Le Plessis-Robinson
Philippe Pemezec quadruple ses indemnités de maire
Un article du journal " Le Parisien " du 21 décembre 2007
" IL FAUT BIEN que je vive... Je ne vais pas avoir honte de toucher ce que je touche. " Lors du dernier conseil municipal, les élus du Plessis-Robinson ont entériné les nouvelles indemnités des conseillers et du maire UMP. A froid, le bond réalisé par les indemnités de Philippe pemezec peut faire sursauter : en une délibération, le premier magistrat de la ville quadruple presque sa rémunération. Il passe de 1 027 € à 3 852 €.
" C'est tout à fait normal, précise Philippe Pemezec. Je ne touche plus mon indemnité de député alors je récupère celle de maire. " Elu député puis invalidé et déclaré inéligible le mois dernier, le maire du Plessis a en effet perdu les quelques 2 000 € versés aux pensionnaires du Palais Bourbon. Le vote du conseil municipal lui permet de retrouver son " salaire ".
" C'est choquant " selon l'opposition
Depuis 2002, la somme maximale à laquelle il avait droit au titre de maire était répartie entre les adjoints, les conseillers municipaux délégués et les conseillers municipaux de la majorité : 1 181 € pour les premiers, 773 € pour les seconds et 92 € pour les autres. Ces élus ont donc en majorité accepté de voir leurs émoluments fondre pour permettre au maire de garder son niveau de revenus. " Tout le monde était d'accord dès le départ. Personne n'a été pris au dépourvu ", assure-t-on au cabinet de Philippe Pemezec. En comptant ses indemnités au titre de la communauté d'agglomération et celle de président de la Sempro, la société d'économie mixte du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec perçoit environ 8 000 € par mois. La hausse de l'indemnité municipale à moins de trois mois des élections municipales, fait grincer des dents dans l'opposition. " Il n'y a rien d'illégal là-dedans mais politiquement, c'est choquant, gronde un de ses adversaires. Au total, cela représente 232 % d'augmentation. De quoi faire pâlir Sarkozy... "
" Il n'y a aucun scandale, riposte Philippe Pemezec, excédé par les attaques à répétition. C'est juste un système de vases communicants. "
O. B.
Le Plessis-Clamart
La législative partielle aura lieu le 27 janvier 2008
un article du journal " Le Parisien " du 17 décembre 2007
GRANDE ANNEE électorale pour les votants du Plessis-Robinson, de Clamart, de Châtillon et de Fontenay-aux-Roses. Outre participer aux municipales et cantonales, qui se tiendront en mars, ces derniers devront se présenter aux urnes dès le 27 janvier. La date a été annoncée par un décret publié samedi au " Journal officiel ". Après l'invalidation, en novembre par le Conseil constitutionnel, de l'élection à l'Assemblée nationale de l'UMP Philippe Pemezec, une élection législative partielle est organisée dans la 12° circonscription.
Inéligible durant un an, Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, ne peut pas se représenter. C'est Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, qui se lance pour le compte de l'UMP, avec comme suppléant Jean-Didier Berger, directeur de cabinet de Philippe Pemezec à la mairie du Plessis et candidat UMP aux municipales à Clamart.
En face, ils trouveront Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, candidat lors des législatives et à l'origine du recours déposé devant le Conseil constitutionnel, et sa suppléante Martine Gouriet, conseillère générale de Châtillon.
Des candidats qui lancent leur campagne sans attendre. Une réunion est prévue demain à 20 h 30, au théâtre Jean-Arp de Clamart, en présence d'Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire et pourfendeur du " système UMP ". Si un deuxième tour est nécessaire, il se tiendra dimanche 3 février. Un peu plus d'un mois avant le premier tour des municipales prévu le 9 mars.
F.C.
" Adversaires " mais pas " ennemis "
PHILIPPE KALTENBACH aurait-il décidé de mettre de l'eau dans son vin ? Le maire PS de Clamart qui vient de faire invalider l'élection à l'Assemblée nationale de son adversaire aux législatives, le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, refuse que l'on qualifie ses rapports avec ce dernier de " personnels ".
" Pour la deuxième fois, un article qualifie M. Pemezec comme étant mon ennemi juré ", écrit-il au " Parisien ". " M. Pemezec était mon adversaire politique mais en aucun cas mon ennemi juré. A titre personnel je n'ai rien contre M. Pemezec. Je souhaite que ce qualificatif ne soit plus employé à l'avenir car il ne correspond à aucune réalité. "
Dont acte. Il n'empêche que, depuis quelques années, les attaques systématiques auxquelles se livrent les deux hommes l'un envers l'autre semblent aller bien au-delà de la simple joute politique.
Le candidat PS attaque Philippe Pemezec en justice
un article du journal " Le Parisien " du 12 décembre 2007
NOUVELLE flèche décochée contre le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, dont l'élection à l'Assemblée nationale vient d'être invalidée par le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui ou demain, le procureur de la République de Nanterre devrait recevoir une plainte émanant du conseiller municipal socialiste Benoît Marquaille, par ailleurs tête de liste aux élections municipales de mars prochain.
Dans cette missive de dix pages rédigée tel un acte d'accusation, Benoît Marquaille déroule irrégularités et faits susceptibles d'être reprochés à Philippe Pemezec. L'objectif est clair : après l'invalidation de l'élection de ce dernier comme député, il s'agit d'obtenir du parquet l'ouverture d'une enquête ou d'une information judiciaire, pour qu'un service de police soit chargé de mener des investigations.
" Prise illégale d'intérêts "
Benoît Marquaille s'appuie sur la décision du Conseil constitutionnel, arguant que les éléments fondant " l'annulation de l'élection et l'inéligibilité de Philippe Pemezec sont également constitutifs d'infractions pénales ". C'est d'abord " l'installation de la permanence du candidat Pemezec ", que vise le plaignant. Le Conseil constitutionnel relevait que celle-ci n'avait fait l'objet d'aucune demande de permis de construire et qu'elle avait été utilisée sans que Philippe Pemezec s'acquitte de la " redevance " due pour utiliser l'espace public. Benoît Marquaille avance qu'il s'agit là d'une " prise illégale d'intérêts ". Pour démonter l'argument de la gratuité, Philippe Pemezec avait fourni des quittances attestant le versement de 163, 85 €. Le conseiller municipal conteste la validité de ces documents.
La plainte de Benoît Marquaille a été élaborée avec le concours d'une avocate qui n'est autre que l'épouse de Philippe Kaltenbach, le maire socialiste de Clamart et ennemi juré de Philippe Pemezec. Si ces dix pages visent précisément une kyrielle d'articles du Code pénal, c'est au procureur de décider de la recevabilité de la plainte et de la suite à y donner. Si une enquête est ouverte, reste à attester les allégations du conseiller municipal.
Dans tous les cas, si l'affaire devait prendre mauvaise tournure pour Philippe Pemezec, ce serait inévitablement après les électionsmunicipales. Mais au Plessis-Robinson, on entend visiblement se livrer une guerre sans merci avant le rendez-vous des urnes en mars.
Valérie Mahaut