Le candidat PS attaque Philippe Pemezec en justice
un article du journal " Le Parisien " du 12 décembre 2007
NOUVELLE flèche décochée contre le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, dont l'élection à l'Assemblée nationale vient d'être invalidée par le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui ou demain, le procureur de la République de Nanterre devrait recevoir une plainte émanant du conseiller municipal socialiste Benoît Marquaille, par ailleurs tête de liste aux élections municipales de mars prochain.
Dans cette missive de dix pages rédigée tel un acte d'accusation, Benoît Marquaille déroule irrégularités et faits susceptibles d'être reprochés à Philippe Pemezec. L'objectif est clair : après l'invalidation de l'élection de ce dernier comme député, il s'agit d'obtenir du parquet l'ouverture d'une enquête ou d'une information judiciaire, pour qu'un service de police soit chargé de mener des investigations.
" Prise illégale d'intérêts "
Benoît Marquaille s'appuie sur la décision du Conseil constitutionnel, arguant que les éléments fondant " l'annulation de l'élection et l'inéligibilité de Philippe Pemezec sont également constitutifs d'infractions pénales ". C'est d'abord " l'installation de la permanence du candidat Pemezec ", que vise le plaignant. Le Conseil constitutionnel relevait que celle-ci n'avait fait l'objet d'aucune demande de permis de construire et qu'elle avait été utilisée sans que Philippe Pemezec s'acquitte de la " redevance " due pour utiliser l'espace public. Benoît Marquaille avance qu'il s'agit là d'une " prise illégale d'intérêts ". Pour démonter l'argument de la gratuité, Philippe Pemezec avait fourni des quittances attestant le versement de 163, 85 €. Le conseiller municipal conteste la validité de ces documents.
La plainte de Benoît Marquaille a été élaborée avec le concours d'une avocate qui n'est autre que l'épouse de Philippe Kaltenbach, le maire socialiste de Clamart et ennemi juré de Philippe Pemezec. Si ces dix pages visent précisément une kyrielle d'articles du Code pénal, c'est au procureur de décider de la recevabilité de la plainte et de la suite à y donner. Si une enquête est ouverte, reste à attester les allégations du conseiller municipal.
Dans tous les cas, si l'affaire devait prendre mauvaise tournure pour Philippe Pemezec, ce serait inévitablement après les électionsmunicipales. Mais au Plessis-Robinson, on entend visiblement se livrer une guerre sans merci avant le rendez-vous des urnes en mars.
Valérie Mahaut