Politique-Mafia ou Mafia Politique..?!!!
La quasi-totalité des journaux, via leurs journalistes,
ainsi que les partis politiques (toutes tendances confondues), ont versé
leur " petite larme ", et se sont apitoyés sur ce qu'ils considèrent
comme une " odieuse ", voire, une presque " infâme condamnation ",
d'un chef d'Etat, sans doute, l'un des plus corrompus de l'UE.
Ceci, pour dire, que l'état avancé de la corruption des
politiciens, agents publics et assimilés, a plus
surement gangrené nos institutions, dites
" républicaines ", qu'une " honorable
société ", qu'elle soit dénommée
" Cosa Nostra ", " Camorrra ",
" Ndrangheta ", ou de toute
autre appellation..!
Toutefois, il semblerait qu'un journaliste
du quotidien " Le Monde ", dans un article du 20/12/11, intitulé :
" La leçon de gaullisme des juges de Chirac ", fasse exception
à la règle générale..! V. extraits ci-dessous...
[...] Enfin, et c'est par là qu'il vient d'être rattrapé, Chirac fut aussi l'héritier de la part d'ombre des gaullistes, sinon du général lui-même. Héritier d'une conception du pouvoir d'Etat assez exclusive pour s'en croire propriétaire, en toute impunité. Héritier d'une République que ses adversaires dénoncèrent comme celle des " copains et des coquins ", mélangeant les genres sans scrupule, mettant les ressources publiques (en l'occurrence, celles de la Ville de Paris à partir de 1977) au service d'un parti et d'un homme. Héritier enfin d'une longue tradition d'affaires politiques étouffées par des procureurs complaisants et une justice aux ordres.
C'est tout cela que le tribunal correctionnel de Paris a soldé, en quelque sorte, le 15 décembre, en condamnant l'ancient président de la République à deux ans de prison avec sursis, dès lors que " Jacques Chirac a été l'initiateur et l'auteur principal des délits d'abus de confiance, détournements de fonds publics, ingérence et prise illégale d'intérêts, que sa culpabilité résulte de pratiques pérennes et réitérées qui lui sont personnellement imputables, etc. "
Jugement trop tardif d'un vieil homme désormais affaibli, ont regretté, à l'unisson, les responsables de la majorité. On peut comprendre la tristesse de ceux qui lui sont attachés. Cela n'autorise pas une mémoire aussi commodément sélective, qui efface les très longues années d'une bataille incessante, obstinée, acharnée et pour tout dire choquante de Jacques Chirac et de ses conseils pour freiner les enquêtes, retarder l'instruction et tenter d'esquiver la justice.
" Jacques Chirac a manqué à la probité qui pèse sur les personnes publiques chargées de la gestion des fonds ou des biens qui leur sont confiés, cela au mépris de l'intérêt général ", conclut ce jugement. Très gaullien. "
Gérard Courtois - courtois@lemonde.fr
Commentaires