" De la corruption des moeurs et du système français actuel (et même depuis 1789 !) des Institutions,
naît le " politique " typiquement Français. Or, celui-ci, étant législateur, au lieu de veiller au Bien public et à l'Intérêt général,
accroît son emprise, influence et domination, sur ses concitoyens, en étendant et prolongeant ce " système " de " corruption ",
duquel il se nourrit, jusqu'au plus petit rouage et mécanisme, au moyen duquel s'exerce l'action administrative et politique, au
niveau national, régional, et des plus petites localités qui en dépendent. Aussi, le seul moyen efficace, qui permettrait de combattre
et mettre hors d'état de nuire, ces politiques et/ou institutions " corrompus ", serait d'instaurer, comme en Suisse, le vote blanc.
Ce faisant, 50 % des politiques corrompus seraient écartés de la vie publique et " mis au chômage ". Ce qui, à l'évidence, ne
pourrait convenir à ceux qui embrassent la politique, pour, précisément, s'enrichir par tous moyens, à leur profit, certes,
mais aussi à celui de leurs partis politiques, et des associations et groupements qui y sont rattachés, et dont la
vocation, pour certains d'entre-eux, est de perpétuer cette corruption qui leur permet de conserver le
pouvoir politique, de le transmettre à leurs familles politiques et d'en coopter les membres qu'ils
se choisissent librement. Et d'une façon, encore plus élaborée et " intouchable ", que les
autres " systèmes ", de ceux, que l'on désignent " traditionnellement ", comme
étant sicilien, napolitain ou Calabrais... "
La filiation de la Franc-maçonnerie à l'Ordre des Templiers,
ne serait-elle pas, après tout, qu'une fable ou mystification,
destinée à attribuer un caractère sacré ou de donner
des lettres de noblesse à une organisation, dont
l'image de marque et réputation auraient été
gravement détériorées par une politique
politicienne menée, plus en raison
d'ambitions personnelles, que de
l'intérêt général et public
des citoyens..???!!!
Mais, ne pas oublier que, comme dans tout corps
et partie de la société, il y a les
" bons " et les autres, les
... " méchants " !!!
Histoire de la Franc-maçonnerie ou révisionnisme historique ?!
L'Ordre du Temple et la Franc-maçonnerie
La Franc-maçonnerie moderne, pour les personnes " sérieuses " et dignes de foi, est issue et résulte de divers textes fondateurs rassemblés, sous la dénomination généralement admise de : " Constitutions d'Anderson ", et rédigés en 1721, puis publiés en 1723, à Londres. Ce rappel historique n'est indiqué, ici, que pour situer, le problème, et si problème (ou faux problème !) " réellement ", il y a, dans le temps, d'une prétendue revendication " historienne " de paternité de l'Ordre des Templiers, qui serait à l'origine de la " création " de la Franc-Maçonnerie, rien de plus, mais aussi, rien de moins que cela...
Dès 1715, la filiation " secrète " Temple/franc-maçonnerie est " établie " par un écrit anonyme révélé par G. A. Schiffmann, qui précise : " L'ordre du Temple n'a jamais cessé un instant de subsister et nous connaissons une suite ininterrompue de grands maîtres de l'ordre jusqu'à nos jours. " Ce document apocryphe est important, car il contribua à accréditer l'idée que la maçonnerie était l'héritière légitime du Temple. Il est représentatif de ces écrits pseudo-historiques par lesquels la maçonnerie des XVIIe et XVIIIe siècles tenta de se forger une filiation la plus ancienne possible, et, finalement, de se faire admettre comme le seul dépositaire de la haute sagesse de l'humanité. Pour ce faire, de faux documents et des traditions orales douteuses - car, naturellement, les " vrais " écrits avaient disparu - furent établis dans le but unique de démontrer que la secte était le réceptacle d'un savoir secret détenu par une longue lignée d'initiés s'ensourçant aux origines mêmes de l'Histoire, depuis la pensée juive primitive, le mythe d'Hiram, les pensées égyptienne, grecque et romaine, puis médiévale, y incluant l'idéologie chevaleresque, les croisades et l'aventure du Temple. Dans ce contexte, l'"apport templier " ne fut qu'un apport parmi d'autres, mais un apport vital, sa " pierre cubique " de fondation par sa dimension romantico-héroïque puis tragique, démontrant à la fois la duplicité et la faiblesse de la papauté, et l'" arbitraire " et la " cupidité " du pouvoir royal, ces deux obstacles au " grand dessein " maçonnique. Plusieurs versions ont été élaborées, mais dont toutes ont pour point de départ le dernier maître, J. de Molay, lequel, se sachant voué à la mort, aurait confié les biens spirituels et matériels à des personnes de confiance afin de perpétuer l'Ordre. Trois grandes filiations sont à retenir :
-- La filiation de Pierre Aumont, ex-maître provincial d'Auvergne. Née au XVIIIe siècle, elle expose le fait qu'Aumont, accompagné de frères vêtus en maçons, se serait enfui de France pour se réfugier sur l'île écossaise de Mull. A la Saint-Jean de 1312, Aumont fut élu maître et les frères se déclarèrent maçons libres. En 1361, le siège était transféré à Aberdeen, d'où l'ordre se répandit en Allemagne, puis en France, en Italie, en Suisse et en Espagne. Cette version est due au baron K. G. von Hund, qui la relata dans son livre Du régime de stricte observance. Cette histoire romanesque, bien dans l'esprit du temps, eut une énorme influence sur les sociétés secrètes du temps, surtout le Templarisme allemand auquel se rattachaient les célèbres " Illuminés de Bavière ". Toujours selon le baron, les Templiers étaient étroitement liés avec la dynastie écossaise des Bruce et auraient aidé Robert Bruce à remporter en 1314 la victoire de Bannockburn sur les Anglais d'Edouard II. En récompense, Robert créa l'Ordre de Saint-André-du-Chardon qui fut, par la suite, intégré à la loge de Killwinning.
-- La filiation de François de Beaujeu. Elle nous est connue par le " document Schiffmann " et le " manuscrit de Londres " (1731) qui font de Beaujeu le neveu de Molay et son successeur immédiat. Molay lui aurait révélé que l'un des tombeaux de la crypte du Temple de Paris contenait le trésor de l'Ordre, à charge pour lui de perpétuer l'Ordre " jusqu'à la fin du monde ". Avec la permission de Philippe IV le Bel - pour une fois peu curieux et même complaisant ! -, Beaujeu mit le trésor en lieu sûr. Il maintint l'Ordre, mais en réforma les coutumes tout en conservant celles qui étaient héréditaires à l'ancien Ordre. A sa mort, la maîtrise passa à Pierre d'Aumont, l'un des " frères dispersés réfugiés en Écosse ".
-- La filiation Larménius. Apparue au XIXe siècle, cette version est la plus délirante jamais bâtie sur la survivance du Temple. Elle repose sur le " testament " que Molay aurait rédigé en faveur d'un certain Jean-Marc Larménius de Jérusalem, lequel, en 1324, abdiqua au profit de Théobald d'Alexandrie. Et l'Ordre se serait perpétué durant cinq siècles comme le " prouve " une " Charte de transmission " ou Levitikon, contresignée par les vingt-quatre maîtres parmi lesquels figurent, entre autres, B. Duguesclin (1357), Ph. de Chabot (1516), H. de Montmorency (1574), le duc d'Orléans (1705) et le duc de Cossé-Brissac (1776). Mais le maître le plus connu fut un curieux personnage, ayant à la fois le sens de la mise en scène et des affaires, Bernard-Raymond Fabre-Palaprat de Spolète, élu en novembre 1804 et qui, pour prouver sa " légitimité ", exhiba une copie du fameux testament (!) et de prétendues reliques (os calcinés, épée de Molay, beaucent, etc.). En mars 1808, une cérémonie baroque de style Empire, suivie d'une messe, révéla au peuple que l'Ordre du Temple n'avait jamais cessé d'exister. L'Ordre appuyé par Napoléon Ier puis Louis XVIII, essaima en France et en Europe. Le successeur de Fabre-Palaprat fut l'amiral W. Sidney-Smith, élu en 1838. Mais l'Ordre déclina et disparut quelques années plus tard. Cette affaire fut, en fait, l'oeuvre d'un mégalomane de génie, vraisemblablement manipulé par la police de Napoléon, qui voyait tous les profits politiques qu'il pouvait en tirer, notamment celui de créer un contrepoids à la maçonnerie traditionnelle dont l'empereur se méfiait, s'efforçant de la contrôler par l'intermédiaire des membres de sa famille ou de gens sûrs. Plus curieuse est la caution morale que cette affaire reçut de personnages éminents comme l'abbé Grégoire, Joséphin Péladan, V.-E. Michelet et René Guénon - généralement mieux inspirés ! -, lesquels voyaient en Larménius et en ses successeurs les héritiers de Molay !
La supposée " doctrine secrète " du Temple donna naissance à la maçonnerie templière dont les loges suivaient le rite dit écossais, bien qu'une telle dénomination n'ait jamais eu de lien ni avec l'Écosse ni l'exil écossais de certains Templiers. Il est d'ailleurs significatif que l'émergence de cette maçonnerie fut concomitante de celle des hauts grades dans la maçonnerie, où apparaissent les titres de Maître et de Chevalier (Chevalier d'Orient et de l'Épée, Chevalier du Soleil, etc.), de Prince Adepte, de Dignitaire du Saint-Empire, etc., assortis de " rites chevaleresques " payants et d'un décorum fastueux propre à flatter les bourgeois et les nobles en quête d'illumination théosophique leur conférant une " noblesse ", ou une " surnoblesse " pour les nobles, de nature élitiste et inégalitaire, malgré l'aspect artificiel et parodique, sans véritable contenu spirituel, de telles pratiques. Cette maçonnerie fut qualifiée d'écossisme, l'une des spécificités de la maçonnerie française, et de templarisme en Allemagne. En France, son propagateur en fut l'Écossais André-Michel, chevalier de Ramsay (1686-1743), secrétaire de Fénelon et reçu maçon en mars 1730 (loge Horn, de Londres). Installé en France, il y rédigea son célèbre Discours maçonnique (1737) où il tente de démontrer que la maçonnerie est l'héritière d'une authentique sagesse, d'une Tradition ésotérique issue d'Orient, notamment essénienne, et que les Templiers, ayant découvert en Terre sainte les " principes des Hautes Sciences " et pratiqué l'Art royal, les auraient ramenés en Europe et transmis, au moment des persécutions, aux Chevaliers de Dieu et de son Temple (1er grade maçonnique templier, 1733). Peu fiable historiquement et émaillé d'idées utopiques, voire exaltées, le Discours n'en eut pas moins un énorme succès au sein de la maçonnerie, contribuant à la création des hauts grades basés sur une stricte hiérarchie. Du reste, selon une tradition douteuse, Ramsay aurait été le créateur d'un système de quatre grades : écossais, novice, chevalier du Temple et Royal arch. En Allemagne, le rite templier fut l'oeuvre de K. G. von Hund, initié à Paris en 1754 au Chapitre de Clermont. Répudiant l'égalitarisme et le rationalisme de la maçonnerie primitive, il y introduisit le Temple, liant les origines de celui-ci à l'histoire de celle-là. Il donna à l'Ordre un aspect à la fois élitiste et monastique, créant ainsi la Stricte Observance Templière (SOT) pourvue de sept grades : apprenti, compagnon, maître, maître écossais de Saint-André, novice, templier et eques professus, plus la branche des clercs francs-maçons ou grands profès.. Selon von Hund, l'Ordre était dirigé par des Supérieurs Inconnus et obtint un succès considérable, réunissant douze princes régnants et des personnalités comme Goethe, Wieland, Mozart, Lessing, etc., au point d'en arriver à contrôler presque totalement la maçonnerie allemande.. Par les soins du baron de Weiler et de Jean-Baptiste Willermoz, la SOT essaima en France, à partir de 1773, où le lien Temple/maçonnerie était réaffirmé. Mais dès le début, le templarisme fut marqué par le charlatanisme, la prévarication et surtout le fanatisme quant à la volonté obstinée d'une révélation plus grande et la recherche secrète d'une pure illumination. Cette tendance, plus cléricale et bourgeoise, voire populaire, fut le fait des " clercs du Temple " dont le représentant emblématique fut John August Starck, qui introduisit des rites plus élaborés, tout en insistant sur l'aspect ésotérique et secret du mythe templier, reconstitué pour les besoins de la cause, avec pratiques magiques, alchimiques, adoration d'un Baphomet, etc., anticipant ainsi l'occultisme du bazar du néo-templarisme des XIXe et XXe siècles. [...] Concluons avec J. Charpentier : " le jugement de l'histoire a débouté la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle de sa prétention à l'héritage de la Milice " (L'Ordre des Templiers).
[NB - A noter, aussi, que cette franc-maçonnerie ne se contenta pas, seulement, " d'emprunter ", si l'on peut dire, la noblesse et les armes des " Pauvres Chevaliers du Christ ", mais aussi, toute une symbolique appartenant aux corps des métiers intégrés dans et au " service " de l'Ordre du Temple..]. En effet, pour accomplir leurs " missions ", les Chevaliers du Temple étaient accompagnés dans leurs périples, jusqu'en Terre sainte, de nombreux corps de métiers (bâtisseurs d'églises, de forteresses, de routes, de ponts) qui requéraient une main d'oeuvre hautement qualifiée (maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, mortelliers, etc.), apportant leur aide " technique " d'une haute compétence.].
C'est cette" pénétration templière " des métiers qui donna crédit au mythe de la transmission des secrets ésotérico-spirituels, voire de biens matériels, du Temple aux confréries professionnelles. Et, comme celles-ci, devenues laïques et extérieures à l'Ordre, n'ayant pas été touchées par la répression, voyaient même leurs franchises confirmées par les autorités, il devint facile pour certains auteurs de conclure que les secrets du Temple furent conservés et intégrés dans le contenu spiritualo-temporel des métiers sous forme de mots, symboles et rites initiatiques, et amalgamés à ceux antérieurs et propres aux métiers. C'est sur cette ambiguïté que jouera la maçonnerie moderne pour se poser en héritière du Temple, et qu'on en vint alors à distinguer une maçonnerie opérative d'une maçonnerie spéculative ou intellectuelle, celle-ci étant postérieure à celle-là. [La franc-maçonnerie a " puisé " et s'est appropriée, tout le symbolisme représentatif de " l'esprit " et rites de ces métiers..]. Ces rites s'appuyaient sur la révélation d'un " contenu intellectuel ", de mots et symboles secrets liés au savoir du métier, de banquets d'initiation, de mort/résurrection - la " mort " du vieil homme et la " naissance " du nouvel homme de métier -, etc. Ce dévoilement des arcanes du métier était lié à la connaissance de la Loi divine, qui, seule, était apte à conduire le confrère à la perfection sur tous les plans, dont la nature professionnelle n'était qu'une forme parmi d'autres, au service de Dieu.
[Mais à la Renaissance] la maçonnerie devint un outil subversif, du moins certaines loges. [C'est à cette époque] que l'homme se détache du divin, où se fait jour l'autonomie de l'humain envers Dieu et la communauté enracinée et où s'imposent l'expérimentation scientifique et le rationalisme, [et dont] les conséquences délétères culmineront à l'ère des Lumières. La maçonnerie désormais entièrement " spéculative " (XVIIe et XVIIIe siècles), monopolisée par la noblesse et la bourgeoisie, adopta les idées issues des Encyclopédistes, comme l'humanisme moderniste, le progrès, les droits des gens, la fraternité universelle, l'égalité de tous les hommes, la promotion d'une République mondiale, le relativisme en matière religieuse - Dieu devenant un vague " Architecte de l'univers " -, un glissement de la notion de sacré, etc., idées qui devaient, à terme, détruire les fondements des sociétés traditionnelles. Et, pour cela, il fallait changer les esprits - on est en mesure actuellement d'en voir les effets mortifères -, bouleverser les moeurs, isoler les individus en les coupant de leurs semblables et de leurs communautés d'appartenance, combattre toutes les spiritualités et les doctrines contraires aux idéaux maçonniques et détruire les régimes restés traditionnels. Cette maçonnerie, qui est celle des XIXe et XXe siècles, n'est que la face inversée, de nature parodique et sombre, de la franche maçonnerie médiévale détentrice, elle, d'un authentique savoir primordial.
Source - EXTRAITS de l'oeuvre " TEMPLIERS " par Bernard Marillier - éd. Pardès - 9, rue Jules-Dumesnil 45390 Puiseaux
(A suivre...)