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L'éditorial d'Arlette Laguiller - Editorial des bulletins d'entreprise du 30 octobre -
Lutte Ouvrière n° 1996 du 3 novembre 2006
" Une violence criminelle, sous-produit du fonctionnement
de la société "
Mon avis : Excellent article sur le fond et la forme. Toutefois, pour qu'il ne perde pas de sa " force ", ce qui serait dommage, il conviendrait d'y apporter quelques nuances, afin qu'il soit moins réducteur et connoté dans un seul registre idéologique de pensée, qui détruirait un bel équilibre et abîmerait, sans doute, ces beaux propos. En effet, comme le fait ressortir très bien, Arlette Laguiller, elle rend responsables, à juste titre, les politiques de " droite et de gauche ", de la criminalité "inexcusable " qui monte et progresse dangereusement chez les jeunes, mettant en péril la société. Oui, mais, cette criminalité provient essentiellement de " l'exemple direct " tiré de la classe politique " élitiste " qui détourne par centaines de millions et milliards de francs, " l'argent public " des contribuables et citoyens. Ce sont des " crimes " qui restent " impunis " ou qui sont et " seront " systématiquement " amnistiés " ( comme nous allons encore le voir en 2007, lors de l'élection présidentielle ! ). En conséquence, il est parfaitement " inutile " et démagogique et " criminel ", assurément, d'accuser tel ou tel petit parti ou formation politique, afin de détourner l'attention vers les véritables " coupables " de ces " crimes ", qui ne peuvent être autres que les acteurs politiques actuels ( de gauche et de droite ) qui confisquent tout droit de regard et de contrôle sur leurs turpitudes, voire leurs forfaits. A ceux qui prétendent réformer ces moeurs politiques en proclamant une VI° République, je leur réponds qu'il vaudrait mieux nettoyer les " écuries de la République " actuelle, qui se range, dit-on, à la 18° place, parmi les autres pays européens, pour la corruption, la 1° place étant réservée, bien entendu, au pays supposé être le moins corrompu. Faut-il faire un dessin supplémentaire ? N'est-il pas significatif de voir et de constater le " tollé ", presque l'appel au meurtre, lorsque Mme Ségolène Royal a suggéré qu'il serait peut-être bon de former et d'instituer dans ce pays des comités de jurys citoyens !
Cette fois, le 28 octobre à Marseille, l'incendie d'un bus a grièvement brûlé une jeune femme qui, même si elle survit, gardera d'importantes séquelles. C'est un crime, il n'y a pas d'autre mot, perpétré par des jeunes sans la moindre conscience.
Le groupe d'imbéciles criminels qui a mis le feu à l'autobus voulait se venger, paraît-il, de la conductrice du bus qui ne s'était pas arrêtée entre deux stations pour les prendre. La semaine précédente, par huit fois, d'autres bus ont été incendiés, surtout dans la banlieue parisienne, sans faire, heureusement, de victimes. Mais c'était par chance. Et ceux qui s'adonnent à ce genre d'opérations prennent de toute façon le risque de tuer aveuglément.
C'est un crime inexcusable, même si les jeunes qui agissent ainsi sont issus des quartiers pauvres et même si certains d'entre eux croient ainsi exprimer leur haine de la société. Ceux qui risquent de tuer sont aussi des pauvres comme eux, leurs parents, leurs proches, des gens de leurs quartiers.
La pauvreté n'excuse pas l'inconscience et encore moins de frapper les siens. Car, même si, dans la région parisienne, les incendies de bus à Grigny, à Nanterre, à Trappes ou ailleurs n'ont pas provoqué mort ou blessure, lorsque les conducteurs n'osent plus desservir les quartiers concernés, ce sont les femmes et les hommes de ces quartiers qui sont frappés, ce sont eux qui sont contraints de se rendre au travail ou de se déplacer à pied.
C'est à ceux-là que les jeunes qui s'adonnent à ce genre d'opérations rendent la vie encore plus difficile.
Des criminels inconscients et des imbéciles ont toujours existé. Mais pourquoi la multiplication des cas ?
Lorsque, dans certains quartiers populaires, le chômage dépasse le double ou le triple de la moyenne nationale déjà intolérable, lorsque les jeunes de ces quartiers n'ont aucun espoir de trouver du travail, lorsque, depuis leur petite enfance, ils ont été rejetés de toute éducation adaptée et de tout sentiment d'appartenir à la collectivité, tous ne deviennent pas des imbéciles sans conscience, loin de là. Mais il est inévitable que, sur les marges, se constitue une minorité sans règles, sans respect pour les siens, que le mouvement ouvrier a appelé dans le temps le " lumpen-prolétariat ". Le mouvement ouvrier a eu, de tout temps, à dénoncer et bien souvent à combattre ce " lumpen-prolétariat ". Non seulement ces éléments déclassés empoisonnaient l'existence des travailleurs, mais bien souvent c'est parmi eux que les patrons, voire l'extrême droite, recrutaient leurs hommes de main.
Alors, même s'ils sont issus des quartiers pauvres, ceux-là ne méritent pas plus de sympathie que les terroristes qui, au nom de causes justes ou pas, font exploser une voiture dans une rue populaire très passante ou au milieu d'un marché.
Tout en rejetant ces gens-là, il ne faut cependant pas que ce rejet fasse oublier le terreau sur lequel ce " lumpen-prolétariat " pousse. Il ne faut pas que cela fasse oublier les responsables de cette situation, ceux qui dominent l'économie, qui sacrifiant tout pour le profit sont responsables du chômage, de la misère qui monte et de tous leurs dégâts collatéraux. Mais aussi les dirigeants politiques des deux bords qui, par servilité ou par veulerie à l'égard du patronat, laissent la misère monter, la vie sociale se décomposer et les quartiers populaires se transformer en jungle.
Mais si les quartiers populaires sont engagés dans cette évolution, c'est parce que toute la société, toute l'économie sont une jungle où seuls comptent le rapport de forces, la puissance et l'argent. Les jeunes criminels sont les produits d'un système infiniment plus criminel. Cela ne les excuse pas, mais il ne faut pas l'oublier non plus.
Arlette LAGUILLER
" .... débat autour des " jurys citoyens "
" Pouvoir contrôler, c'est pouvoir révoquer ! "
" Lutte Ouvrière " du 3 novembre 2006 - un article de Paul Sorel
Dans le cadre de la concurrence que se livrent les prétendants à l'investiture du Parti Socialiste, Ségolène Royal a sorti de son chapeau sa proposition sur les " Jurys citoyens ", sans grande portée, mais qui a provoqué bien des réactions. Il s'agissait de proposer le tirage au sort d'une quinzaine d'électeurs chargés de " donner leur avis, voire de faire des propositions " sur la politique menée par leurs élus.
Peu ou prou, cela existe déjà sous différentes formes, à l'étranger mais aussi en France. C'est ce que rassemble le vocable un peu pompeux de " démocratie participative ", où l'on laisse à des citoyens, au mieux, la possibilité de grogner sans avoir la possibilité de changer la politique décidée par les seuls élus. Certains vont même jusqu'à confier à ces structures des micro-budgets à gérer, histoire de les occuper et surtout de faire oublier où passent les milliards dilapidés par les exécutifs des grandes communes, des départements ou des régions au profit du patronat.
D'ailleurs cette mesure sentait tellement le bon truc susceptible de plaire, parce que cela pouvait avoir l'apparence du contrôle, et n'en était pas un, que Villepin a cru tenir, lui aussi, une piste pour séduire l'opinion face à son " ami " Sarkozy, en déclarant qu'il proposait de faire retransmettre à la télévision les séances du conseil des ministres.
Pour Villepin, c'est Chirac qui a sifflé la fin de la récréation, en faisant savoir qu'il n'en était pas question. Il aurait tout aussi bien pu approuver, car ce conseil des ministres n'est qu'une chambre d'enregistrement de ce qui a été décidé ailleurs, mis au point par des hauts fonctionnaires inamovibles, sous l'influence des grands industriels et financiers, encore moins contrôlés. Quant à Ségolène Royal elle vient de clore aussi ce chapitre en déclarant : " le peuple n'a pas toujours raison ". Histoire sans doute de ne pas se mettre à dos les dizaines de milliers d'élus que compte le Parti socialiste.
Mais le contrôle des élus et de l'administration publique, de tous ceux qui exercent le pouvoir, ne serait-ce qu'une once de pouvoir, est un problème que le mouvement ouvrier et socialiste s'est posé depuis longtemps, face à la tentation pour les élus de s'affranchir du contrôle et de la sanction de leurs électeurs. Vis-à-vis également, des représentants de l'administration, de la police, de la justice, et des fonctionnaires chargés d'appliquer la politique de l'Etat jusqu'au niveau le plus élémentaire, qui n'ont que trop tendance à manifester morgue et mépris pour les classes populaires et à être obséquieux envers les possédants et les dirigeants de la société.
C'est la Commune de Paris, en 1871, le premier gouvernement des exploités pour les exploités, qui a résolu cette question en instituant la possibilité de la révocation, à tout moment, des élus, à n'importe quel niveau, et de tous les membres de l'administration, des hauts fonctionnaires jusqu'au policier et à l'employé au bas de l'échelle. Partant du seul principe que quiconque exerçait la moindre portion de pouvoir devait être responsable devant la population de ce qu'il faisait, c'est-à-dire pouvoir être démis de ses fonctions.
Tout le monde sait, et les bourgeois les premiers, qu'il n'y a pas d'autre voie pour exercer un quelconque contrôle sur ceux à qui on a confié la mission de défendre les intérêts de leurs mandants. Dans les conseils d'administration, où les actionnaires confient à un président-directeur général le soin de veiller sur leur capital, les capitalistes peuvent démettre à tout moment et sans préavis celui-ci, s'il ne leur convient plus. Jamais un bourgeois, un vrai, ne fait confiance. Il veille jalousement sur sa caisse et ses dividendes. Il n'y a que les travailleurs et les milieux populaires qu'on essaye d'endormir en les persuadant de s'abandonner, en leur disant en somme : " Votez ! Nous ferons le reste ".
Alors si l'on est pour le vrai contrôle, et nous le sommes à cent pour cent, c'est cette possibilité de révocation qu'il faut proposer et défendre. Sinon tout le reste n'est que du vent ou des discours, ce qui est bien la même chose.
Le blog de Maxime Lesour actuellement au modem, où il s'est fourvoyé, jeune homme intelligent et sympathique, mérite de trouver sa voie et d'être reconnu pour ses qualités de bon et agréable communicant.
Le Collectif JAMAC Bien que ce site soit non-classé " politique ", il l'est cependant par destination et le but qu'il poursuit : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Ce site est capital de par son positionnement pour lutter contre " l'inertie " des pouvoirs publics, en la matière et l'espèce..!
Homo-numericus.net La stupéfiante affaire " Les conséquences politiques de l'affaire yahoo ". Mon commentaire personnel : Où des associations font " imposer ", par la justice française, en violation du droit des Etats-Unis, des " filtres " d'accès, d'interdiction et de dénonciation, de fichage et d'enregistrements informatisés, sur Yahoo France et Yahoo inc. (USA).
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ALGÉRIE-FRANÇAISE La recherche de la vérité sur l'Algérie Française et sur la politique politicienne d'abandon du régime gaulliste, les massacres, et " crimes ", commis sur des Français civils et musulmans, pendant la période de guerre en Algérie, jusquà l'indépendance, et des conséquences qui s'en suivirent.
Collectif JAMAC Bien que non-classé " politique ", ce site l'est forcément par destination et le but qu'il s'est assigné, à savoir : Dénoncer les " crimes ", délits et sévices dont sont victimes les enseignants. Dans la vie actuelle politique, ce site a une importance primordiale, puisque les syndicats sont étrangement " absents " pour des affaires qui devraient cependant " relever de leur compétence ". Remarque. C'est le signe manifeste que le but de ces syndicats est d'un tout autre domaine que d'assurer la sécurité et la liberté d'enseigner de leurs collègues, visant à privilégier leur idéologie corporatiste de politique politicienne. Point final.
Homo-numericus.net Excellent site de Pierre Mounier. De haute volée. Traite des " conséquences politiques de l'affaire yahoo " ou la défense des libertés sur le web contre la censure politique exercée au moyen des technologies de l'informatique. Réseaux de savoirs et pyramide du pouvoir..
Site internet de canevet ( droit et internet ) Il est indispensable de consulter le site de canevet, pour avoir le détail et commentaire de " l'affaire Yahoo France " et des atteintes aux droits et libertés sur internet, par l'apposition de " filtres " ( mesures de " police " ) destinés à enregistrer sur fichiers informatisés tout internaute visitant des sites dits " interdits " et alors que le juge pénal ne s'est pas prononcé sur cette atteinte aux droits à l'information.
POLITIQUE point de vue original, fracassant, décapant et " féroce ", sur la Politique et les " politiques "... Site malheureusement en sommeil.