AVANT-PROPOS
En effet, en ces temps d'austérité imposée par nos gouvernants
et politiques (gauche-droite confondues !), la question se
pose très sérieusement..!
Alors que de simples citoyens, qui font du " black " pour arrondir leurs fins de mois, sont lourdement condamnés et en infraction pénale avec la loi, les politiques, eux, qui cumulent " tranquillement " plusieurs mandats électifs et mènent une vie de château et de seigneurs, à nos dépens, et sur nos deniers publics, sont abrités et " protégés " par la loi et la justice qui en découle ?
Quelle loi est-ce cela ? Dans quelle République bananière(?) nous ont plongés les politiques de droite et de gauche, tous camarades de promo ou de l'ENA..?!!!
Alors que ces mêmes politiques nous prônent la plus sévère austérité et nous font de la morale, par-dessus le marché, ils s'octroient des " privilèges " (ce cumul honteux et la rétribution de ces mandats électifs en surplus !), dont n'aurait pas même osé se pourvoir, un seigneur du XVIII° siècle...
Exigeons donc, de nos politiques locaux, lors et avant les échéances électorales, la majorité comme l'opposition, qu'ils abandonnent formellement tous leurs privilèges de cumuls de mandats électifs, qu'ils déclarent et chiffrent exactement tous les avoirs de leur patrimoine (tous les ans !), tous les mandats électifs qu'ils possèdent, tous les avantages et privilèges, sous quelque forme que ce soit, " en nature ", que la majorité et l'opposition, s'entendant à merveille sur ce sujet, se gardent bien d'en faire état...
A Clamart, des politiques " cumulards " seraient-ils ignorés de la population ?
Assemblée
Touche pas à mon cumul ! (NDLR, vous avez bien lu : " Cu-mul " et non pas
" Cu-nul "),
pas de confusion à faire !
Un article du journal " Le Parisien " du 21/11/08
LES CUMULARDS de la politique sont-ils guidés par une motivation financière ? Autrement dit, multiplient-ils les mandats afin de gagner plus ? Partant du principe que la réponse dans le pays de Gambetta et de Clemenceau, ne peut décemment pas être positive, René Dosière, député apparenté PS de l'Aisne, a malicieusement proposé hier à ses collègues un amendement qui, faute d'en finir avec le cumul des mandats, suggérait de mettre un terme au cumul... des indemnités !
Aujourd'hui, même si le salaire des cumulards est plafonné (à 1,5 fois leur traitement de ministre ou de député), il est nettement avantageux : un ministre peut, jusqu'à 21 000 euros, additionner les indemnités locales, qui ont été " sensiblement relevées par la gauche ", note Dosière, en 1992 et en 2000.
L'amendement a été repoussé par l'UMP
Les députés peuvent eux aussi, jusqu'à 8 200 euros, améliorer leur revenu grâce aux indemnités de maire, conseiller régional ou conseiller général (ce qui est le cas pour 65 % d'entre eux). Ce qui conduit à ce paradoxe, souligne le député de l'Aisne, que " ce sont les députés à temps partiel qui sont financièrement favorisés ". Alors que les 16 % de non-cumulards, qui exercent leur mandat à plein-temps gagnent moins !
Dosière a donc proposé, hier matin, que ministres et députés s'en tiennent à leur traitement de ministre ou de député lorsqu'ils exercent un mandat local. Au motif qu'il est " choquant que la loi encourage financièrement le cumul des mandats ". " Dans la période difficile qui concerne une majorité de nos concitoyens, il me semble nécessaire de limiter les aspects abusifs du cumul des mandats ", estime Dosière. Approuvé par la gauche, son amendement a été repoussé par la majorité UMP, à l'exception de Lionel Tardy, jeune député de Haute-Savoie, rare élu de droite opposé au cumul des mandats.
Nathalie Segaunes