir d'Epinay s'est faite contre Guy Mollet, franc-maçon de longue date qui ne mettra plus les pieds au Grand Orient après cet épisode.
Après l'élection du 10 mai 1981, le Grand Orient n'a jamais côtoyé le pouvoir d'aussi près depuis l'époque d'Emile Combes. Non seulement, on compte des ministres francs-maçons mais ils sont également nombreux dans les cabinets ministériels et dans l'entourage du Président, à l'Elysée. Le Grand Maître, Roger Leray, élu en 1979, ne fait pas mystère de son amitié avec Mitterrand et de son appartenance socialiste. Cet ancien radical, devenu membre du Parti socialiste, voue une grande admiration à François Mitterrand qui sait, en retour, lui donner le sentiment d'être important. Et le 13 août 1981, Roger Leray ira jusqu'à écrire dans Le Monde que : " Les projets du gouvernement correspondent à la sensibilité des francs-maçons du Grand Orient de France ".
Une franc-maçonnerie de cour ?
A l'époque, cette franc-maçonnerie voyante, que d'aucuns comparent à la franc-maçonnerie de cour sous Napoléon Ier, tranche avec le comportement traditionnellement plus discret des autres obédiences maçonniques. La Grande Loge Nationale de France (GLNF) s'interdit tout débat politique dans ses loges. Ce qui n'empêche pas ses membres, recrutés dans les sphères influentes des milieux économiques, de se regrouper par affinité politique ou d'intérêt en dehors des loges. A la Grande Loge de France, où l'on est plus discret qu'au Grand Orient, on n'apprécie guère, alors, les manifestations publiques d'allégeance au pouvoir de Roger Leray. Dans les années 80, le Grand Maître de la GL, Jean Verdun parlera du " retour dans les rouages de l'Etat d'une franc-maçonnerie à la spiritualité délavée ". L'ancien sénateur, franc-maçon du GO, Henri Caillavet déclarera quant à lui : " Nos frères font, hélas ! souvent passer leur allégeance partisane avant leur conscience maçonnique ".
Rupture sur la laïcité
Les relations entre François Mitterrand et le Grand Orient de France vont cependant connaître une parenthèse orageuse avec l'arrivée de Paul Gourdot à la tête de l'obédience. Laïc ardent, cet historien de formation ne transige pas avec les principes. Le 22 décembre 1982, il écrit une lettre à Mitterrand pour s'insurger contre le contenu insuffisamment laïc de la loi Savary et prend un ton presque comminatoire pour rappeler le chef de l'Etat aux grands principes de la laïcité. Il fait même grief au Président d'avoir permis la présence de deux ministres de la République lors d'une cérémonie au Vatican. Mitterrand n'est pas du genre à apprécier ce genre de rodomontade.
Dix ans plus tard, lorsqu'éclatera l'affaire de la Sagés, le chef de l'Etat aura des mots très durs contre les francs-maçons qu'il accusera d'être à l'origine de cette nouvelle affaire qui empoisonne le PS. Le Grand Orient répliquera de manière cinglante en accusant ni plus ni moins François Mitterrand de faire le jeu de l'extrême droite.
La manière dont François Mitterrand traita la question laïque, si chère au coeur des francs-maçons, est révélatrice des relations complexes que ceux-ci entretiennent avec le pouvoir. Dans la foulée de l'élection du 10 mai 1981, le camp laïc, qui ne compte pas que des francs-maçons, attend avec impatience que se réalise la promesse de créer un grand service public unifié de l'éducation qui intégrerait l'école privée. Tout indique pourtant que la culture personnelle, la formation et l'entourage de François Mitterrand le rapprochent du camp catholique. Il n'a jamais caché son admiration pour les bons pères de l'institution Saint-Paul d'Angoulême, où il a fait ses études secondaires, ou pour les pères maristes de la rue de Vaugirard, chez qui il prendra pension avant la guerre lorsqu'il sera étudiant à Paris.
Ce n'est sans doute pas un hasard si, en 1982-1983, Pierre Mauroy confie au très modéré Alain Savary la mission de mener à bien une réforme qui vise, certes, à intégrer l'école privée au sein du service public d'éducation, mais sans pour autant lui enlever quoi que ce soit de sa spécificité confessionnelle. Du côté des laïcs les plus intransigeants, on considère même, à l'époque, que cette réforme recèle les germes d'une confessionnalisation de l'enseignement public et vise, en fait, à faire rentrer le loup clérical dans la bergerie laïque.
L'échec du projet Savary-Laignel
Lorsqu'il présente son projet de loi devant l'assemblée entre le 21 et le 24 mai 1984, Alain Savary va très rapidement découvrir que nombre de députés socialistes ne sont pas du tout prêts à accepter une réforme édulcorée. Le ministre va devoir faire face à une levée de boucliers laïcs soulevée par le député-maire d'Issoudun, André Laignel qui n'a jamais fait mystère de son appartenance à la Grande Loge de France. Ce dernier multiplie les contacts avec le Comité national d'action laïc (CNAL) dont le Grand Orient de France est membre de droit, aux côtés des principaux syndicats enseignants. Outre André Laignel, Pierre Joxe et Jean Poperen, que l'on dit également initiés, vont contribuer à infléchir le projet Savary dans un sens résolument plus laïc. Et c'est finalement un projet amendé, limitant considérablement les possibilités de financement de l'enseignement privé, qui sera voté par le parlement en cette fin de mois de mai 1984.
C'était sans compter sur la force de mobilisation du camp adverse. Le 24 juin 1984, plus d'un million de partisans de l'école privée déferlent sur Paris. C'est le plus grand rassemblement protestataire de la V° République. François Mitterrand, qui ne peut se permettre de mener une bataille à laquelle il ne croit sans doute guère dans un contexte où le pouvoir socialiste est confronté à un mécontentement général, va faire spectaculairement machine arrière . Le 12 juillet 1984, il suspend la loi Savary. Autrement dit, il l'enterre en infligeant une claque retentissante au camp laïc. Il peut d'autant mieux le faire qu'il sait que les défenseurs de la laïcité sont sur le même bateau que les socialistes et que ce bateau prend eau de toute part.
L'ère Leray, ou les maçons " anesthésiés "
Il peut, de surcroît, compter sur un relais solide pour faire avaler la couleuvre aux francs-maçons en la personne de Roger Leray, réélu en 1984 à la tête du GODF. Le Grand Maître saura tenir ses troupes. Même si dans bon nombre de loges on fulmine, à l'époque, contre une maçonnerie de cour et d'apparat qui s'est assise sur ses idéaux en échange de quelques contreparties symboliques comme la tenue à Paris, en 1987, du Congrès maçonnique international - ouvert en grande pompe par François Mitterrand aux côtés duquel se tient Roger Leray.
Sonnés par l'échec de la réforme Savary, anesthésiés par le tandem Mitterrand-Leray, les francs-maçons laïcs ne sont pas au bout de leur peine. Il leur faudra encore avaler la pilule de l'accord Rocard sur l'enseignement agricole privé, puis les accords passés en 1992 par Jack Lang - dont on dit qu'il a été initié dans sa jeunesse -, avec le père Max Cloupet, secrétaire général de l'enseignement catholique.
Ces accords, les plus avantageux jamais concédés à l'enseignement catholique, enterrent définitivement le principe si cher aux laïcs " à fonds privés, école privée, à fonds publics, école publique ", puisque la parité du financement devient totale entre l'école privée sous contrat et l'école publique. Pour faire bonne mesure, Jack Lang va à la même époque débloquer des fonds publics du ministère de la Culture pour financer la cathédrale d'Evry. Ce qui est, en principe, contraire à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.
1994 : revanche ou statu quo ?
Deux ans plus tard, lors de la grande manifestation organisée à Paris le 16 janvier 1994 pour protester contre le projet de réforme de la loi Falloux, de très nombreux francs-maçons ceints de leur cordon vont se retrouver dans le cortège. Le projet de loi concocté par François Bayrou vise à supprimer le dernier obstacle qui s'oppose encore au financement total de l'enseignement privé et autoriserait l'Etat à participer aux dépenses d'investissement des établissements sous contrat.
Le projet Bayrou sera abandonné et les laïcs auront le sentiment d'avoir pris leur revanche sur 1984. Mais peut-on parler de victoire alors qu'il ne s'agissait que de défendre un statu quo caractérisé par les reculs successifs de la laïcité dans la société française ? Pour bien mesurer le recul des positions laïques de la franc-maçonnerie, il convient de rappeler qu'au convent du GO de 1952, le rapporteur sur l'éducation avait demandé l'abrogation de la loi Falloux, de la loi Barangé et, pour faire bonne mesure, la suppression du statut particulier de l'Alsace-Moselle... Malgré ces défaites cuisantes pour la laïcité, celle-ci reste théoriquement le principe philosophique et politique auquel les francs-maçons sont le plus attachés.
Quelle laïcité ?
Mais de quelle laïcité s'agit-il ? De celle, sourcilleuse, défendue par l'ancien Grand Maître Paul Gourdot qui se complaît, non sans malice, à donner de lui une image de " bouffeur de curé ". Ou, d'une laïcité dite " ouverte ", défendue par certains francs-maçons de la Ligue de l'enseignement qui admettent l'expression des différences culturelles et religieuses à l'école dans certaines conditions ?
Derrière l'unanime condamnation du communautarisme à l'américaine et l'attachement maintes fois renouvelé à la République une et indivisible par les Grands Maîtres du Grand Orient de France successifs, les francs-maçons de cette fin de siècle, sont plus divisés qu'il n'y paraît sur cette question fondamentale. Ils ont été, comme le reste de la population, divisés en deux camps au moment de la loi Savary. Et ce clivage perdure. D'un côté il y a ceux qui, à tort ou à raison, sont attachés aux libertés aux premiers rangs desquelles ils plaçaient, en 1984, la liberté de choix scolaire. De l'autre, on défend une conception jacobine de l'Etat transcendée dans l'idéal laïc.
Une ligne de partage qui passe incontestablement entre la sensibilité traditionnellement laïque du Grand Orient de France, et celle,plus libérale, qui s'exprime dans les autres obédiences. Mais elle traverse aussi toutes les obédiences. André Laignel, héros de la cause laïque en 1984, n'est-il pas membre de la Grande Loge de France réputée modérée, sinon de droite ? Tandis que le très chiraquien Michel Sy, membre du Grand Orient de France, déclarera avoir manifesté avec les partisans de l'école privée le 24 juin 1984 parce que " la réforme Savary n'était pas à mon sens, une loi laïque, simplement parce qu'elle n'assurait pas la pérennité de l'enseignement privé ".
Une combativité maintenue, une créativité perdue
On a vu réapparaître ces clivages, qui correspondent davantage à des sensibilités philosophiques que politiques, lors des premières polémiques sur le foulard islamique à la fin des années 80. Sur cette épineuse question, certains observateurs ont pu en effet constater que derrière le refus intransigeant de tout signe extérieur d'appartenance religieuse à l'école, transparaissait chez certains francs-maçons la même méfiance, pour ne pas dire plus, que celle que manifestent beaucoup de Français à l'égard de l'islam. A l'inverse, c'est au nom de la tolérance, valeur tout aussi maçonnique que la laïcité, que d'autres francs-maçons acceptent un droit à la différence qui passe selon eux par la visibilité de coutumes nouvelles encore mal acceptées dans une société française qui reste pétrie de tradition catholique.
Pour preuve du malaise des francs-maçons sur la question laïque, on constate depuis quelques années, l'émergence de clubs ou de groupuscules d'inspiration maçonnique, et résolument laïcs, qui tentent de porter sur le terrain profane un combat qu'ils ont de plus en plus de mal à mener à l'intérieur des loges où la lisibilité du combat d'idées est d'autant plus floue qu'elle se confond souvent avec des combats de pouvoir dans l'obédience.
En fait, beaucoup de francs-maçons font aujourd'hui un constat amer : la franc-maçonnerie n'est plus productrice d'idées nouvelles susceptibles de rayonner sur la société et de contribuer au perfectionnement matériel et moral de l'humanité. Certes, elle a très largement contribué, depuis la fin du XVIII° siècle à la pérennisation des idéaux de la Révolution française. Elle a également beaucoup fait pour que l'humanisme, le respect de l'Etat de droit et de l'individu, soient aujourd'hui des valeurs universelles de référence. Mais tout donne à penser que si l'on peut continuer à compter sur les francs-maçons pour défendre des valeurs partagées par le plus grand nombre face à la montée de l'intolérance ou du racisme, ils sont en panne d'idées dès lors qu'il s'agit de trouver des solutions nouvelles aux problèmes d'éthique, de morale, ou économiques et sociaux qui se posent aux hommes politiques.
Charles Porset, qui est secrétaire général de l'Institut d'Histoire et de recherche maçonnique, analyse la situation en ces termes : " Le Grand Orient donne l'impression d'être le reflet de son temps et de n'avoir plus de projets. Nous disons dans notre jargon qu'il faut laisser ses métaux à la porte du temple, autrement dit, de ne pas y rentrer avec des a priori politiques et religieux. Malheureusement, les francs-maçons laissent trop souvent leurs idéaux aussi à la porte. [...] Aujourd'hui, nous n'anticipons plus dans le domaine idéologique, nous n'élaborons plus les projets de textes de loi - comme jadis en matière d'interruption de grossesse. Nous sommes à la remorque. Certes, la maçonnerie doit être sans but, mais pas sans idéal. "
Crise de recrutement ou maçonnerie de club ?
Certains maçons, conscients de cette situation, l'expliquent en partie par le mode de recrutement des loges. La cooptation qui demeure le principal moyen de recrutement tend à reproduire et à accentuer une composition sociologique presque exclusivement assise sur les professions intermédiaires et les classes moyennes. Il n'y a pratiquement pas d'ouvriers ou de paysans francs-maçons mais guère plus d'artistes ou d'intellectuels dans les loges. Aucun des grands penseurs ou philosophes de ces cinquante dernières années n'a été franc-maçon. Les grands intellectuels, scientifiques ou chercheurs en sciences humaines, ne pénètrent en loge que lorsqu'ils sont invités à participer aux tenues blanches, ouvertes ou fermées, réunions maçonniques ouvertes aux profanes qui ressemblent parfois à des mises en scène à grand spectacle mais donnent toujours l'impression que c'est à l'extérieur de leurs loges que les francs-maçons vont chercher les idées intéressantes.
Une autre cause explique aussi la perte d'influence de la franc-maçonnerie sur la vie politique : la plupart des francs-maçons exerçant des responsabilités politiques importantes ne fréquentent pas, ou très rarement, les loges. Par manque de temps ou par crainte d'être sollicités par des maçons en quête de faveurs ou de passe-droits. Et lorsqu'ils s'astreignent à un minimum d'assiduité, c'est pour se retrouver entre eux dans des loges élitistes dont les travaux ne sont ni plus ni moins utiles à la franc-maçonnerie que ceux des loges de base.
La loge Demain, créée en son temps par Roger Leray pour rassembler des hommes politiques de gauche et de droite, est l'archétype de cette maçonnerie de club ou maçonnerie " Rotary " que l'on retrouve aussi dans certaines loges ou le recrutement se fait sur des critères professionnels ou affairistes. En fin de compte, à quoi sert l'engagement maçonnique des hommes politiques ? A pas grand chose, si l'on en croit André Laignel : " Mon engagement politique est plus important que mon engagement maçonnique. Je suis plus proche d'un socialiste profane que d'un maçon RPR ". Guy Mollet estimait pour sa part que : " La maçonnerie peut être un complément intéressant à la formùation d'un homme politique, mais elle doit rester une affaire privée ".
Un seul maçon dans le ministère Jospin ?
En fait, rien n'est simple dans les rapports entre franc-maçonnerie et pouvoir. Durant les années Mitterrand, ils se sont faits " instrumentaliser " par le Parti socialiste et ont accepté d'immenses reculs sur le terrain de la laïcité tout en étant impuissants à enrayer la montée de l'extrême droite. Lors de la campagne des présidentielles de 1995, tous les candidats en lice ont été reçus au Grand Orient de France et y ont tenu des discours allant exactement dans le sens de ce qu'attendaient les francs-maçons. Pour quel résultat ? L'enjeu, sur fond de guerres intestines au sein des instances dirigeantes du Grand Orient, était moins de savoir quel candidat était le mieux placé pour défendre les valeurs maçonniques que de choisir lequel il convenait de soutenir pour avoir le pouvoir dans l'obédience.
Et dans le contexte de coups de poignard dans le dos qui prévalait alors au sein du GO, certains ne furent pas peu surpris de voir une partie de l'ultragauche laïque et les anciens militants trotskistes prendre parti pour Jacques Chirac, présenté comme le meilleur défenseur des valeurs républicaines et laïques. Dès lors, peut-être ne faut-il pas s'étonner que le gouvernement de Lionel Jospin ne compte qu'un seul franc-maçon (ou peut-être trois, selon une estimation récente - NDL), membre de la très conservatrice Grande Loge nationale de France...
Des maçons célèbres depuis 1981
par François Laffont
Je ne sais pas s'il nous porte une affection très profonde. Il sait que nous existons, n'ignore pas que certains de ses collaborateurs et de ses ministres sont francs-maçons. Lorsque j'ai été ministre avec lui, je sais qu'il avait à la fois une grande admiration pour ce que nous faisions et en même temps une immense crainte parce qu'il ne voulait jamais être surpris par des personnes qu'il ne connaissait pas. C'est en tout cas quelqu'un qui n'a absolument aucune des qualités nécessaire pour être franc-maçon, et c'est pourquoi il ne vous comprend pas. Il a toujours eu peur de nous ", expliquait le sénateur Henri Caillavet, membre du Grand Orient de France lors d'un reportage du " Droit de Savoir " sur TF1, l'une des très rares émissions de télévision consacrées à la franc-maçonnerie.
François Mittterrand n'a jamais été initié. Ni aucun des présidents sous la cinquième République. En revanche, les personnalités franc-maçonnes étaient très présentes dans les différents gouvernements de gauche. En moyenne une dizaine de ministres sur quarante. Parmi eux : François Abadie, Michèle André, Roger Bambuck, Jean-Michel Baylet, Laurent Cathala, Roland Dumas, Henri Emmanuelli, Joseph Franceschi, Charles Hernu, Pierre Joxe, André Labarrère, André Laignel, Georges Lemoine, Martin Malvy, Jacques Mellick, Christian Nucci, Jean Poperen, Paul Quilès, Yvette Roudy, Jean-Pierre Soisson, Olivier Stirn, René Teulade, Kofi Yamgname. Aucun Premier ministre depuis 1958 n'aurait appartenu à la maçonnerie.
Cohabitation et francs-maçons
Dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (1986-1988), on comptait quatre ministres francs-maçons : Didier Bariani, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, ancien Grand Maître adjoint au GODF, André Rossinot, chargé des relations avec le Parlement, Alain Devaquet, ministre aux Universités. André Santini, alors secrétaire d'Etat aux Rapatriés, serait également franc-maçon. Lucette Michaux-Chevry, chargée de la francophonie, aurait appartenu à la Grande Loge Féminine de France.
Selon l'hebdomadaire l'Express du 6 mai 1993, André Rossinot, ministre de la Fonction publique, aurait été le seul maçon du gouvernement Balladur, bien que Michel Roussin, ministre de la Coopération, et Roger Romani, ministre chargé des relations avec le Sénat, soient cités.
Des " maçons sans tablier "
L'expression désigne les personnages qui n'ont jamais été initiés, mais sur lesquels court la rumeur, parfois depuis des siècles.
Au XX° siècle
Charles de gaulle (1890-1970) - Georges Pompidou (1911-1974) - Valéry Giscard d'Estaing (1926) - François mitterrand (1916-1996). Souvent confondu avec son homonyme, Jacques Mitterrand, Grand Maître du Grand Orient - Jacques Chirac (1932). Son grand-père fut vénérable de la loge de Brive du Grand Orient - Raymond Barre (1924), invité à des tenues blanches - Michel Rocard (1939) - Pierre Bérégovoy (1925-1993). Mais aussi, Jacques Chaban-Delmas (1915-1996). A toujours entretenu de bons rapports avec les obédiences maçonniques, inaugura le Grand Temple de la GLNF de Bordeaux.
" Passer sous le bandeau "
Que signifie cette expression qui intrigue bien des " profanes " ? Le postulant à la franc-maçonnerie, aura été pressenti et " parrainé " par des amis ou un parent francs-maçons. Si des votes, au préalable, ont été favorables au candidat à l'admission à la franc-maçonnerie, celui-ci est convoqué par le Vénérable de loge pour une " audition sous le bandeau ". Généralement, la convocation précise que le profane doit se présenter au temple (loge) à 20 heures. Il attend dans un cabinet aux murs nus. Combien de temps ? C'est à la loge d'en décider...
Le frère maître des cérémonies de la loge vient chercher le profane, lui met un bandeau sur les yeux et le conduit tout au long des couloirs jusqu'à la porte du temple. Dans la loge, le profane va être interrogé. Sa fiche a été affichée avec sa photographie au siège de l'obédience pendant plusieurs semaines. Sa demande d'admission a été communiquée à toutes les loges de France. Ceux qui croient avoir une raison précise pour s'opposer à cette admission ont été invités à se faire connaître. Le jour du passage sous le bandeau, ils ont été avertis. Le plus souvent avant l'entrée du profane dans le temple, ils ont exprimé leurs réserves.
Leur hostilité ne suffit pas à constituer un cas de refus. La loge peut considérer que des raisons ainsi exprimées ne sont pas suffisantes. Il arrive très fréquemment qu'elle n'en tienne aucun compte.
La sincérité mise à l'épreuve
Toutes les questions posées lors du passage sous le bandeau n'ont d'autre but que de cerner un aspect de la personnalité de celui qui est là. Beaucoup ont été refusés parce que les frères avaient facilement établi que les réponses qui leur étaient faites ne révélaient pas la véritable nature du profane. Il se contentait de dire ce qu'il croyait être le plus conforme à l'idée qu'il s'était faite de la Franc-Maçonnerie. Le manque de sincérité est toujours sanctionné sévèrement lors du passage sous le bandeau.
Après son audition , le profane est raccompagné par le maître des cérémonies jusqu'à la porte de l'immeuble. Il se retrouve seul dans la nuit pendant que les maçons qui l'on entendu procèdent au vote.
Chaque frère a reçu une boule blanche et une boule noire. La boule noire exprime le refus : " blackbouler ", c'est refuser. Une seule boule noire élimine quatre boules blanches. Le dépouillement a lieu sur l'autel du Vénérable par les soins du frère orateur et du frère secrétaire. Le profane ainsi admis attendra souvent plusieurs mois son initiation... Historia hors série 30 " Les Francs-maçons "
Loges de perfection : 4 Maître Secret, 5 Maître Parfait, 6 Secrétaire Intime, 7 Prévôt et Juge, 8 Intendant des Bâtiments, 9 Maître Elu des Neuf, 10 Illustre Elu des Quinze, 11 Sublime Chevalier Elu, 12 Grand Maître Architecte, 13 Royale Arche, 14 Grand Elu Parfait et Sublime Maçon.
Chapitres ou ateliers rouges : 15 Chevalier d'Orient ou de l'Epée, 16 Prince de Jérusalem, 17 Chevalier d'Orient et d'Occident, 18 Chevalier Rose-Croix ou Chevalier de l'aigle et du Pélican.
Aréopage : 19 Grand Pontife ou Sublime Ecossais, 20 Vénérable Grand Maître, 21 Noachite, 22 Chevalier Royal-Hache, 23 Chef du Tabernacle, 24 Prince du Tabernacle, 25 Chevalier du Serpent d'Airain, 26 Ecossais Trinitaire, 27 Grand Commandeur du Temple, 28 Chevalier du Soleil, 29 Grand Ecossais de Saint-André, 30 Chevalier Kadosch.
Tribunaux : 31 Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur.
Consistoire : 32 Sublime Prince du Royal Secret.
Suprême Conseil : 33 Souverain Grand Inspecteur Général.
Les Dossiers Historia : " Les Francs-Maçons "
Comme complément d'information sur la Franc-Maçonnerie, consultez sur le présent blog, le post intitulé : " Les Francs-maçons détiennent-ils les rênes du Pouvoir politique de la France à son sommet ? " Les Frères invisibles " ", en cliquant, ici :
Egalement, sur la Franc-maçonnerie, des sites intéressants :
Have-it.com/denonciation (site fort - lire dossier Hiram - très instructif), cliquez, ici :
barruel.com (Livres sur la franc-maçonnerie, et divers), cliquez, ici :
victimes des ripoux (controverses - fortes polémiques - diatribes sur ripoux francs-maçons), cliquez, ici :
Trafic-justice (site " insolent " politiquement incorrect, très intéressant à consulter - Informations - adresses - les Ripoux dans le collimateur... !), cliquez, ici :
Le Collectif JAMAC Bien que ce site soit non-classé " politique ", il l'est cependant par destination et le but qu'il poursuit : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Ce site est capital de par son positionnement pour lutter contre " l'inertie " des pouvoirs publics, en la matière et l'espèce..!
Homo-numericus.net La stupéfiante affaire " Les conséquences politiques de l'affaire yahoo ". Mon commentaire personnel : Où des associations font " imposer ", par la justice française, en violation du droit des Etats-Unis, des " filtres " d'accès, d'interdiction et de dénonciation, de fichage et d'enregistrements informatisés, sur Yahoo France et Yahoo inc. (USA).
BigBang Blog blog qui avait pour devise : " Les medias changent le monde. Internet change les medias, tout ce qui craque et résiste ". N'est plus du tout à ce niveau ni optique..!
Groupe Information Asiles Groupe Information Asiles : association de lutte contre l'internement psychiatrique abusif et arbitraire, conséquences, recours et contentieux
ALGÉRIE-FRANÇAISE La recherche de la vérité sur l'Algérie Française et sur la politique politicienne d'abandon du régime gaulliste, les massacres, et " crimes ", commis sur des Français civils et musulmans, pendant la période de guerre en Algérie, jusquà l'indépendance, et des conséquences qui s'en suivirent.
Collectif JAMAC Bien que non-classé " politique ", ce site l'est forcément par destination et le but qu'il s'est assigné, à savoir : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Dans la vie actuelle politique, ce site a une importance primordiale, puisque les syndicats sont étrangement " absents " pour des affaires qui devraient cependant " relever de leur compétence ". Remarque. C'est le signe manifeste que le but de ces syndicats est d'un tout autre domaine que d'assurer la sécurité et la liberté d'enseigner de leurs collègues, visant à privilégier leur idéologie corporatiste de politique politicienne. Point final.
Homo-numericus.net Excellent site de Pierre Mounier. De haute volée. Traite des " conséquences politiques de l'affaire yahoo " ou la défense des libertés sur le web contre la censure politique exercée au moyen des technologies de l'informatique. Réseaux de savoirs et pyramide du pouvoir..
Site internet de canevet ( droit et internet ) Il est indispensable de consulter le site de canevet, pour avoir le détail et commentaire de " l'affaire Yahoo France " et des atteintes aux droits et libertés sur internet, par l'apposition de " filtres " ( mesures de " police " ) destinés à enregistrer sur fichiers informatisés tout internaute visitant des sites dits " interdits " et alors que le juge pénal ne s'est pas prononcé sur cette atteinte aux droits à l'information.
POLITIQUE point de vue original, fracassant, décapant et " féroce ", sur la Politique et les " politiques "... Site malheureusement en sommeil.