DÉSOLÉ, M. le Président : LA FRANCE POLITIQUE " officielle radicale socialiste" de la III° République, à tort ou à raison, a bien été à " l'initiative et au développement " de la France dite " coloniale " et/ou " colonialiste ", c'est aussi la France de : JULES FERRY, n'est-il pas un homme politique..?!

la photo à gauche et le titre ci-dessus sont tirés du journal " Le Parisien " du 10/12/05
S'agirait-il d'un " lapsus " ou bien d'un " Parjure d'Etat ? "
La nuance mérite d'être distinguée, car ce sont toutes les institutions de la France qui sont mises en cause ici, d'un point de vue juridique, ayant d'importantes répercussions sur les Nations étrangères qui jugent de la crédibilité et de l'honneur de l'Etat Français et de ses gouvernants.
Or, chacun sait que les programmes d'enseignement, de l'Histoire " officielle " de la France, sont soumis " obligatoirement " au contrôle de l'Etat, ne serait-ce que pour débuter, par le Ministère de l'Education Nationale, qui est bien l'instance la plus haute étatique et " politique ", en l'occurrence et en l'espèce, pour en juger, parce qu'acteur et partie prenante de " l'Histoire " ! Il semblerait bien, déjà, que nous observons une contradiction première, lorsqu'il est affirmé, sans doute un peu trop prématurément, que la politique n'aurait " rien à faire " ou " n'aurait aucun rapport avec l'histoire " officielle " de notre pays ! Ceci est le premier point et constat objectif à être distingué, qui s'avère aussi être fondamental pour la suite de notre raisonnement et discussion.
DISCUSSION et ARGUMENTS :
Textes tirés, pour exemples, du manuel "Histoire de France " de H. Degouy-Wurmser, agrégé d'histoire et normalien, et D. Goby, ancien professeur d' Ecole Normale et inspecteur d'enseignement primaire - ouvrage conforme aux programmes de février 1923 et aux programmes du Certificat d'Etudes Primaires du 1° février 1924 - Librairie Aillaud 96 Bd du montparnasse Paris :
CHAPITRE VI - La plus grande France.
1. L'acquisition d'un empire colonial est l'un des faits les plus importants de l'histoire de la France au XIX° siècle.
Pendant le XIX° siècle la population de la France a beaucoup moins augmenté que celle des autres pays de l'Europe; en outre, des nations situées en dehors de l'Europe sont devenues elles aussi de Grandes Puissances. La France ne serait plus aujourd'hui qu'un Etat secondaire si elle n'avait pas ses colonies. Grâce à celles-ci, la France est un Etat de cent millions d'habitants, un des plus peuplés du globe et des plus étendus, avec de grandes sources de prospérité.
Cet empire colonial, c'est au XIX° siècle, et surtout depuis 1870, qu'il a été acquis, puisque après les guerres du XVIII° siècle, celles de la Révolution et celles de l'Empire, la Fance avait perdu presque toutes ses colonies.
2. Ce qui avait été fait avant 1870. -
En 1815, il restait à la France ses vieilles colonies, c'est-à-dire les débris de son empire colonial du XVIII° siècle : En Amérique, Saint-Pierre et Miquelon, quelques îles des Antilles et la Guyane; en Afrique, le Sénégal, quelques territoires sur la côte occidentale et la Réunion; en Asie, les cinq villes de l'Inde.
Sous le règne de Louis-Philippe, la France avait conquis, comme nous l'avons vu, la plus grande partie de l'Algérie, plusieurs îles du Pacifique et avait établi de nouveaux comptoirs sur la côte d'Afrique.
Sous Napoléon III, la conquête de l'Algérie fut à peu près achevée. L'empereur envoya des expéditions en chine et en Syrie Elles n'acquirent aucun territoire dans ces pays, mais à son retour, la flotte qui était allée en Chine conquit la Cochinchine sur le roi d'Annam dont nous avions à nous plaindre et la France prit le Cambodge sous son protectorat, elle acquit aussi la Nouvelle Calédonie.
3. Jules Ferry voulut que la France devint une grande puissance coloniale. -
Au lendemain de 1870, bien des Français et la plupart des hommes d'Etat pensaient que le devoir de tous était de préparer la revanche contre l'Allemagne. Jules Ferry soutenait au contraire que la France pour redevenir une grande puissance ne devait " pas borner ses ambitions " à reprendre l'Alsace-Lorraine.
Bismarck avait intérêt à laisser faire Jules Ferry, pensant qu'il valait mieux pour l'Allemagne voir sa voisine diriger des expéditions en Afrique et en Asie que d'essayer de réparer sa défaite. Plus tard il en fut autrement : l'empereur Guillaume II nous jalousa au Maroc.
Notre politique coloniale suscita bien des mauvaises volontés en Europe : l'Angleterre ne vit pas d'un bon oeil nos efforts et nos succès, l'Italie fut mécontente de notre installation en Tunisie, et la France eut plus d'une fois des menaces de guerre.
4. L'Empire colonial français a été conquis et pacifié par d'admirables soldats. -
Le gouvernement français a été secondé dans son oeuvre coloniale par des chefs militaires admirables à la fois par leur intelligence, leur bravoure et leur désintéressement. Quelques-uns d'entre-eux se distinguèrent dans les guerres européennes, comme Faidherbe, gouverneur du Sénégal, en 1870; Galliéni, Joffre, Mangin - NB. ( je ne puis m'empêcher de souligner l'action " criminelle " de celui dénommé le : " mangeur d'hommes " ( le général Mangin ! ), qui, lors de la Grande Guerre 1914-18, envoyait en " terrain découvert ", charger " à la baîonnette " les lignes et troupes allemandes qui arrosaient et décimaient nos soldats par dizaines de milliers sous le feu de leurs mitrailleuses lourdes dévastatrices, même pas neutralisées par un feu d'artillerie, qui aurait limité les pertes de nos soldats. Ces généraux " Français " et " politiques ", qui nous ont fait perdre bien des guerres : 1870, l'Indochine, l'Algérie, ont été promus et décorés par l'Etat Français, alors que " l' Histoire ", la " vraie ", pas " l'officielle " du Pouvoir politique, les récuse comme des assassins, bourreaux et " bouchers " infâmes " de l' Histoire militaire Française. Toutes les guerres, même celle de 1939-40, ont été perdues de par la faute des généraux, officiers supérieurs, et de leurs " supérieurs hiérarchiques civils " : les gouvernants Français, de tous bord politiques, d'ailleurs, ce qui ne leur donne pas une image très reluisante de nos institutions politiques " élitistes ", en regard des autres pays de la planète, auxquels nous devrions, à mon sens, arrêter de leur donner des leçons de morale " politique ", que bien même, la Turquie, serait capable de nous administrer ! ), Gouraud et d'autres, en 1914-1918.












